Coupe du Monde 2010 - Les 11 types pour la L1

Écrit par Emmanuel Raide
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Maintenant que Bert Van Marwijk et Mesut Özil vous sont aussi familiers que Guy Lacombe et Kévin Gameiro,  il est encore temps de profiter des derniers soubresauts de la Coupe du Monde pour y piocher onze types taillés pour la Ligue 1. Une sélection qui doit bien évidemment prendre en compte le cahier des charges très serré du joueur susceptible d’évoluer en L1. Ni trop flambeur, ni trop cher et n’évoluant pas encore dans un club capable de jouer les premiers rôles en Ligue des Champions. Onze choix forcément discutables pour onze clubs en forme de transition entre les deux plus belles compétitions du monde.

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Gardien

kingsonRichard Kingson (Ghana) - Avec un nom qui fleure bon la Jamaïque et ce qu'il faut de sérénité pour diriger une défense un rien bancale avec sa paire de Mensah qui manque de perdre le fil du match à tout instant, Richard Kingson n’est pas loin d’apparaître comme le meilleur gardien du tournoi. Une évidence pour ceux qui cherchent depuis vingt ans un digne successeur à Thomas Nkono. Le signe pour d’autres qu’avec le sacre de la doublure de Kirkland à Wigan, cette Coupe du Monde pourrait bien rejoindre la dernière CAN au rang des cimetières à ciel ouvert pour gardiens de but.

Le genre de joueur idéal pour… le PSG. Kingson a tout pour devenir le Bernard Lama du futur... antérieur, si l’on tient compte de son âge. Après, vu le peu d’importance que l’on accorde aux questions d’Etat civil du côté du Camp des Loges, on ne lui en tiendra pas rigueur. D’autant que le gardien ghanéen a l’air doué pour organiser des séances de prières collectives. Et ça, bien plus qu’un arrêt sur la ligne, dieu sait si le PSG en a besoin…


Défenseurs

salcidoCarlos Salcido (Mexique) - On attendait Javier Hernandez ou à la limite Rafael Marquez. On a un peu vite oublié que cette première Coupe du Monde africaine devait être celle des bons sentiments. Du coup, c’est un latéral tout droit sorti d’une coopérative de petits producteurs du Chiapas qui a le plus impressionné. Suractif des couloirs – gauche ou droit, peu importe –, Carlos Salcido assure en défense autant qu’il peut enflammer sur ses montées. Et comme sa frappe a tout l’air de valoir celle de n’importe quel poids-coq issu des montagnes du Sud-Est, on va lui envoyer du Roberto Carlos Sacido plutôt que de laisser ça au premier Michel Bastos de passage.

Le genre de joueur idéal pour… le LOSC. Ne manque plus qu’un Dani Alvès cheap pour que le LOSC devienne le plus-qu’un-club de la Ligue 1.

Publication judiciaire à la demande de Seb-du-62
"bonjour , voila je ne souhaite pa ke tout le monde voit sur le net que lé liloi cé le barsa , maintenan je ne voi pa pk tu afficherai des chose kom sa, je souhaite que vous suprime sa de votre page , merci d avance , chercher un otre club jen suis sur il en a plein dotre "


nelsenRyan Nelsen (Nouvelle-Zélande) - « Je ne pense pas qu'un groupe de onze mecs blancs tout maigrichons puisse être très intimidant... » On pensait rigoler en voyant jouer la Nouvelle-Zélande, mais ce trait d'humour  du capitaine All White à propos d'un éventuel hakka reste encore la seule chose drôle du passage néo-zélandais en Coupe du Monde. La faute sans doute à ce même capitaine qui a su barrer toute sa défense en contenant le serial-buteur du tournoi, Robert Vittek, ou en allant au sacrifice en cas de besoin – deux cartons jaunes en trois matchs. Sans doute le meilleur atout pour la carte kiwi.

Le genre de défenseur idéal pour… l’OGC Nice. Un maillot rouge et noir, un club sudiste et des tribunes chaudes comme une cagolle, voilà le genre de formule qui fait craquer tout joueur néo-zélandais. Si jamais ça ne suffit pas, le président Stellardo peut toujours faire venir Tana Umaga en tant qu’entraîneur-joueur et les Ultras de la Brigade Sud de commencer de leur côté à apprendre par cœur les paroles du Pilou-Pilou


bougherraMadjid Bougherra (Algérie) - Que ce soit sur les couvertures des magazines féminins comme sur les pelouses de Coupe du Monde, cet été, les rondeurs vont pouvoir s’afficher sans complexe. Si les forumeuses de vivelesrondes.com ont trouvé en Beth Ditto la passionaria hype et chic qui leur manquait, les footeux coupables de quelques passages en trop au kebab du coin ont la conscience un peu plus tranquille depuis qu’ils ont vu jouer « Magic » Bougherra. Le défenseur algérien a en effet prouvé qu’il n’y avait rien de mieux que 95 kilos de barbaque pour boucher la vue d’attaquants du calibre de Rooney dans la surface. Ou de son propre gardien quand celui-ci voit son rôle réduit au rang de quantité négligeable pendant 90 minutes grâce au travail de sape de sa tour de contrôle. Résultat, si l'Algérie quitte la Coupe du Monde avec le titre d'attaque la plus consternante du tournoi, elle a au moins gagné une défense taille XXL.

