Coupe du Monde 2010 - Les 11 types de la Coupe du Monde

Écrit par La Redac
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Entre une rédaction capable de trouver bien plus qu’un noyau de pêche pour dresser une liste de 23 noms pour n’importe quelle sélection et des lecteurs toujours plus déroutants au moment de donner leur verdict, les3points.com révèle ses 11 types définitifs de la Coupe du Monde. Une équipe enfin digne du Fields of dreams de Knysna, avec même un Type de la Coupe du Monde 2010 dedans.

Gardien

eduardoEduardo (Portugal) - Un blaze aussi funky que de s’appeler Martin ou Durand en France. Un club, le Sporting Braga, avec pour seul fait de gloire d’avoir été vice-champion pour la première fois de son histoire cette saison et d’avoir un pan de rocher comme tribune dans son stade. Rien ne portait à croire que le gardien natif de l’Alto Douro au nord-est du Portugal ferait parler de lui. Longtemps, la sélection portugaise nous a proposé des gardiens au profil aussi fantasque que Vitor Baia ou Ricardo, capable des plus beaux exploits comme des plus belles toiles. Si Cristiano Ronaldo et ses coéquipiers ont pu sortir de leur poule de la mort et embêter sérieusement les espagnols sans faire d’étincelles, ils le doivent à leur gardien en partance pour le Genoa auteur d’un sans-faute. Les impressionnantes escouades offensives telles que la Côte d’Ivoire, le Brésil et l’Espagne se sont toutes heurtées à un mur, à l’exception de David Villa. Nul doute que sans la solidité de son gardien qui a déteint sur sa défense centrale, les portugais auraient partagé le sort de l’Italie ou de la France au cimetière des grandes équipes.


Défenseurs

lahmPhilipp Lahm (Allemagne) - Pendant la Coupe du Monde, nos lecteurs nous ont fait part de leurs coups de cœur, mais aussi de leurs coups de gueule. Comme Thierry qui a tenu à réagir après la « main de Dieu » de Luis Suarez face au Ghana  : « Suarez se vante d’avoir fait le plus bel arrêt du Mondial. Quelle honte ! Que c’est beau l’esprit sportif dans le football ! Je promets que mon fils ne pratiquera jamais ce sport de bandits ! » Thierry, votre lettre a ému toute notre rédaction. Votre fils doit-il cependant être privé de son sport préféré pour un geste de « bandit » comme vous dites ? A les3points.com, nous croyons que le football est encore capable de faire rêver nos gosses, nos enfants grâce à des héros de la trempe de Philipp Lahm. Loin des joueurs qui insultent leur sélectionneur ou qui défrayent la chronique au cours de soirées trop arrosées, le capitaine allemand a su rester quelqu'un de simple et de posé. De ceux qui n’hésitent pas à aider leurs parents, tous deux dirigeants et éducateurs d’un petit club de quartier à Munich. Un footballeur-citoyen qui préfère prêter son image pour des campagnes en faveur de la Sécurité routière plutôt que pour des campagnes publicitaires indécentes. Un homme qui n’a pas attendu son élimination en demi-finale pour demander sa compagne en mariage. Autant de raison, Thierry, qui nous ont poussé à élire Philipp Lahm meilleur latéral droit du tournoi. 


luganoLugano (Uruguay) - Un seul être vous manque et la Celeste est déplumée. En arrivant en 1/4 face aux Pays-Bas, l'Uruguay présentait un bilan de 2 buts encaissés en 5 matchs. 90 minutes après, privée de son capitaine courage, la Celeste en mange 3 de plus. Sûr que Diego Lugano aurait autant dégoûté Sneijder et ses potes qu'il a rendu fou Anelka, Blanco, Shabalabala et Park, grosses pointures s'il en est. Nous ne voyons que ca pour expliquer le vote des lecteurs pour le défenseur de Fenerbahce. Autre piste, on soupçonnera nos lecteurs germanophiles d'avoir craqué sur sa belle gueule et sa blondeur, toujours suspecte pour un sud américain.


mertesackerPer Mertesacker (Allemagne) - Le grand blond avec un maillot noir. Le défenseur du Werder Brême paraît un peu gauche du haut de son 1m98,mais si la Mannschaft a pu développer son football de rêve durant ce mondial sud-africain, elle le doit aux possibilités de contre offertes par son sens de l’anticipation et ses grands compas. Le grand Per se rapproche maintenant plus de ses grands prédécesseurs que du Pierre Richard de ses débuts quand il formait la paire de l’horreur avec Metzelder, ou pire Robert Huth. Une performance en guise d'hommage à son grand ami Robert Enke, le défunt gardien de la sélection allemande, suicidé en novembre dernier.


evraPatrice Evra (France) - Extraits de Faites entrer l'accusé (enregistrement du 5 juillet dernier) : « Patrice Evra est ce qu'on peut appel un "petit chef". Individualité arrogante très tôt, trop tôt pourrie par l’argent, il se comporte dans tous les clubs où il passe en véritable chef de gang. L'experte du Ministère de la Santé va jusqu'à parler d'un "caïd immature". De leur côté, les procureurs n'hésitent à évoquer la "caillera", le "voyou arrogant et inintelligent", le "mafieux".  Il faut dire que le crime de Patrice Evra contre l'Equipe de France est grave. Il est même "impardonnable" aux yeux des avocats de la partie civile, tant il illustre "la désunion française, sa possible déliquescence". "Le petit merdeux doit payer" entend-on dans la foule pendant son procès.» 


