Gardiens
Dominique Casagrande
Seul fait d'arme notable être parvenu à passer la bague au doigt à l'une des plus belles Miss Météo de Canal. Sur le terrain, peut-être le plus faible gardien de l'histoire du club - seul Christophe Revault pouvant rivaliser dans l'art de la bourde et de la claquette foireuse. On gardera en mémoire une action symbolique, un lob de 50 mètres signé Pauleta et où la première réaction de Casa est d'enguirlander sa défense...
Défenseurs
Bernard Mendy
Y avait certes match avec Cisco Llacer... Comment passer à côté d'un tel joueur, imposteur génial pour sa faculté à rester sept longues, très longues saisons titulaire à son poste en ayant tout juste le niveau d'un latéral de National ? Curieusement adoré des footix du Parc pour avoir fait illusion un jour de France-Brésil face à Roberto Carlos en RTT ce soir-là, Nanardinho n'en demeure pas moins un des pire joueurs ayant un jour revêtu la tunique du club. Un génie, on vous dit...
Sammy Traoré
Sammy, le gentil géant. Plus à l'aise devant le micro de Daniel Lauclair que sur la pelouse du Parc, il a réussi on ne sait comment à s'incruster une saison de plus dans l'effectif pro du PSG. Plus franchement en mesure de venir titiller les titulaires, il n'est guère aligné que le temps de rencontres de coupes face à des DH contre lesquelles il peut faire admirer sa qualité de dégagement en chandelle. Verdict, la vraie mascotte du PSG n'est pas un lynx roux, mais bien un sandwich grec sur patte qui roule en Hummer.
Talal El Karkouri
Toujours bizarre de voir un type qui parle de lui à la troisième personne. Selon ses propres dires, Talal allait au contact et Talal pesait question impact physique. Comprendre : Talal aime provoquer des fautes grossières dans la surface, Talal a oublié que le football nécessite de savoir aussi faire au moins un passe de relance. N'empêche qu'il fallait avoir une sacrée dose de talent pour convaincre Fernandez de lui laisser tirer les coups francs à la place de Ronaldinho. Au final, Talal est parti pour l'Angleterre où il s'est bien acclimaté. Ce qui n'a pas étonné Talal.
Kennedy
Celui qu'Oswald aurait pu descendre. Un jour, il faudrait que les recruteurs du PSG découvre qu'avec un pass Navigo 5 zones ils peuvent assurer un recrutement plus digne que celui mené dans les sous-divisions d'Europe. Non, parce qu'à part ses beaux yeux verts de métisse et sa qualité de sosie officiel de Rigel dans Goldorak pour le Portugal, on ne voit pas ce que le gros cul et le niveau de jeu indigent de Kennedy pouvait avoir d'essentiel.
Milieux
Hugo Leal
Réussir à vendre 8 millions d'euros un plot aux cheveux gras, c'est déjà balèze. Mais faire que le plot soit payé 120 000 euros par mois, c'est tapiesque. Trois saisons à Paris avec un volume de jeu digne d'Edouard Cissé amènera le club à résilier son contrat contre une grosse indemnité... Trois jours plus tard, le Rocancourt portugais signe au FC Porto qui résilie encore son contrat lui aussi un an plus tard.
Edmilson
Le plan de Luis était clair, recruter des joueurs ibériques et latinos (Helder, Hugo Leal, Andre Luiz, Cristobal...) pour jouer comme le Barça et dominer le championnat de France. Présenté à son arrivé par Luis comme "un joueur très rapide, un Deschamps en plus technique". De Deschamps, cet Edmilson-là avait surtout la dèche dans les deux registres. Du coup, "l'express de Lisbonne" a dû prendre le Talis pour rentrer à la maison.
Branko Boskovic
Les rumeurs les plus folles ont circulé autour de ce mystérieux numéro 10. Vahid aurait refusé Kaka à l'époque : 9 millions, trop cher pour un type dont on n'avait qu'une VHS. Du coup, c'est Branko qui s'amène pour 6 millions dans le rôle du successeur de Safet Susic. Branko était surtout complètement à côté de ses pompes. Sa spécialité n'était ni l'élastico, ni même le double rateau, mais bien la passe en retrait pour Cubilier - geste technique pas si compliqué quand on y repense, surtout si on joue dans la même équipe que Cubilier. Un passage éclair plus tard, "Au final, ça fait cher le doublé face à l'OM" est resté comme l'un des proverbes préférés des fans du PSG.
