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Un drame qui se joue ne peut laisser Antonin Maurisson insensible. Notre vaillant chroniqueur de Saint-Chéron-aux-Bois-sur-Saône (70) a cette fois décidé d'y aller de son coup de gueule contre ce "terrible règlement de compte entre gens de couleur" qui a endeuillé la Coupe d'Afrique des Nations avant même qu'elle ne débute. L'occasion au passage de se rappeler du temps "pas si lointain" des colonies et de révéler, le temps d'un hommage à la musique africaine, que le retraité de Haute-Saône a lui aussi le "rythme dans la peau".
Portugal - Un maillot et son histoire en (trois) couleurs
Écrit par Jean-Seb PeruMalgré ses quinas, petits blasons ornés des cinq plaies blanches du Christ, ce n'est pas le chiffre 5 qui ressort d'une étude approfondie du maillot portugais, mais bien celui de la Trinité. En effet, l'histoire du Portugal se déroule en trois temps : « Reconquête et Grandes Découvertes », « Nationalisme et ancrage européen » puis enfin « Libéralisme et Globalisation ». A chacune de ces trois étapes correspond une évolution esthétique dont témoigne la tunique lusitanienne.
Trois couleurs, un drapeau
Ces trois temps correspondent d'ailleurs aux trois couleurs principales du drapeau portugais que sont, de gauche à droite, le vert, le jaune et le rouge.
La distribution des couleurs frappe d'ailleurs par sa ressemblance avec la réalité géographique du pays. Que l'on prenne l'étendard pour la péninsule ibérique et tout s'éclaire : la massive Espagne apparait en rouge, la fine bande occidentale en vert pour le pays lui-même et le poste frontière doré à la rencontre des deux flaques. Même à considérer le drapeau superposé sur le pays seul, les plaines côtières apparaissent légitimement en vert, les plateaux accidentés propres à l'intérieur des terres ibériques en rouge et les fameux ports dorés du littoral.
Epoque coloniale
Tout est dit. La Reconquête achevée, l'appel du grand large se fera les pieds dans la gadoue verdâtre de la baie de Setubal. Les bas seront verts et serviront, après la colonisation du Brésil, de l'Angola et du Mozambique, à la campagne anglaise de 1966. L'ancienne possession sud-américaine, alors en pleine bourre, remet les clés de l'empire lusophone aux Quinas qui réalisent leur meilleure performance : une troisième place et un Soulier d'Or pour Eusebio.
Les Anglais voulant marquer de leur maillot immaculé leur ancienne possession sud-africaine, les Portugais ont bien compris que 2010 serait largement inspiré de 1966. Voilà pourquoi le port du short blanc et des chaussettes vertes y feront figure de tenue correcte exigée.
Francophilie bien barrée
L'histoire de la sélection portugaise se poursuit dans les années 1980 où, avec la fin de la dictature de Salazar, son destin croise celui de l'Equipe de France. A Marseille d'abord, lorsque les Lusitaniens manquent de peu de rééditer à leur manière Séville 82. Cette fois, les Bleus sont à domicile et, parés de la fameuse barre rouge, parviennent à remonter l'avantage pris par les Portugais en début de prolongation pour finalement s'imposer 3-2.
Les retrouvailles ont lieu en 2000, dans le prolongement continental du Mondial 98, lui-même largement inspiré de l'Euro 84, du côté du Stade Heysel-Roi Baudouin de Bruxelles. Catenaccio oblige, le score est moindre et c'est sur un penalty en or que Zidane boute les Spinozistes hors des plats pays (2-1).
Le Mondial dans l'Allemagne réunifiée de 2006 sera la copie conforme de l'Euro. Le Portugal accède à la traditionnelle demi-finale contre la France et perd sur un score toujours plus maigre et défensif (1-0) et un nouveau penalty de Zizou. Si la France en a fini avec la barre rouge sur son maillot bleu, c'est une barre bicolore sur son maillot blanc qui assoit définitivement Zidane sur son trône, bien plus haut que celui de Platini. Les cinq années de Zidane au Real ont donné à la France la fameuse tunique blanche caractéristique de la Weltmeisterschaft 2006.
Après avoir été battus par un autre poitrail barré, celui des Grecs lors de leur Euro 2004, les Portugais ont retenu la leçon pour 2010 en éditant une barre verte sur leur maillot rouge.
La nouvelle Route de l'Or ?
L'histoire plus récente du Portugal, qui se confond avec celle du Nouvel Ordre Mondial et de la Mondialisation, a ouvert un nouveau chapitre à l'histoire de son futebol. La génération dorée des Espoirs portugais arrive à maturité lors de l'Euro 96, en Angleterre encore une fois, mais butte cette fois sur la fougue d'un Tchèque passé de Manchester à Benfica, Karel Poborsky.
De toute évidence, il manque un supplément d'âme. L'atlantisme atavique portugais conjugué au mercantilisme portuaire de l'équipementier américain Nike donne lieu à un beau mariage entre les Quinas et la multinationale à la virgule que vient sceller l'inscription de la troisième couleur portugaise sur le maillot, l'or. Exactement à l'image de la luxure mercantile à laquelle exhorte l'ultralibéralisme des années 1980-90.