Le genre de joueur idéal pour… Lens. Le médecin du club n’a pas l'air très regardant question hygiène de vie. La preuve, il n'est pas encore parvenu à imposer de régime détox’ à Gervais Martel. Le club sang et or a donc tout de la destination de rêve pour qui comme Madjid a besoin de s’enfiler un américain sauce samouraï à la mi-temps s'il veut tenir le coup en seconde période. 


morelClaudio Morel (Paraguay) - Rien que pour son patronyme déjà, qui fait se rencontrer la pampa latine et la lande bretonne.  Pour sa grinta ensuite qui confirme l’idée qu’on se fait d’un latéral sud-américain. Soit un type capable de renvoyer Cyril Rool au pensionnat de Chavagnes ou de mettre sous l’éteignoir le feu qui couve du côté de Keisuke Honda à coups de triques un rien limite. Avec lui, on est donc loin de ces latéraux auriverdisant dont a besoin toute équipe  qui  prétend pratiquer une des variantes du foot total. Mais ça, Morel s'en fout : il sait qu'il lui suffit de jouer parmi les quatre de la défense albiroja, la meilleure du moment, pour devenir un garçon dans le vent au Paraguay.

Le genre de joueur idéal pour... Lorient. Sitôt la trêve hivernale passée, l’équipe jeune et inspirée de Gourcuff Père manque d'une bonne dose de hargne et de mauvais coups pour aller accrocher l’Europa League. Autre atout, pour l'intendant d’un des plus petits budgets de Ligue 1 cette fois, les maillots floqués Morel existent déjà. Il n’y aura jamais qu’un numéro à changer. 


Milieux

tiagoTiago (Portugal) - Le Portugais errant n’en finit plus de regretter le temps où il donnait le vertige à tout Gerland. Après un passage manqué à la Juve, il a été envoyé finir sa saison chez les Colchoneros de l’Atletico, sans pouvoir participer au grand triomphe en Europa League - à cause d'apparitions en Ligue des Champions avec la Vieille Dame. Résultat, n’ayant nulle part où faire valoir sa technique délicate et sa science du placement, Tiago a dû s’en remettre à une poignée d’apparitions en Seleçao pour redevenir le joueur brillant qu’il n’a sans doute jamais cessé d’être.

Le genre de joueur idéal pour… l’AS Monaco. Après la sélection nationale, le Rocher est le point de chute idéal pour ceux qui ne parviennent plus à s’imposer dans une grande maison digne de leur talent. 


endoYasuhito Endo (Japon) - Parmi les joueurs japonais, il y a ceux qui ont appris le foot dans les mangas. Et puis il y a Endo qui a préféré passer par la case Rashomon pour devenir footballeur. Ce qui revient à dire que Endo ne joue pas vraiment au foot. Disons plutôt qu’il suit match après match l’éthique des samouraïs découverte dans les films de Kurosawa : le devoir comme seule ligne de conduite, le don de soi pouvant aller jusqu’à la mort, l’art du sabre plutôt que celui des dribbles chaloupés, la peur réprimée et la légèreté proscrite, l’austérité pour seule apparence, au risque, c’est vrai, de ramener à la surface les derniers restes du look clodo 2006 façon Gaël Givet.

Le genre de joueur idéal pour… l’AS Nancy Lorraine. Parce que Pablo Correa est bien le Kurosawa de la Ligue 1 : intensité et férocité dans le combat, importance des conditions climatiques (pluie, vent, grêle, gel…), et surtout cet art du plan qui va s’étirer plusieurs minutes avant que l’action ne s’accélère et que la frénésie l’emporte.

kracicMilos Krasic (Serbie) - La nostalgie de la fédération yougoslave poursuit la Serbie jusque dans ses apparitions en Coupe du Monde. D’abord, en gagnant le titre de meilleure équipe du monde pendant quatre-vingt-dix minutes face à l’Allemagne, avant de sombrer le match suivant face aux Socceroos. Ensuite, en sortant ce qui se fait de mieux question milieu de terrain classieux avec Milos Krasic. A l’origine de l’accélération qui déséquilibre toute la défense allemande, il livre quarante-minutes plus tard une prestation hors du temps face à l’Australie. Au point d’en oublier de planter les cinq-six buts à sa portée sur chaque action et de provoquer l’engueulade qui coule son équipe en seconde période. Yougo to my head...  

