Le Pierre Richard pré Mondial : Marcus Tulio Tanaka
Il est fort probable que les nuits de Tanaka ont dû être fortement agitées ces derniers jours. Car accumuler autant de gaffes en seulement quinze jours relève du surnaturel, et doit pertuber le sommeil. Petit résumé : deux buts face à l'Angleterre, un dans le bon sens, l'autre contre son camp, suivi d'un nouveau csc face à la Côte d'Ivoire, avant de jouer les kamizakes et de briser le cubitus de Drogba. On imagine la haine que doit éprouver Christian Jean Pierre envers cet esthète que l'on croirait tout droit sorti de la New Team, entre Marc Landers et Bruce Harper. De sang brésilo italien japonais, né à Sao Paulo, le jeune Tanaka a débarqué au pays du Soleil Levant à l'âge de 15 ans. Chemin faisant, l'ex carioca est devenu depuis quelques temps l'un des tauliers de l'équipe japonaise, étant notamment le joueur ayant participé au plus grand nombre de matchs qualificatifs lors de la dernière campagne. Un bien beau CV, anonyme jusqu'à alors, et mis en arrière plan par les récents évènements des matchs de préparation. Nul doute que Tanaka sera observé dès ses premières courses lors du Mondial. Mais surtout, que Marcus Tulio ne bousille pas Samuel Eto'o dès le premier match. Parce que se taper les commentaires de Christophe Jammot, remplaçant au pied levé de Kiki Jean Pierre, retrouvé mort, les veines ouvertes dans un township de Soweto, merci bien...
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Avec une copine aussi belle, Honduras tous au paradis : Victor Bernardez
On le croirait tout droit sorti d'une séquence de GTA San Andreas, M16 à la main, mais c'est bien dans l'arrière garde hondurienne que l'on aura le loisir de voir évoluer Victor Bernardez, né le 24 mai 1982, à la Ceiba, et actuellement sous contrat au sein du club du RSC Anderlecht. Un Hondurien chez les Belges, c'est le dépaysement assuré. Un chouette défenseur, qui n'entre toutefois pas vraiment dans les plans du coach Ariel Jacobs. Bernardez va certainement vouloir profiter de la Coupe du Monde pour taper dans l'oeil de recruteurs, toujours à la recherche de sang frais et exotique. Du haut de ses 40 sélections, celui-ci tentera d'éviter à son pays de rentrer fanny et de se faire trouer par des narcos-parieurs aux poches vides. En cas de danger, Victor pourra toujours aller se consoler dans les bras de madame, la très belle et généreuse Wendy Salgado. Dans la catégorie Wags, l'ex miss Honduras risque d'en mettre plus d'une hors concours et faire battre les petits coeurs de tous les garçons célibataires ou mariés de la planète. En tout cas, voilà une bonne raison de supporter le Honduras. Parce que ça nous changera de Wahiba.
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The High Kick Machine : Ricardo Clark
C'est bien connu, le footballeur américain a tendance à laisser la poésie au vestiaire. Que ce soit dans l'apparence, à l'instar d'Alexis Lalas, ou dans le jeu, comme le sanguin Ricardo Clark. Arrivé en Allemagne début janvier, à l'Eintracht Francfort, le milieu de terrain de la sélection US n'a pas encore l'occasion de montrer à l'Europe entière ses talents. Talent balle au pied, déjà : le natif d'Atlanta fut l'une des révélations de la saison 2003 de Major League Soccer, finissant 2ème au classement des rookies, avant de s'imposer comme le métronome de l'équipe de Houston pendant plus de quatre ans. Talent les deux pieds en avant ensuite. Demandez à Genarro Gattuso, qui fut sacrément secoué lors de la Coupe des Confédérations 2009 par Clark, qui obtint le prime honneur d'aller profiter de l'eau chaude des douches avant tout le monde. Un fait de jeu toutefois incomparable, face au "coup de pied dans les côtes sur défenseur à terre", réalisé par notre ami Ricardo lors du derby de MLS Houston - Dallas. Un geste gracieux qui lui coûta 9 matchs et 10 000 dollars. Vu le CV de Clark, on attend avec délice la rencontre face aux Anglais, jamais avares d'efforts quand il faut s'engager. Nul doute que le milieu américain aura plus d'une fois les pieds décollés...