La légende dorée peut alors commencer. Initié en 1997 par la lusophilie de Nike, qui métallise dans le même temps l'auriverde brésilien et redore les numéros portugais, le goût des dorures gagne jusqu'au Barça, avant l'Espagne en 2000) et l'Italie en 2004. Le résultat est là : le Brésil de 2002 est le premier champion du monde Nike, l'Italie et les griffes d'or de son Puma font couler le sang bleu de la victoire en 2006, avant que l'Espagne baroque ne devienne championne d'Europe 2008. Dans le même temps, le Portugal n'en finit plus de truster les derniers carrés - 2000, 2004 et 2006.
Pour 2010, la synthèse portugaise semble avoir été trouvée. Le maillot sera rouge barré de vert. Les bas seront verts et blancs. Avec un peu de chance, les lettrages seront dorés, comme le ballon de Cristiano Ronaldo. Dans la lignée de Reagan, Mc Donald, R9 et R10, la danseuse de Madère a fait la tenue du Portugal à l'image de celle de Manchester United. Et investi de la devise portugaise, « Une Nation pour tous, tous pour la Nation », le Crist' portugais a tout pour réaliser via Le Cap le vieux rêve colonial portugais de jonction entre l'Angola et le Mozambique. La fameuse Carte Rose.
Lionel Messi et la supercherie du Ballon d'Or
Écrit par Jean-Seb PeruSans surprise, Léo Messi a obtenu le Ballon d'Or 2009. Un titre qui nous semble, ici à la rédaction de KOLB, quelque peu suspicieux. Bon, rien à dire sur le niveau de l'Argentin. Messi a une petite technique, voire "du ballon" comme dirait Xavier Gravelaine. Mais ce qui nous interpelle surtout, c'est la "story" quasi hollywoodienne qu'il y a derrière. Une histoire trop belle pour être vraie. Alors, depuis maintenant trois ans, nous avons enquêté. Et en retournant dans tous les sens la version officielle, des questions majeures sont remontées à la surface, qui remettent en cause à la fois le Ballon d'Or 2009, mais également son prédécesseur. Une investigation de fond pour une démonstration en cinq points.
On attendait un feu d'artifice, on a seulement eu droit à un pétard mouillé. Premier évènement sportif d'envergure de l'année 2010, la Coupe d'Afrique des Nations a déçu. Pendant les Pharaons tournent encore dans les cotillons, le monde du football africain continue de se gratter la tête et de rester perplexe. Car le fantasme d'une équipe africaine championne du monde en juin prochain s'est très certainement échappé comme une antilope dans la brousse...
Comme un mauvais présage, l'évènement n'a pas eu le bonheur de démarrer dans la joie. L'effroyable guet-apens de Cabinda dont a été victime l'équipe nationale du Togo aura mis à genoux cette CAN avant le coup d'envoi. Et comme pour refermer une sordide parenthèse, on applaudira la sensationnelle décision de la Confédération Africaine de suspendre le Togo pour les deux prochaines éditions. Vraiment, il nous reste encore des choses à apprendre quant à la gestion du football africain... Passé ce malheureux épisode, on était en droit d'espérer que le sport reprendrait ses droits, comme le dirait notre ami Gérard Holtz, spécialiste en tragédies par 40°C à l'ombre. Au lieu, nous avons eu droit à un programme aussi passionnant que "la Ferme Célébrités en Afrique". Car on aurait pu espérer la Vendetta du rire sur les larmes. Raté.
"Elle est pourrie, ta CAN."
Jamais à court de bonnes blagues, la CAF a attribué la note de 17/20 à l'organisation générale de la compétition. On ne doit pas parler de la même alors. Car les critiques ont fusé : prix exorbitants des billets, entraînant des stades à moitié vide, des problèmes logistiques ayant affecté la plupart des nations, etc....Malgré cela, Issa Hayatou, président de la CAF, n'a pas manqué d'afficher un large sourire, peu perturbé par toutes les doléances qui lui sont remontées jusqu'aux oreilles. Bien entendu, dans un environnement aussi peu enclin à l'allégresse, il ne fallait pas attendre grand-chose côté spectacle. Au final, on ne compte que sur les doigts d'une main les matchs dignes d'intérêts : Cameroun-Zambie, Angola-Mali, Algérie-Côte d'Ivoire ou encore Egypte-Cameroun. On passera sur les demies finale et finale, offrant une purge plus efficace qu'une turista rwandaise. Au delà de ces quelques rencontres, on ne pourra pas occulter la bonne moyenne de buts par matchs, à savoir 2,45. Mais buts ne veut pas dire forcément spectacle. Les mondialistes se sont montrés hors du coup, chacun à leur manière, et il y a, au final, assez peu de révélations à souligner.