Le genre de joueur idéal pour… l’AJ Auxerre. Parce qu’il n’ya qu’au milieu de la luserne, du Chablis et des Massey-Fergusson que la filière de l’Est arrive à prendre en Ligue 1 - cf. Jelen, Niculae et Pedretti.  Parce que, surtout, on sait qu’il suffit d’un maillot Chaillotine pour qu’un grand milieu cesse de jouer sur courant alternatif et décroche enfin le Soulier d’Or L'Yonne Républicaine qui ne récompense jamais que les plus grands - Scifo, Kalhenberg, Martins ou Lachuer.


Attaquants

altidoreJozy Altidore (Etats-Unis) - Trop vite éclipsé par un but décisif de Landson Donovan, héros providentiel dont a besoin le soccer pour exister enfin dans les pages de Sports Illustrated,  Jozy Altidore reste la vraie révélation U.S de ce Mondial. En quatre apparitions, il a réussi à réinventer à lui seul ce qu’on a appelé l’"attaquant moderne" les premières fois où l'on a vu jouer Fausto Asprilla au milieu des années 90. Soit un joueur capable de scotcher sur la ligne de départ toute une défense, la finesse technique et le sens du collectif en plus histoire de se distinguer quand même de Djibril Cissé. Ce qui peut revenir à parler d’un Sidney Govou qui aurait oublié de diluer une partie de son talent dans la nuit moite des bords de Saône à Lyon…

Le genre de joueur idéal pour… le Stade Rennais. Le rêve américain pour sortir de cette nuit armoricaine dans laquelle est plongé le club breton depuis, euh… Depuis toujours, non ? Avec Salma Hayek en tribune, Joe Pesci sur le banc et Fanni ardent côté droit, ne manque plus que Jozy en tête d’affiche pour faire du Stade Rennais le seul, le vrai FC Hollywood qui manque tant à la Ligue 1.


podolskiLukas Podolski (Allemagne) - Il y a quatre ans, on avait laissé Prinz Poldi dans la peau du meilleur espoir du foot allemand. Entre temps, son passage au Bayern a surtout valu au petit prince préféré des Allemands de devenir le correspondant allemand idéal pour Franck Ribéry, rapport à leur goût commun pour les blagues potaches et leurs approximations syntaxiques réciproques qui laissent entendre une scolarité chaotique. Pour le reste, Podolski a échoué là où Ribéry a réussi, au Bayern. Et réussit là où Ti Franck s’est vautré, en sélection. Devant pareil constat, on comprend que Uli Hoeness ait cherché à s’en débarasser en fin de saison dernière. Et rien ne dit que le malheureux repreneur, le FC Cologne, ne cherche à profiter du retour de hype autour de son ex-fils prodigue pour le refourguer à nouveau au prix fort.

Le genre de joueur idéal pour… l’Olympique de Marseille. On a toujours besoin d’un teuton flingueur pour mettre toutes les chances de son côté en Ligue des Champions. Deschamps qui a goûté de près au combo moustache-nuque longue de Rudi Völler est bien placé pour le savoir. Comme DD sait aussi y faire dès qu’il s’agit de ramener le meilleur attaquant du monde à son vrai niveau (jurisprudence Morientes), Lukas Podolski peut occuper easy le rôle de pointure kolossale dont a besoin l’OM pour que l’Europe se mette à parler marséyé. Enfin, avec l’accent à Papa Schultz. 


taesaeJong Tae-Sae (Corée du Nord) - Un freak, un vrai. Un type qui se fait appeler le Rooney de l’Asie quand ce n’est pas le Beckham coréen. Un type qui, plutôt que de jouer pour la Corée du Sud maternelle ou le Japon dans lequel il a grandi, a fait le choix de l'autisme nord-coréen. Avec ce qu’il faut d’inconscience pour annoncer qu’il plantera au moins un but par match histoire d'honorer comme il se doit Kim-Jong Il… Encore le plus court chemin pour rejoindre les mines de charbon. Ou pire, les champs de mines de Ligue 1.

Le genre de joueur idéal pour… Toulouse. Le seul joueur capable d’évoluer 32 matchs de suite dans le 8-1-1 révolutionnaire d'Alain Casanova, de chialer à chaque fois que retentit au Stadium l'hymne toulousain Ô Toulouse, ô moun païs ! et de composer des odes en l'honneur de son Dirigeant Bien-Aimé, Olivier Sadran.

Dernière modification le Mardi, 06 Juillet 2010 15:06
Emmanuel Raide

Emmanuel Raide

Rédacteur en freelance-armstrong. 

1 Commentaire

  • Lien vers le commentaire DJ Roustan Mardi, 06 Juillet 2010 11:51 Posté par DJ Roustan

    Recruteurs de L1 à vos téléphones !

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