Milieux 

van-bommelMark Van Bommel (Pays-bas) - A chaque fois c’est la même histoire, celle du type qu’on adore détester, qui le sait et qui semble s’en délecter. Personne ne l’aime et il s’en fout. Van Bommel est la meilleure réponse à tous les tenants du beau jeu. Cette utopie de pacotille, ce fantasme frelaté pour amateurs d’un football sous bocal, ce symbole d’un football aseptisé, marketé, toute cette daube pseudo branchouille, Van Bommel n’en a cure. Il est là pour rappeler ce que doit rester le football, un sport. Avec de la sueur, des tacles, du vice et de la mauvaise foi. Et si ça déplait aux tenants du beau jeu, c’est tant mieux. En paraphrasant Léo Ferré, on leur répondra qu’un footballeur, ça pue des pieds. On ne lave pas le football, on a beau l’habiller à la dernière mode barcelonaise, ça reste vingt deux mecs qui suent en courant après un bout de cuir. Remballez votre romantisme, vos grandes expressions. Van Bommel mérite sa place dans le onze de cette Coupe du Monde, pour son leadership mental, pour s’être mis tous les arbitres dans la poche, pour avoir rendu fous les Brésiliens, pour avoir calmé la nouvelle mode uruguayenne. Et pour avoir fait gagner son équipe, et pas seulement en détruisant le jeu adverse. Peu de milieux de terrain, ont sa qualité de passe, de frappe et de conservation de la balle. Alors bien sûr, qu’il perde ou qu’il gagne, il n’aura sans doute jamais droit au respect qu’il mérite. On le réduira sans doute à un concasseur, mais quelque chose nous dit qu’il s’en fout. A la fin, c’est toujours le mauvais garçon qui finit par gagner.


schwein2Bastian Schweinsteiger (Allemagne) - Il y a peu, Bastian n’était encore que Schweini. Le héros des adolescences rebelles de Bavière-Sud qui se faisait une crêtogel et se laissait pousser les boutons. Celui que l’Allemagne considérait comme son fils préféré et que Jean-Michel Larqué appelait « Chouaïni ». En bref, un ailier droit ce qu’il y a de plus honnête, sorte de Sidney Govou baviériste, les apéros Facebook en moins. Mais cette année, l’Allemagne a changé. Et Schweinsteiger avec : « Schweini, c’est fini. Cela ne me correspond plus. J’ai mûri et j’ai changé. » Le garçon un rien emprunté des années précédentes a surtout rejoint la cohorte des tatoués et des durs au mal qui jouent au milieu, juste devant la défense. Rôle normalement ingrat que le Bavarois a su rendre lumineux, avec pour sommet cette petite fugue en Diego mineur dans la surface argentine. Moment de grâce aussi rare qu’improbable qui vaut à Schweinsteiger le titre de Type de la Coupe du Monde 2010


ozilMesut Özil (Allemagne) - Dans une Coupe du Monde en manque de grands joueurs, on a tout attendu de la part de la petite merveille du foot allemand. Trop peut-être après son entrée fracassante dans le tournoi. Il faut dire qu’on avait encore en tête la finale de l’Euro U21 de l’été précédent qu’il avait pliée à lui seul sur un coup-franc et deux accélérations. Malgré une fin de tournoi délicate où il disparaît avec le reste du collectif allemand lui aussi à bout de souffle, Mesut Özil a prouvé qu’il était bien à la hauteur des folles espérances placées en lui ces dernières années Outre-Rhin. Une sorte de guide tout désigné pour prendre la tête de la révolution romantique en marche dans le foot allemand. "Rock the kebab !"


