Gardien
Jean Castaneda
Le sosie officiel de Gérard Hernandez est arrivé vieux, usé, fatigué. Ne devait pas jouer, mais se retrouve titulaire en demi-finale de Coupe des clubs champions suite à une blessure de Gaëtan Huard. Pascal Rousseau n'est pas qualifié et le gardien de la réserve, un certain Guillaume Warmuz, est jugé trop jeune. Résultat, but de la main Vata alors que celles de Jeannot sont déjà rongées par l'arthrite.
Défenseurs
Ronald Zubar
Présenté comme le nouveau Thuram à son arrivée. "Avec lui tu rames, ouais..." comme on disait dans les jeux de mots du temps des connexions à 56k. Une première saison moyenne qui ne laisse cependant pas entrevoir en lui le potentiel annoncé. Son tir au but raté en finale de Coupe de France donnant la victoire à Sochaux sera le début de la déchéance. Zubar va multiplier les erreurs de relance et buts contre son camp. Il jouera arrière droit pour dépanner à l'occasion : une catastrophe. Jusqu'à commettre l'irréparable avec le lancement de son site officiel au plus fort de sa descente aux enfers. Où l'on apprend quand même que Ronald n'aime pas trop : "le racisme, le froid, l'injustice, la guerre, la défaite." De quoi gagner un surnom : Ronnie le Dingue.
Philippe Christanval
Si Zubar devait être le futur Thuram, lui devait être le nouveau Desailly. Il semblait d'ailleurs mieux parti que tous les autres. Après avoir été champion avec Monaco en 2000, il signe pour 17 millions d'euros au Barça où, après une première saison en tant que titulaire, il est évincé par Van Gaal. Pas seulement à cause de ses blessures. Libéré de son contrat, Alain Perrin flaire la bonne occasion et l'engage. Christanval débarque avec un des plus gros salaires du club et gagne un brassard de capitaine en prime. Très rapidement, ses prestations font naître le doute chez les supporters. Spécialiste de la non-intervention face à l'attaquant, il est évincé quand Anigo prend l'équipe en main avec l'idée de mettre "plus de couilles" sur le terrain. Entre ici, Johnny Ecker ! Après être parti se faire tamponner de toutes parts en Premier League à Fulham, Christanval arrête à 29 ans ce sport trop violent pour lui. Il préfère ouvrir une bijouterie. Il se dit à Marseille que si Raymond Domenech avait entraîné l'OM à l'époque, son amour pour l'astrologie aurait pu éviter ce coûteux recrutement d'un joueur Vierge. Dans tous les sens du terme.
Stefano Torrisi
Dernière recrue d'un mercato hivernal 2002 très agité, Stefano Torrisi est aligné d'entrée contre Nantes quatre jours après son arrivée. Le bonhomme est de toute évidence hors de forme. Et pour cause : il sort d'une suspension de six mois pour dopage. Il devait bien avoir besoin de ça pour réussir à se faire passer pour un joueur de foot... Comme promis, son passage se résume à deux buts contre son camp. Et ? Un dernier match face à Guingamp en guise de jubilé. Ce qui donne au final un bide XXL dont on ne voudrait même pas au Djamel Comedy Club. C'est dire...
Koji Nakata
Grillé d'entrée contre Saint Étienne avec son Air Passe. Son but contre-son-camp face au PSG le fait définitivement passer dans la légende. Caprine, bien entendu.
Milieux
Klas Ingesson
A son arrivée, La Provence titre "Un viking à l'OM". Sauf que Ingesson se rapproche plus de Michael Rasmussen que de Kirk Douglas dans le film de Richard Fleischer. Six mois à errer dans l'entrejeu marseillais avant retour à la case Calcio. Pour que les plus jeunes comprennent bien, Ingesson était encore associé à l'époque au formidable parcours suédois lors de la World Cup 1994. Un peu comme si aujourd'hui un club français faisait venir Charisteas ou Basinas... Quoi Arles-Avignon ?
