Julien Mulao

Julien Mulao

Rédacteur dilettante, Bavièriste convaincu. Et inversement.

Dimanche, 09 Octobre 2011 09:30

CM 2014 - Eliminatoires Amsud (1ère journée)

Alors que l’Europe s’intéresse mollement à la fin des éliminatoires pour le prochain Euro, devinant sans doute déjà la future défaite des nouveaux romantiques allemands face aux insupportables Espagnols, la zone Amsud prépare déjà la Coupe du Monde de 2014. Rien que ça. Un tableau de qualifications sans le Brésil donc, mais avec seize matches minimums à jouer, pour une compétition à laquelle toute l’Amérique du Sud rêve de participer, quarante-six ans après la dernière visite de la Coupe Jules Rimet dans cette chouette partie du monde.

Mercredi, 05 Octobre 2011 14:24

L1 - OL, that's the way it is...

Trois ans que Lyon ne gagne plus. Trois longues années sans trophées. Trois longues saisons où Jean-Michel Aulas a vu toute sa stratégie d’entreprise remise en cause. Tandis que Paris trouvait son oncle d’Amérique, il devenait donc urgent de resserrer les liens familiaux et de refaire de l’OL ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : une affaire de famille, de gars qui savent ce que signifie être né et vivre entre Rhône et Saône, dans ce Sud qui ne chante pas son nom , dans ce midi moins le quart qui pointe toujours en retard...

Mercredi, 12 Octobre 2011 13:56

11 titres - Paris Saint-Germain, nouveau riche

Plutôt que de s'en remettre aux Mayas pour prévoir la fin du monde à 2012, on aurait mieux fait d'écouter les grands Charlots de la terre, ceux qui, de Biétry à Villeneuve, nous annonçaient la fin d'un autre monde : celle du PSG tel qu'on le connaissait depuis un paquet de saisons, la crise au bord des lèvres. Depuis l'été dernier, les Parisiens vivent le rêve de tous ceux qui voudraient bien gagner au loto pour se payer du fuoriclasse à 45 millions et faire des descentes no limit chez Cuir Center. Déclinaison en 11 titres de ce PSG  aux allures de nouveau riche.

Du transfert de Pastore, on n'a voulu retenir qu'un chiffre, ces 45 millions d'euros lâchés par une bande de qatari pour faire venir le nouvel enfant chéri du football argentin. En oubliant l'essentiel : El Flaco est aussi là pour sauver le lien secret qui unissait les lettres françaises et sud-américaines. Démonstration à l'appui de notre envoyé spécial au pays de Jorge Luis Borges et de Gabriela Sabatini.

Coupe du Monde oblige, nous avions ressorti Moralisation du football, rugbyfication des esprits, article polémique s'il en est, qui avait vu la communauté d'Ovalie se dresser comme un seul homme pour dénoncer son auteur et l'accuser d'un antirugbyisme primaire. Une situation qui ne pouvait laisser insensible un de nos lecteurs, Alain S. de Paris, qui se définit comme "un lecteur, mais aussi un auteur avec du logos !", et à qui nous avons décidé d'accorder un droit de réponse.

Lundi, 17 Janvier 2011 12:21

Mecs de la B.A.C

Le football est le reflet de notre société. Cette phrase bateau est connue de tous tant elle est emplie de bon sens populaire. Par tradition on la sort de notre manche tel un atout voire une botte secrète pour sortir le football des situations les plus inextricables et ça marche toujours. Il est évident que l'on ne peut mettre le football à mort sans s'interroger sur le monde dans le quel on vit. Notre douce France est devenue de plus en plus répressive et la dictature de la peur, de l'angoisse ainsi que de la sécurité déteint forcément sur le football.

610x

Nous avons à plusieurs reprises abordé le marronnier  de l'arbitrage dans notre rédaction et nous en sommes venus à la conclusion suivante : le problème n'est pas tant la multiplication des erreurs. Elles existent depuis toujours et certaines des légendes du football naissent parfois de ces erreurs même; l'Angleterre en finale en 66 et le but dont on ne saura jamais s'il était entré, la main de Maradona en 86 et bien d'autres faits de jeux moins médiatiques mais tout aussi dévastateurs. En France le journal L'Équipe a commis la blague de relever un peu moins d'une centaines de ces erreurs et la commission prévoit un classement en prenant compte ces fautes d'arbitrage. Avec des si on joue plusieurs fois une note mais ça ne fait pas encore de mélodie... 