Attaquants

mullerThomas Müller (Allemagne) - Qui se souvient de Mathieu Valbuena ? Vous savez, la belle histoire d’avant le Mondial. Avec sa disparition, c’est tout le monde du sous-vêtement qui est aujourd’hui menacé. Pas de quoi inquiéter pour autant les faiseurs d’histoire qui ont trouvé d’autres joueurs vers lesquels porter l’attention. Du côté de Thomas Müller, notamment. Un parcours beau comme un conte des frères Grimm, celui d’un gamin des environs de Munich qui traînait il y a encore un an son physique pour teenmovie sur les terrains bosselés de 3ème division et qui se retrouve à planter un doublé contre l’Angleterre en Coupe du Monde. Avec petit clin d’œil à Gerd – le même 13 dans le dos – et déclarations trop mignonnes qui font chavirer l’Allemagne – « Je profite de l’interview pour embrasser Oma ». On en oublierait presque qu’avec lui, la Mannschaft s'est montrée décisive sur chaque contre-attaque, coulant deux favoris coup sur coup. Et que sans lui, elle n'a pu se défaire de l'emprise espagnole. Ce qui est quand même autrement plus décisif qu'un poulpe qui donne des pronos débiles.


villaDavid Villa (Espagne) - On ne sait pas où se trouverait la roja aujourd'hui sans David Villa. Toujours championne d'Europe d'Europe en titre, mais en tongs quelque part dans les îles loin des moqueries de Marca et As. Avec 5 buts en 6 matchs, David Villa a plus que porté l'Espagne vers la finale, il l'a sauvée d'une énième contre-performance en coupe du monde. Sans la classe du néo-barcelonais, sans ses exploits individuels et sa contante prise de risque, l'Espagne aurait dominé stérilement ses adversaires, avec ses 65% de possession de balle moyenne conclus par des contrôles ratés de Fernando Torres. Chez les Blaugrana, Villa arrivera en terrain conquis, avec un mois de tennis-ballon et donc d'automatismes avec Xavi et Iniesta. Sûrement champion du monde et MVP du tournoi. De quoi booster ce qui reste encore de confiance et d'arrogance libres au FC Barcelone. Ca fait peur. En sachant ça, la question que tout le monde devrait se poser c'est est ce que ça vaut vraiment le coup d'organiser le championnat espagnol et la Ligue des Champions cette année ?


forlanDiego Forlan (Uruguay) - ( par Kévin, notre stagiaire d'été) - Après s'être fait viré 2 fois en 1 an et demi de Strasbourg et du FC Nantes, et précipité ces 2 clubs historiques dans le néant, Forlan a surpris tout les observateurs en reprenant les crampons à l'occasion de la Coupe du Monde. Au sein d'une équipe d'Uruguay que tout le monde voyait se faire laminer par nos bleus, Forlan a fait très mal à la rugueuse charnière Gallas-Abidal, sans marquer, certes, mais en faisant l'exploit de plonger nos bleus favoris du Mundial dans le doute et la crise. La suite, c'est 4 buts, un duo génial avec Suarez, et une science tactique du "beau jeu" héritée de ses années troyennes, qu'il a transmises à ses bourrins d'équipiers. Tout y était: décrochages, appels géniaux, contrôles parfaits, passes millimétrées, et frappe de balle maousse costaud. Du grand art. Au lieu de regretter de n'avoir pu convaincre Higuain de porter le maillot bleu, on devrait plutôt se demander pourquoi être passé complètement à côté de Forlan. Ca doit être encore la faute à Kita, ça.

Dernière modification le Mercredi, 28 Juillet 2010 11:13

7 Commentaires

  • Lien vers le commentaire sonimar Mercredi, 28 Juillet 2010 14:13 Posté par sonimar

    MDR !

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  • Lien vers le commentaire Jean-Seb Peru Mercredi, 28 Juillet 2010 10:22 Posté par Jean-Seb Peru

    Bien vu oeil de lynx. Tu es le premier des 3194 lecteurs à avoir relevé le piège. Tu a donc gagné 1 an d'abonnement aux 3points.com

    (ps: Van Bommel était bien entendu sud africain)

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  • Lien vers le commentaire Sonimar Mercredi, 28 Juillet 2010 09:56 Posté par Sonimar

    Van Bommel Allemand ???

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  • Lien vers le commentaire Al Bundy Mardi, 13 Juillet 2010 11:52 Posté par Al Bundy

    Lugano c'est Richard Gasquet à la sortie d'une boite de Miami Beach aprés une soirée avec Bob Sinclar ou il a juste embrassé une fille qui a pris de la coke...sinon jene vois pas d'autres explications...

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  • Lien vers le commentaire Bruce Singray Lundi, 12 Juillet 2010 14:57 Posté par Bruce Singray

    Le concept englobe tout ceux qui ont marqué la compétition, en bien comme en mal.

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  • Lien vers le commentaire Jack Napier Samedi, 10 Juillet 2010 18:55 Posté par Jack Napier

    Forlan ne ressemble pas a André Rieu mais a Michael Bolton c'est un scandale.

    Et Ozil ressemble a Steve Buscemi plus qu'à l'autre comique pas drole.

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  • Lien vers le commentaire Boucot Samedi, 10 Juillet 2010 18:46 Posté par Boucot

    C'est quoi le concept de l'équipe ? Enfin, ça me va mais Evra... WTF ?

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