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L'homme qui faillit venir à Nancy : Lucas Barrios
Pas grand monde n'a vraiment prêté à attention à Lucas Barrios à l'énoncé des listes des 23, et à fortiori celle du Paraguay. Car une chose est sûre : l'attaquant du Borussia Dortmund a suffisament d'atouts dans son jeu pour être l'une des vedettes du Mondial. Les fans du Westfanlenstadion pourront en attester tant le grand Lucas aura porté de sa classe le jeu de son équipe, grâce notamment à un chouette score de 19 buts. Du côté de Marcel Picot, on doit s'en mordre les doigts pour le coup. Oui oui, à Nancy, vous avez bien lu. Remontons au mercato d'hiver 2009. Le contrat est ficelé, le salaire fixé : c'est sur, Lucas Barrios va rejoindre l'ASNL, qui possède souvent le nez creux quand il s'agit de recruter sud américain. Finalement, le transfert capote, et c'est Dortmund qui a les faveurs de l'argentin. Oui, argentin, car Barrios, lassé d'attendre une éventuelle convocation de Maradona (à un poste quelque peu encombré qui plus est) choisit d'opter pour le Paraguay, grâce à la nationalité de sa mère. Le roi du contre pied n'est donc jamais à une surprise près. Espérons pour l'équipe Paraguayenne que celle ci soit positive.
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Le Nord Coréen qui vadrouille : Hong Yong Jo
On l'a dit et répété, difficile de se faire la moindre idée de ce que va nous réserver cette sympathique équipe de Corée du Nord. Verouillé comme aucune nation au monde, le "Pays Puissant et Prospère" n'est pas du genre à laisser ses petits footbaleurs s'éparpiller au quatre coins de la planète. Sauf quelques uns, sur l'oeil attentif du régime Kim Jong Il. Et c'est ainsi que Hong Yong Jo, le capitaine actuel de la sélection, obtint l'immense privilège d'aller se mesurer au football européen. Mais pas de Chelsea ou de Real Madrid à l'horizon, non, il fallait quelque chose de plus pittoresque. Et c'est sous les couleurs du FK Bezanija que Hong eut le privilège de faire banquette, dans la trépidante D1 serbe. Puis la flèche est mise en direction du non moins renommé FC Rostov, dans le sud de la Russie. Là, le capitaine s'impose dans le dispositif de Protasov, avec trente matchs disputés en deux ans. Bref de quoi faire de lui une véritable terreur à l'approche de cette Coupe du Monde. On attend juste que le PSG mette quelques dollars sur la table pour que l'histoire devienne définitivement sensationnelle...
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Le crack de Football Manager : Vincent Enyeama
A priori, la vie de Vincent Enyeama doit manquer d'un peu de piquant. Certes, être footballeur professionnel ne constitue pas une tare en soit, mais il est probable que le gardien nigérian revait d'un autre destin, que celui de garder les buts de l'Hapoel Tel Aviv depuis près de 3 ans maintenant. Mais bon, Enyeama ne doit pas bouder son plaisir en sachant qu'il va disputer la Coupe du Monde en tant que portier titulaire des Super Eagles. Mais... Mais quand on possède un double virtuel considéré comme l'un des meilleurs gardiens du monde, il y a de quoi prendre sa tête entre ses gants. Considéré comme l'une des perles du jeu Football Manager en terme de rapport qualité/prix, nombreux sont les hard gamers qui ont fait des pieds et des mains pour incorporer le prodige dans leur armada de Marseille ou de Manchester. Alors, quand sonne le retour à la réalité... Toutefois, il faudra que les programmateurs du jeu nous expliquent quels sont leurs critères d'attribution du statut d'espoir du foot mondial. Parce que si toutes les prédictions se réalisaient, l'Hapoel Tel Aviv serait déjà champion d'Europe depuis des lustres. Et Enyeama pourrait ainsi être aussi bon que son double. Il y en a déjà un qui pourrait en attester la théorie : un certain Lionel Messi...