Pour tous ceux que l'on retrouvera au mois de juin, une sérieuse remise en question s'impose. Comme des étudiants arrogants s'étant fait remettre en place à un examen blanc, le club des cinq s'en tire avec plus ou moins de casse. Pour les élèves passables, on sortira l'Algérie, branchée sur courant alternatif, avec des gamelles incompréhensibles (Malawi) et de vrais morceaux de bravoure (Côte d'Ivoire). Il manque encore un véritable fond de jeu aux Fennecs, assorti d'une bonne dose de zen, car la demie finale face à l'Egypte a refroidi l'impression de maitrise nerveuse laissée lors des barrages de novembre. Pour le Ghana et le Nigéria, peu de choses à dire, si ce n'est que ces équipes sont chiantes comme la mousson : assez rigoureuses mais sans génie, a des kilomètres de l'idée que l'on se fait du football africain, fait de joie et d'allégresse. Pour le Cameroun, on décernera un bon 4/20 pour son apathie générale, tandis que l'on adressera un zéro pointé à la Côte d'Ivoire, boloss autoproclamé, mais rembarré sans ménagement par des formations aux chevilles moins gonflées. Eric Hanezzo et Téléfoot peuvent remballer leur caméra, et laisser les Eléphants ramasser leurs défenses et se préparer pour une ultime fessée en juin. Côté « bizuts », on notera la jolie performance de la Zambie, terminant en tête d'un groupe au sein duquel elle n'avait pas la faveur des pronostics, ainsi que l'Angola, limité, mais généreux. La nation hôte ayant été la seule à déclencher quelconque engouement entre Luanda, Lubango ou Cabinda. Mais il convient de rendre à Ramsès qui ce appartient à César, à savoir le triomphe total du football égyptien, vainqueur record de sa troisième CAN consécutive.
La vie a cette fâcheuse tendance à ne pas être juste. Le sport, aussi. Le foot, surtout. En particulier pour ceux dont la bonne étoile n’a pas daigné éclairer la route jusqu'au bout. Ceux qui apportaient beaucoup à leur équipe mais qui n'ont jamais figuré en tête des charts ou sur les petits papiers de leur sélectionneur national. Un transfert loupé, une coupe de cheveux malheureuse, une équipe pas assez hype, allez savoir a quoi ça tient... Commençons par la Liga notre tour d’Europe en forme de tops 5 de ceux qui auraient dû devenir des stars, mais pour qui ça a fait pshhhhit.
Eric Cantona a dû se demander s'il devait en rire ou en pleurer. Dimanche dernier, l'Angleterre du football connaissait son premier coup de tonnerre de l'année, avec l'élimination de l'ogre Manchester United par un "petit poucet" venu de troisième division, un certain Leeds United. Une sacrée performance qui rappelle que le premier club mythique du football britannique connut deux âges d'or : l'un dans les seventies, et surtout l'autre, au début des années 90, avec un titre de champion griffé de la marque de celui qui allait devenir quelques mois plus tard le King d'Old Trafford.
Par la grâce de la Sainte Moustache qui a eu la drôle d'idée de mélanger l'ordre des matchs retour, la L1 se pare de ses plus beaux atours pour nous offrir ce soir une de ses plus belles affiches, Bordeaux-Marseille où l'opposition de deux clubs revenus ensemble au premier plan et que tout oppose, peut-être le vrai classique à la française, du moins sur l'ensemble des 30 dernières saisons et sans compter les 4 finales de coupe de France (1943, 1969, 1986 et 1987). Evidemment, les commentateurs de la vie footballistique nationale vont vous rabâcher le chiffre qui tue : 33, soit le nombre d'années sans victoire phocéenne en terre bordelaise. Mais aussi 33 comme la Gironde et l'âge auquel le dénommé Jésus C. a préféré le ciel au plancher des vaches, de quoi croire à un exploit de la Mars attaque d'autant que les nuls des dernières confrontations ont vraiment été arrachés au forceps par les Marines. Pour conjurer le (mauvais) sort dans l'attente (angoissante) du match, le supporter girondin pourra toujours feuilleter son album de souvenirs...
Il y eut des branlées mémorables à Lescure, tels le 6-1 de la saison 51-52 ou le 5-0 de 76-77, des drames aussi comme la double fracture de l'attaquant des Girondins Daniel Jeandupeux lors de la dernière victoire marseillaise, mais « nous » n'y étions pas. Trop jeune aussi lors de la démonstration du 22 septembre 1984 (4-1). Le choix - partisan - des 5 plus beaux souvenirs n'en sera que plus subjectif... Fargeon
Coupe de France 2010 - Et si on noyait le Petit Poucet ?
Écrit par Jean-Seb PeruCe week-end, entre deux chutes de neige et avant le retour de la Ligue Moustache la semaine prochaine, nous aurons droit à une belle tranche de Coupe de France. Que les parieurs maladifs se rassurent, il y aura sans doute un lot de surprises avec sa tripotée de clubs pros qui va se planter. En conséquence, les médias vont pouvoir s'en donner à cœur joie, sur le thème éternel du Petit Poucet. Avant même qu'on nous casse les pieds avec cette imagerie sportive niaiseuse, KOLB prend les devants en détruisant à la barre à mine tous ces insupportables "petits". Car oui, mieux vaut prévenir que guérir.
