Michel de Lespervier

Michel de Lespervier

Obsédée par sa troisième olympiade, Londres n'a d'yeux que pour l'équipe de football de Grande-Bretagne emmenée par le Beach Boy californien, Beckham. De moins en moins favorite depuis les forfaits dernière minute de Capello, Ferdinand et Lampard, l'Angleterre a même réussi à se mettre dans la pire des situations en déterrant son maillot extérieur bleu, au détriment du maillot rouge qui a pourtant fait la preuve de son efficacité. Chronique d'un drôle de cheminement.

Après 40 ans de fidélité, la FFF a abandonné Adidas et ses trois bandes. Nike est l'heureux bénéficiaire de cette rupture tant voulue en 2007. Mais malgré tous les soins portés à cette équipe, les résultats se font attendre : les joueurs de Blanc parviendront-ils un jour à faire oublier, ne serait-ce que provisoirement, leurs aînés ? Ils semblent en tout cas parés pour une nouvelle campagne de Crimée.

Finaliste de son mondial 1958 et troisième en 1994, la Suède n’a jamais vraiment brillé en championnat d’Europe, malgré un tournoi organisé à la maison en 1992. Cette année pourtant les coéquipiers d'Ibra semblent tenir tous les éléments d’une compétition réussie. Du moins, sous le maillot...

Obtenir la co-organisation du second Euro en terre slave après celui de 1976, voilà un drôle d'honneur qui est rendu à l'Ukraine. Pourtant, entre le vieillissement de cadres comme Schevchenko et Tymoschuk et l'empoisonnement récent des autres, l'affaire n'inspire pas vraiment confiance. Même si, parmi les adversaires du premier tour, les Anglais font face aux mêmes problèmes de vieillissement, les Suèdois portent le même maillot jaune et les Français ont largement prouvé qu'ils pouvaient rivaliser dans l'art du sabordage.

Après avoir tout gagné en sélection ces quatre dernières années et en clubs cette décennie (Real 98-2000-2002, Barça 2006-2009-2011), l'Espagne n'a plus grand chose à prouver. C'est peut-être justement là que la Roja peut trouver la motivation pour devenir, non plus seulement par son jeu, mais bien par son palmarès, la meilleure équipe de tous les temps. L'exubérance baroque ne triomphe pas autrement.

Après de longues années d'absence, l'Irlande du Sud retrouve l'Euro en Pologne, les mains dans les poches. Mais avec crucifix et bibelots sous chemise verte, les Celtes passent partout. Et peut-être même le premier tour.

Après avoir étonné en 1998 et 2008, la Croatie revient en Europe pour rejouer sa partie d'échecs. Faute d'année en 8, il faudra se contenter d'un jeu de dames cette fois. Ou d'une belle si l'on en croit le maillot dans lequel évoluera Modric.

Mondialisation oblige, l'Italie a décidé de jouer la normalisation. Après les humiliations de 2008 et 2010, la sauce commence à prendre d'autant mieux que tous les six ans la Squadra est en finale.

Les Pays-Bas pourront-ils faire mieux qu'en 2010 ? Leur capacité à jouer la politique du pire repousse les limites du possible.

Après vingt ans de vaches maigres, l’Allemagne arrive en Ukraine avec les crocs. Et pour renouer avec le succès des années 1970-1980, rien de mieux que ce bon vieux maillot vert qui sent bon la RFA. Reste encore à savoir si la tenue de camouflage est la plus appropriée pour mener campagne en Europe de l’Est...

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