Si t'es pas compétent, tâche au moins d'être poli

Les entraîneurs et les joueurs, baignant depuis leur plus tendre enfance dans le milieu du football, ne sont pas sans ignorer cet état de faits. Ils savent que depuis que le foot est foot, les erreurs d’arbitrage font partie du jeu. Il savent aussi, même sans se l’avouer, que l’injustice est partie intégrante de leur sport voire de la vie de tous les jours. Ils n’oublient jamais non plus, que puisque les arbitres sont des hommes, leurs erreurs seront toujours excusables. Mais, entre savoir une chose et l’accepter sans rien dire, il y a un pas. Personne n’est obligé d’accepter les injustices sans se révolter, c'est même un sentiment tellement humain que de se lever contre elles. Alors, les entraîneurs et joueurs ont trouvé une faille pour gueuler. Ils ne critiquent plus les arbitres sur leurs décisions, mais sur leur façon de les asséner. Les arbitres seraient arrogants, irrespectueux dans leur manière de gérer les matches. C’est ce qui ressort en tout cas des déclarations d’un Antoine Kombouaré ou d’un Fréderic Antonetti. Les arbitres monteraient donc vite sur leurs ergots, tout en se mettant rapidement sur la défensive. Et le dialogue avec l’ensemble des acteurs d’un jeu qu’ils sont censés diriger, ne veulent visiblement plus les voir comme des partenaires, mais comme des adversaires. Une situation qui n’est pas sans évoquer une autre réalité de la vie civile.

Voici votre PV

Le problème franco-français sur l'arbitrage serait définitivement l'attitude de nos hommes en noir. A quelques expressions près on dirait véritablement des hommes de la brigade anti criminalité. Très peu de recul, très peu d'explications et beaucoup de répression. Si l’on poursuit ce parallèle, on remarque aussi que dans un cas comme dans l’autre, ce sont des hommes mal formés que l’on envoie sous la pression. Car il faut un certain vécu psychologique pour être arbitre. Personne ne prétend qu’il est facile de se retrouver face une foule injurieuse et provocante, que ce soit dans la rue ou sur le terrain. Mais c’est aussi la raison essentielle pour laquelle, la formation et la détection psychologique des hommes en noir doivent être plus pointues. Parce que, assimiler les règles du football c’est pas si compliqué, ça leur laisse donc du temps pour se former un peu mieux sur ces aspects psychologiques. Car face à cette pression, affirmer son autorité par des mots et une gestuelle grandiloquentes, peut vite passer pour de la provocation mal venue. Ainsi, chaque week-end c'est assez incroyable de les voir froncer les sourcils en agitant leur bras tout en criant sur les joueurs. Ces derniers ne sont pas toujours des crèmes mais un petit peu de retenue ne ferait de mal à personne. En même temps, si on est honnête trente secondes, c’est vrai que ça doit être tentant de gueuler sur des crétins crétogelifiés.

2309317Les seuls moment où ils daignent se calmer sont les rencontres où ils possèdent un micro sur eux... De plus les sanctions sont très rarement expliquées ou de manière assez virulante. Le carton de la gloire est sans arrêt brandi avec une si grande fierté que ça en devient parfois pathétique voir humiliant. Qui n'a pas déjà vu un arbitre soulever sa biscotte, beurée ou à la fraise, comme s'il souhaitait toucher le ciel, tout ça à quelques centimètres du visage d'un joueur ? Personne. Tout est sans arrêt mis en scène. Il faut sans arrêt du brillant, du clinquant, du rajout et de la comédie. L'opération un carton pour un sourire ce n'est pas pour maintenant, dommage. La comparaison est aussi faite avec leurs collègues anglais, agissant tout en flegme au moment d’infliger les sanctions. Car il ne faut jamais oublier que le football est avant toute chose un jeu. Et que face à ces démonstrations spectaculaires d’autorité, il se sent alors obligé de tenter de transgresser cette autorité.