Thomas Deruda
A Nasri et deux Ayew près, l'OM n'a jamais été réputé pour être un bon club formateur. Donc quand un jeune du cru est lancé dans le grand bain, ce n'est jamais anodin. Ça l'est encore moins quand la rumeur veut que son père l'ait pistonné. Ce dernier n'est ni un ancien joueur, ni un dirigeant. Juste un gars qui aurait pignon sur rue dans le Milieu. Pas celui du terrain, hein... Non, celui qui se promène avec ses balafres et ses sachets de blanche comme dans les films d'Olivier Marchal ou certains épisodes de Plus belle la vie ! - ce qui revient au même, en fait... Le genre d'héritage un peu lourd à porter, notamment auprès du public. Deruda est alors exfiltré en Ligue 2 où de Libourne à Montpellier en passant par Amiens, il ne parvient jamais à s'imposer. Il évolue aujourd'hui dans le collectif plus anonyme du Gazélec d'Ajaccio, en CFA. Enfin à son vrai niveau.
Attaquants
Andres Mendoza
Chipé au FC Metz, le condor péruvien arrive sur le Vieux-Port avec une réputation de buteur pas dégueu' qui a bourlingué de Belgique en Ukraine. Un match de Coupe Intertoto contre la Lazio confirme l'impression. Avant de se faire très vite remarquer pour une désinvolture à un niveau rarement vu. Au point d'avoir droit à ce surnom qu'on retranscrit en dépit du risque d'avertissement du Conseil Supérieur de la Vanne : le "con d'or". A la reprise en janvier 2006, il décide de son plein gré de ne plus donner de nouvelles. Une occasion rêvée pour l'OM de rompre fissa son prêt avec le Metalurg Donestk.
Salim Arrache
A classer dans la catégorie "Recrutement de l'impossible". En fin de contrat à Strasbourg, le Marseillais de naissance se retrouve sans club en janvier 2007, moment précis où l'OM va le chercher. L'explication ? A moins d'un désir du côté de José Anigo de constituer une équipe 100% Marseille, on ne voit pas. Comme promis, le miracle Arrache n'aura jamais lieu. Salim doit se contenter de bouts de matchs. Après un prêt à Toulouse passé dans l'anonymat, Arrache rejoint le clan des lofteurs marseillais. Une mise à l'écart qui suscite chez lui l'incompréhension : "Quand on voit certains joueurs que Gerets a pris..." (Rires) L'affaire se solde par un nouveau prêt à Reims. Où le champagne ne fait plus de bulle. Alors que le club descend en National, Salim Arrache se déclare satisfait de sa saison à lui. C'est pas sa faute si c'est les autres qui sont nuls !
Christian Gimenez
Le goleador italo-argentin plantait buts sur buts en Suisse, le pays du gruyère. A son arrivée à Marseille, on pouvait imaginer qu'il marquerait bien, allez, cinq-six buts... Il faudra se contenter de deux ! Le premier lors de son premier match face à Ajaccio. Le second contre Metz en Coupe de France. Résultat, il faudra plusieurs saisons aux deux clubs pour s'en remettre. Le reste se résume à cette tentative de coup de pied enragé contre un panneau publicitaire qui se termine en vautrage. On le pense alors perdu pour le foot. Jusqu'à le retrouver dans la peau d'une star au Hertha Berlin où il plante sa dizaine de buts la saison. Décidément, la Bundesliga est un championnat vraiment spectaculaire...
Pascal Nouma
Ou le plus beau bordel administratif de l'histoire du mercato. Pour remplacer Dill, qui lui remplaçait Jardel, Tapie décide de prendre Nouma et Djorkaeff. Le tout à la dernière minute. Celui qui marchait à la Wonder savait qu'il n'aurait pas le temps de finaliser les deux transferts avant le 31 minuit. Il décide alors de la jouer fine : en recruter un avant la fin du mercato et l'autre en tant que joker. Le premier sera Nouma. Sauf que le contrat est envoyé trop tard à la Ligue et, le cachet de la poste faisant foi, on considère que le contrat est valable à partir du 1er septembre. Du coup, Nouma sera le joker et Youri restera à Kaiserlautern. Onze matchs plus tard, on n'aura vu de Nouma qu'un seul but et son cul. Depuis, on a appris à préférer ses prestations dans la gadoue du Koh Lanta kebab-frites-sauce blanche.
Entraîneur
Abel Braga
Le jour de sa nomination, Abel Braga pose au pied du Corcovado avec un maillot sponsorisé par Parmalat, vieux de quatre ans donc. On sent déjà le mec super impliqué. Il ramène dans ses valises deux Brésiliens, Adriano et Marcelinho, qui mériteraient aussi leur place dans ce Hall of Shame. Le plus intéressant chez cet entraîneur sera son système de jeu que les plus grands comme Guardiola lui envient aujourd'hui : un improbable 3-5-2 qui permettra à l'OM de se prendre roustes sur roustes. Son licenciement est annoncé juste avant un match au Vélodrome contre le FC Metz. Ironie du sort, les Marseillais écrase les Messins 4-1.
