Antonin Maurisson - Leonardo se prend pour Dieu le père… fouettard !

Écrit par Antonin Maurisson
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Le nouveau visage que prend le club de la capitale ne pouvait qu’interpeller Antonin Maurisson, retraité de St Chéron-les-Bois-sur-Saône et spécialiste bénévole du foot français. Aujourd'hui, il nous livre son analyse du cas Kombouaré.  

Cher L'Equipe Mag’,

Si je prends mon plus beau stylo à pointe fine et mon papier Canson le plus immaculé pour cette nouvelle année,  ce n’est pas pour t’adresser une liste de voeux. Non, si je t’écris d’une mine tremblante cette bafouille, c’est  pour dire combien je suis « dégouté » par cette « honteuse »  affaire « vomitive » qui termine de salir un peu plus cette « cradingue » fosse à purin qu’est devenu le foot français. Je veux bien sûr parler de la mise à la porte d’Antoine Kombouaré.

J’avoue ne pas avoir fermé l’œil de la nuit depuis la nouvelle. J’enrage en repensant au sourire faquin de Leo le fourbe dont la conduite tend à  tuer le club à petit feu ! Congédier un entraîneur premier avec 3 points d’avance, il n’y a bien qu’en France qu’on voit ça ! Heureusement je ne suis pas le seul outré par autant de « dégueulasserie » innommable ! J’ai envie de crier : « Rendez-nous notre PSG! », un peu comme ce grand monsieur du foot qui est intervenu et qui n’a pas été entendu ni même consulté comme il se devait ! Oh oui, l’indifférence qui touche Monsieur Llacer a de quoi révolter. Son attaque envers le danseur de samba était bien sentie et d’autant plus justifiée qu’elle émanait d’un individu irréprochable tant sur le terrain qu’en dehors. Nostalgie quand tu nous tiens…

 

Oh ! Qu’il est loin le temps des Bernard Allou, Kaba Diawara et autres Jimmy Algérino. Ça c’était le PSG qu’on aime ! Le PSG éternel ! Certes, il se trouve que je ne supporte pas le club de la capitale et cela m’était bien égal qu’ils perdent constamment en se ridiculisant un peu plus à chaque fois. Mais il n’empêche que c’était bien mieux comme cela ! Et les vrais supporter le savent ! Renouer avec les stars d’antan comme Susic, Weah et autres Rai comme tente de le faire l’équipe dirigeante actuelle n’augure rien de bon. Pauvre Kombouaré, jeté à la rue comme un vulgaire Ladislas Lozano ! – et ne me dites pas que s’assoir sur le banc de Sochaux ou du Mans est un sort plus enviable que le vagabondage périurbain en compagnie d’avinés en treillis bienfaiteurs de la race canine au demeurant !

Tout cela pourquoi ? Hein ? Pour obtenir de meilleurs résultats, une plus belle façon de jouer, générer plus de recettes, attirer des joueurs prestigieux, entretenir un essor médiatique international et préparer  la prochaine Ligue des Champions ? Oh la belle affaire ! Est-ce si important au regard du maintien d’un si sympathique entraîneur qui a marqué le Parc avec ce but contre le Real ? Je ne pense pas ! Pourquoi ne pas avoir pris modèle sur l’OM, ce club familial, ou Lille ce club artisanal ? Monsieur Deschamps a-t-il été menacé à la suite de son calamiteux début de saison ? Oui il l’a été, certes. Mais il n’a pas été limogé parce que cela aurait coûté de l’argent à Madame Robert Louis-Dreyfus, tout simplement parce qu’aucun entraîneur de premier plan n’aurait voulu venir ! C’est bien la preuve que l’argent est le mal ! Qu’il déstabilise tout ! C’est ce que je me tue à vous expliquer depuis le début !

En renvoyant un entraîneur champion d’automne, c’est un peu l’humanité entière qu’on assassine. Une pensée donc pour la famille d’Antoine. Ils perdent un chef de famille valeureux et une belle âme. Et la suite ? Carlo Ancelotti, le tacticien italien au regard bovin, quelque part entre Boris Eltsine et Kevin Costner, vient poser ses grosses pâtes huileuses sur une équipe en plein  doute. Pas sûr du tout qu’il parvienne à tisser les mêmes liens avec les joueurs que Monsieur Kombouaré. Pas sûr donc qu’il puisse tirer le maximum d’un Siaka Tiéné ! Tant pis pour lui !

Ce triste épisode ne peut que me rappeler l’insouciante année 62 durant laquelle Edmond Laroche-Crespinet, président de l’inoubliable Entente Sportive Intercommunale de Mignolet-en-Artois, avait licencié Bébert Figout de son poste d’entraîneur pour cause d’éthylisme morbide. La mobilisation pour Bébert fut telle dans la localité qu’elle eut raison des velléités d’Edmond, contraint de réintégrer Figout dans ses fonctions.  Le club sombra en division inférieure car Bébert s’évertuait à diriger son équipe du fond de la buvette à l’époque où les « walkies-talkies » (marche et parle) ne s'étaient pas encore démocratisés. Bref cette belle histoire appartient au passé. Le sport de haut niveau n’a que faire des belles valeurs humaines où solidarité, alcool digestif et esprit de camaraderie se taillaient la part belle.

Soutien à vous Antoine et bon courage au Signore Ancelotti. Espérons pour lui, que les joueurs supervisés ne se révèlent ni patauds, ni merdiques !

Signé un indigné au sens dugarro-hessélien du terme qui espère pour le club parisien que le nouvel entraîneur  justifiera son salaire herculéen (6 Millions d’euros par an soit l’achat d’environ 45 000 bas de contention ou encore de 4 pipes en bois de bruyère de Saint-Claude par seconde pendant 800 ans !)  par une qualification en quart de finale de la Coupe de France.

Antonin Maurisson

Dernière modification le Vendredi, 06 Janvier 2012 10:59

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