Le mauvais exemple du rugby

Il faudrait cependant  faire attention, à ne pas basculer dans des rapports arbitres-joueurs aseptisés. Car, quand même quand on y songe, les protestations des décisions d’arbitrage sont quand même essentielles au football. Mieux même, ces scènes où dix joueurs entourent un arbitre, où un défenseur dessine de ses mains un ballon les yeux innocents, après avoir taclé au niveau des hanches, tout ça c’est aussi le football. Et quand on parle du rugby et de son soit disant respect merveilleux des arbitres, qu’on oublie jamais que tout ceci provient de la tradition militaire du rugby, où l’on respecte la décision d’un chef, aussi idiote soit-elle. Pas certain, que ce soit le meilleur exemple à suivre pour le football. Il est donc urgent que les arbitres se remettent en question, pour que le climat s’apaise rapidement. Ça n’empêchera jamais le public de les envoyer aux chiottes, mais comme ils seront plus détendus, ça leur fera déjà moins mal au cul. C’est pas rien.

Jeudi, 16 Décembre 2010 08:22

Génération 98, génération désincarnée

Douze piges nous séparent déjà de la victoire des Bleus en Coupe du monde. On sait depuis qu’il ne reste que peu de choses de ce succès. Pourtant, cela n’a pas empêché la création d’un nouveau label médiatique : le titre d’anciens champions du monde. Une distinction qui permet de se faire tout pardonner, de la reconversion foireuse aux déclarations insupportables. Retour sur un nouveau phénomène de la France du foot.

Vendredi, 08 Octobre 2010 16:02

France - Roumanie, la preuve par trois

Samedi soir, au Stade de France, la France et la Roumanie s’affronteront pour la quatorzième fois dans leur histoire. Sur les treize matches joués, dont six en compétition officielle, la France mène six victoires à trois, pour quatre nuls. Mais ces chiffres ne disent pas forcément toute l’importance qu’eurent certaines de ces confrontations dans le parcours des Bleus. Car la Roumanie, hasard ou pas, fut à trois reprises au moins, une sorte de révélateur du vrai visage de l’Equipe de France. Aussi, pour une équipe actuelle des Bleus, qui se cherche encore, cette confrontation vient à point nommé. Reste à savoir de quel côté de la pièce, le sort décidera de faire tomber la bande à Laurent Blanc. Retour su trois confrontation qui serviront peut-être de modèles.

Budapest en 2010. Quiconque se promène dans la ville, ne saurait déceler de réelles traces d’une cité qui respire la football. Il y a bien quelques revendeurs de maillots, comme sur tous les marchés du monde, quelques photos des stars du ballon rond qui s’affichent dans des boutiques de sport labellisées. Pas grand-chose en somme pour distinguer la capitale hongroise de n’importe quelle ville européenne. Comme dans une quelconque ville de province française, on croise donc le football dans ce qu’il a de plus indigeste, la publicité, la télévision et des maillots, heureusement parfois contrefaits, de Cristiano Ronaldo ou Wayne Rooney. Et pourtant, en cherchant mieux, on sait qu’il subsiste encore quelques poches de résistance verte et blanche dans cet univers aseptisé. Quelques irréductibles fans du Ferencvaros, pour rappeler que ce club au passé glorieux existe toujours, tentant tant bien que mal, à l’image de la Hongrie, de s’adapter à la nouvelle donne économique et sociale.

Vendredi, 01 Octobre 2010 20:25

Eloge de l'insolence footballistique

"Sans tambour, ni trombone, il est là, c’est lui, le merveilleux automne…" Ainsi résumait Benoit Poelvoorde la plus discrète de toutes les saisons. Et c’est bien dans sa phase automnale que semble être rentré le football français. Désormais, on ne veut plus que du silence, du calme et des têtes bien peignées. Plus aucune rébellion n’est tolérée, l’heure est à l’acceptation sans broncher de l’ordre établi. Loin de nous l’idée de voir en la France footballistique une nouvelle dicature - on est pas chez Marianne ici, hein... -, mais il y a sans doute de quoi s’inquiéter en voyant à quel point toute forme de contestation est désormais bannie des terrains de football de l'Hexagone. Dans les tribunes, les journaux, sur les terrains, dans les clubs, contester est désormais jugé comme un crime contre l’esprit sportif. Et pourtant, il y a largement la place pour redonner du souffle à l’esprit de contradiction.

  • «
  •  Début 
  •  Précédent 
  •  1 
  •  2 
  •  3 
  •  4 
  •  Suivant 
  •  Fin 
  • »
Page 1 sur 4
  • logo_les3points
  • logo_studio134