Cher l’Equipe Mag’,
L’actualité footballistique des dernières semaines ne me donne pas envie de crier « Cocorico » ! Malgré ma fibre patriotique qui me suivra jusqu’à la mort et même jusque dans les campagnes de qualification pour la Coupe Europa, je ne trouve aucun motif de satisfaction dans la consultation de mes revues sportives à grand tirage. A commencer par cette affaire de mœurs sur le Vieux Port. La criminalité dans cette bonne ville de Marseille ne se limite donc pas à la corruption sur fonctionnaire municipal bedonnant et au trafic de drogue auquel de jeunes loups à casquettes s’adonnent au vu et au su de tous les honnêtes citoyens. Il y a désormais l’assaut sexuel d’attaquant sud-américain sur donzelle pour thé dansant – non, vous ne me ferez pas écrire ce mot horrible de dancing !
Un épisode de plus, de trop devrais-je dire, qui donne une triste image de son sport préféré à mon petit fils… Comment lui expliquer que dans son école de foot, ses éducateurs devront se contenter de lui enseigner l’art du centre en retrait et non l’art du démarquage de culotte à ficelle sur morue non consentante ? Seule bonne nouvelle dans cette affaire consternante, celle qui nous a permis de savoir que Monsieur Brandao avait une nette préférence pour la gente féminine ! Qu’on se le dise, même sans avoir ni le talent d’un Ronsard, ni celui d’un Alexandre Jardin, le colossal brésilien a choisi son camp, celui des joueurs qui restent rebutés par la perspective de caresses intimes sur des torses poilus et de sexes oblongs. En ce sens, il se distingue d’une autre branche de poètes, celle des Rimbaud, Verlaine et autres Bertrand Delanoë.
Bien entendu, il lui reste encore le plus dur, si j’ose dire, à savoir substituer la proposition d'un rapport anal à l’arrière d’une Safrane de fonction par un bouquet de violettes. Avec un peu d’entraînement, même Monsieur Ribéry y est parvenu – enfin pas encore complètement, le bouquet de violettes comportant il est vrai des billets verts en petites coupures… Autre bon point celui accordé à Monsieur Rémy, solidaire de son ex-compagnon de chambrée – et futur compagnon de cellule de Jean-Patrick M… aux Baumettes – qui a fièrement exhibé le maillot de son ancien compère d’attaque. Espérons pour Monsieur Deschamps que le jeune transfuge niçois ne se lance à son tour dans une campagne de grève du but à l’instar de ce sympathique homme du voyage, Monsieur Pierre-Gignac. Je profite de l’occasion pour vous demander si vous avez eu connaissance des raisons qui ont poussé l’attaquant amateur de hérissons en sauce à se lancer dans une grève des filets aussi longue.
A propos de maillot exhibé fièrement, je vois mal comment les joueurs de l’équipe de France vont pouvoir arborer leur nouveau maillot extérieur. Je ne suis d’ailleurs pas le seul à me demander quelle nouvelle image tentent d’insuffler Messieurs Blanc et Duchaussoy à notre si beau pays. Est-ce donc cela la France qui descend du bus ? Serait-ce la même que celle qui verse une larme devant des rétrospectives de Pasolini et qui se « presse » dans l’obscurité des arrière-boutiques du Marais ? Si la nouvelle coupe marinière ne manquera pas de ravir Monsieur Michou ou Monsieur Rami, il n’est pas certain qu’elle mette à l’aise les autres joueurs, pas forcément enclins à avoir le pied marin. Quand bien même le vaisseau bleu serait à voile ou à vapeur ! John Galliano aurait peut-être lui aussi opté pour des rayures, mais verticales et une autre forme géométrique doré à la place du Coq tant qu'on y est !
Si la France s’est montrée aussi sensible à l’inspiration et à la « folle » créativité de Monsieur Gautier, au nom de quoi refuserait-on à Monsieur-dame Galliano de retrouver du travail ? Quand je pense à Jean-Max Baldaquin, tailleur officiel des Bleus en 1952, j’ai le cœur lourd. Lui seul avait trouvé le délicat équilibre entre sobriété, retenue et mesure. Pas de fanfreluches tapageuses, non… Le couturier officiel de Félix Gouin avait su en un seul coup de crayon à main levée dessiner un tricot de peau bleu à lacets d'un fort bel effet et resté sans égal dans le cœur des vrais supporters des Tricolores. Ce qui me fait dire en voyant la nouvelle tenue de nos Bleus actuels qu’il ne leur manque plus que des bottes en caoutchouc et une épuisette à crevettes pour boire définitivement la tasse !
Signé un heureux observateur qui sait nager lui et qui est justement rempli de joie par la vague démocratique qui secoue l’Afrique du Nord, mais qui constate que si les principaux dictateurs tels que Messieurs Ben Ali, Moubarak et Kadafih sont sérieusement ébranlés, il n’en demeure pas moins que Roger Lemerre n’est toujours pas inquiété pour ses exactions récentes au Maroc !
Antonin Maurisson
Antonin Maurisson - Est-ce donc ça la France qui descend du bus ?
Écrit par Antonin MaurissonAntonin Maurisson, senior qui préfère l’équarrissage de concepts décadents et d’actes antisportifs à la modernité sous toutes ses coutures, est de retour. Et avec lui, c’est le retour de la France éternelle, droite dans ses chaussons lorsqu’il est question de porter haut le coq tricolore. Oui, une France qui descend du bus et rentre à pied si elle n’a pas de ticket de transport valable.
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Le coup de gueule d'Antonin Maurisson
Antonin Maurisson
Amateur de foot devant l'éternel et ma télé.
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1 Commentaire
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Lien vers le commentaire
Jeudi, 23 Juin 2011 10:50
Posté par
Centre de Forme Toulouse
Il est vrai que les marinières sont tout simplement atroce, et qu'il ne représente aucunement notre patrimoine ou notre pays...
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On a l'impression que les joueurs se lèvent du lit et qu'ils sont encore en pyjamas...