Remplacants
Stéphane Porato
Remplaçant de Barthez à Monaco, il arrive à Marseille pour occuper la même place derrière Andreas "Coups de poing" Köpke. Le gardien allemand vieillissant, Rolland Courbis décide de donner la place de numéro un au natif de Colombes. Certaines mauvaises langues y verront plutôt une façon de promouvoir un des poulains de Stéphane Courbis, agent de joueurs et frère de. Mais force est de reconnaître que Porato fait une saison plus que correcte, qui lui permet d'atteindre l'équipe de France. C'est à partir de là que tout ce complique. Sa deuxième saison beaucoup plus tortueuse, entre dépression et insultes à un arbitre, lui fait perdre sa place au profit de Stéphane Trévisan. De quoi vous foutre définitivement le moral en l'air. Barthez parti à Manchester United, Stéph' retourne à Monaco comme titulaire cette fois. Le club du Rocher ne confirme pas son titre suite à de nombreux départs et sombre jusqu'à l'arrivée de Deschamps qui ne compte pas du tout sur lui... Porato continuera sa déchéance à Ajaccio et en deuxième division espagnole.
Eduardo Berizzo
Sans doute la plus belle erreur de casting de Rolland Courbis. Pour mémoire, l'Argentin devait remplacer Laurent Blanc. Les supporters marseillais se rendent très vite compte qu'il n'a pas de point commun avec le Président, si ce n'est... En fait, non. Rien. Six mois plus tard, retour à River Plate, où il révèle avoir vu bien plus en quelques mois que David Ginola sur toute une carrière : "A Marseille, c'est tous des pédés !" A moins qu'il ne s'agisse d'une excuse en béton armé. Oui, le même qui lestait ses crampons les soirs de match au Vélodrome.
Eduardo Tuzzio
Eté 2001, Tuzzio arrive en provenance du Servette de Genève contre 6 millions d'euros. Une bonne affaire pour le club suisse qui l'a acheté trois fois moins cher un mois auparavant. Une magouille tellement grosse qu'elle n'échappera pas à la justice. D'autant plus évidente que l'escroquerie se révèle autant sportive que financière. L'international argentin - oui, à nous aussi ça nous fait bizarre - sera au mieux quelconque au sein de la défense marseillaise, au pire une vraie passoire.
Yordan Letchkhov
Les Marseillais s'attendaient à voir arriver sur la Canebière un joueur qui a brillé de mille feux deux ans plus tôt lors du Mondial américain aux cotés de Hristo Stoitchkov et d'Emil Kostadinov. S'ils n'avaient pas oublié de regarder l'Euro, ils se seraient fait moins d'illusions. Nous sommes en 1996, l'OM remonte en D1 après deux ans au purgatoire suite à l'affaire VA-OM. Le club veut se donner les moyens de retrouver immédiatement les sommets, mais le recrutement ne sera pas à la hauteur des ambitions, à l'image du Bulgare capillairement fabiusien, incapable de prendre le jeu à son compte, ne sachant plus comment s'y prendre pour mettre un pied devant l'autre. Une sorte de Lucho qui n'aurait pas l'excuse d'etre argentin et d'avoir plein de tatouages pour garder la mansuétude des supporters.
Dill
Elpídio Barbosa Conceição de son vrai nom d'après Wikipédia. Vous vous coucherez moins con après avoir appris ça, tiens... Avec Mario Jardel, il devait former un duo de choc. Mais si Jardel est un jour venu à Marseille, c'est uniquement en touriste. Du coup Elpídio Barbosa Conceição partage le front de l'attaque avec un autre Brésilien, Fernandao. Les deux ont des performances très médiocres et E.B.C est renvoyé au pays pour libérer une place d'extra communautaire. On doit vous avouer qu'on a longtemps hésité entre lui et Matt Moussilou, le problème est qu'on avait rien à dire sur ce dernier qui, avec quatre bouts de match, n'a jamais eu le temps d'y aller de sa boulette de légende. Preuve que la vie reste une chienne pour certains plus que pour d'autres.