Peter Luccin & Stéphane Dalmat
Le plan de Lescure était simple : recruter des cailleras (Anelka, Dalmat, Luccin) pour vendre des maillots en banlieue et dominer le championnat de France. C'était avant Booba. Avant le Jamel Comedy Club. Avant Lorant Deutsch. Le monde n'était pas prêt. De ce passage, ne restent que des rodéos sur le périph' et quelques sorties fracassantes sur les Champs qu'on peut trouver sur Cdiscount pour 2 euros (Fast and Furious 1 et 2).
Attaquants
Reinaldo
Après la vente de Vampeta, Paris a failli récupérer Adriano. Mais ça n'aurait pas été marrant. Alors ce fut Reinaldo. Si la spécialité de Romario était ce petit pointu devant le gardien, celle de Reinaldo était le gros pointard des 25 mètres. C'est moins précis, mais ça a son style. On lui accordera sa débauche d'énergie pendant chaque match et son empressement touchant à vouloir tirer les pénaltys.
Nicolas Ouédec
Après le plan Lescure, le plan de Biétry : recruter des Bretons (Laspalles, Carotti, Ouédec, Loko, Casagrande) pour jouer comme Nantes et dominer le championnat de France. C'était avant Matmatah. Avant le Gourcuff Comedy Club. Avant Arnaud Le Lan. Le monde n'était pas prêt. De ce passage, ne restent que des soirées crêpes qu'on peut retrouver en s'abonnant à Breizh TV.
Remplaçants
Allioune Touré
Le seul joueur dont les stats peuvent souffrir la comparaison avec celles d'Ahamada. Cet homme est censé être un attaquant. C'est-à-dire tirer au moins une ou deux fois au but pendant un match. Des trucs basiques, quoi. En dix ans de carrière pro, Touré a inscrit quatre buts. Des fois, les chiffres suffisent...
Sergueï Semak
Au PSG, on sait suivre son instinct. Observer un joueur plusieurs mois avant de se décider à aligner les biftons, c'est pour les petites poutrelles. De bonnes stats à PES ou un hat trick au Parc, c'est suffisant pour mettre quelques millions d'euros sur un inconnu. Comme ça que Semak est arrivé dans la Capitale. Un an et un petit but plus tard, retour a la case départ pour Sergueï. Reste un des grands mystères de l'histoire du club : quel était son véritable poste ? Milieu défensif ? Offensif ? Attaquant ? Plombier ?
James Debbah
Le cousin de Georges Weah en prêt pour six mois à 600 000 francs par mois ? Le club aurait été fou de s'en priver.
Bonaventure Kalou
PSG-Metz, première journée de championnat. On y a cru. Des buts, des passes décisives, Guy Roux qui le compare déjà à Zidane, Paris première en tête du championnat avec sept autres équipes. Le rêve, quoi... Puis la descente aux enfers. Lens, le frère qui flambe à Chelsea, le Qatar et probablement la spirale infernale qui mène à la drogue et au porno. Non même pas en fait.
Albert Baning
Cayzac, toujours prêt à croire son ami Gérard Houillier, achète celui qui serait le nouveau Mahamadou Diarra. Un paquet de billets alignés sans même voir une VHS pourrie. Un recrutement de choix pour les vrais mecs…
Christophe Revault
Le Coupet du pauvre. Entendez un physique de sapeur-pompier et un meneur d'hommes qui a la gagne en lui. L'ancien Havrais s'est liquéfié comme bien d'autres avant en foulant la pelouse du Parc.
Geraldao
Présenté par Bietry comme un solide défenseur central doté d'une frappe de balle phénoménale. Il devait ainsi mettre deux coups francs sur trois au fond. Au PSG, il ne tirera que le troisième.
Entraîneur
Luis Fernandez
Question difficile. Pour sa constance et sa pugnacité, pour les millions dépensés, la réponse est Luis. Sa victoire en Coupe d'Europe et certaines de ses découvertes amènent encore de nombreux supporters à réclamer tous les six mois son retour au Parc. Mais comment oublier son lot d'hispaniques infects, sa gestion du cas Ronaldinho. Avec lui Maradona n'aurait joué qu'avec la CFA 2. Méritent aussi d'être cités Ricardo - qui offre Anelka quasi gratuitement à Arsenal et qui titularise Pouget à la place -, Giresse qui s'est liquéfié, Lacombe et Vahid pour leurs excellentes imitations de Joe Pesci dans les films de Scorsese.
Recruteur
Jean-Michel Moutier's Greatest Hits :
- "On n’a pas besoin de Roberto Carlos. On a déjà Colleter à ce poste !"
- "Trezeguet, on va pas le garder..."
