
Gardien
Richard Kingson (Ghana) - Avec un nom qui fleure bon la Jamaïque et ce qu'il faut de sérénité pour diriger une défense un rien bancale avec sa paire de Mensah qui manque de perdre le fil du match à tout instant, Richard Kingson n’est pas loin d’apparaître comme le meilleur gardien du tournoi. Une évidence pour ceux qui cherchent depuis vingt ans un digne successeur à Thomas Nkono. Le signe pour d’autres qu’avec le sacre de la doublure de Kirkland à Wigan, cette Coupe du Monde pourrait bien rejoindre la dernière CAN au rang des cimetières à ciel ouvert pour gardiens de but.
Le genre de joueur idéal pour… le PSG. Kingson a tout pour devenir le Bernard Lama du futur... antérieur, si l’on tient compte de son âge. Après, vu le peu d’importance que l’on accorde aux questions d’Etat civil du côté du Camp des Loges, on ne lui en tiendra pas rigueur. D’autant que le gardien ghanéen a l’air doué pour organiser des séances de prières collectives. Et ça, bien plus qu’un arrêt sur la ligne, dieu sait si le PSG en a besoin…
Défenseurs
Carlos Salcido (Mexique) - On attendait Javier Hernandez ou à la limite Rafael Marquez. On a un peu vite oublié que cette première Coupe du Monde africaine devait être celle des bons sentiments. Du coup, c’est un latéral tout droit sorti d’une coopérative de petits producteurs du Chiapas qui a le plus impressionné. Suractif des couloirs – gauche ou droit, peu importe –, Carlos Salcido assure en défense autant qu’il peut enflammer sur ses montées. Et comme sa frappe a tout l’air de valoir celle de n’importe quel poids-coq issu des montagnes du Sud-Est, on va lui envoyer du Roberto Carlos Sacido plutôt que de laisser ça au premier Michel Bastos de passage.
Le genre de joueur idéal pour… le LOSC. Ne manque plus qu’un Dani Alvès cheap pour que le LOSC devienne le plus-qu’un-club de la Ligue 1.
Publication judiciaire à la demande de Seb-du-62
"bonjour , voila je ne souhaite pa ke tout le monde voit sur le net que lé liloi cé le barsa , maintenan je ne voi pa pk tu afficherai des chose kom sa, je souhaite que vous suprime sa de votre page , merci d avance , chercher un otre club jen suis sur il en a plein dotre "
Ryan Nelsen (Nouvelle-Zélande) - « Je ne pense pas qu'un groupe de onze mecs blancs tout maigrichons puisse être très intimidant... » On pensait rigoler en voyant jouer la Nouvelle-Zélande, mais ce trait d'humour du capitaine All White à propos d'un éventuel hakka reste encore la seule chose drôle du passage néo-zélandais en Coupe du Monde. La faute sans doute à ce même capitaine qui a su barrer toute sa défense en contenant le serial-buteur du tournoi, Robert Vittek, ou en allant au sacrifice en cas de besoin – deux cartons jaunes en trois matchs. Sans doute le meilleur atout pour la carte kiwi.
Le genre de défenseur idéal pour… l’OGC Nice. Un maillot rouge et noir, un club sudiste et des tribunes chaudes comme une cagolle, voilà le genre de formule qui fait craquer tout joueur néo-zélandais. Si jamais ça ne suffit pas, le président Stellardo peut toujours faire venir Tana Umaga en tant qu’entraîneur-joueur et les Ultras de la Brigade Sud de commencer de leur côté à apprendre par cœur les paroles du Pilou-Pilou.
Madjid Bougherra (Algérie) - Que ce soit sur les couvertures des magazines féminins comme sur les pelouses de Coupe du Monde, cet été, les rondeurs vont pouvoir s’afficher sans complexe. Si les forumeuses de vivelesrondes.com ont trouvé en Beth Ditto la passionaria hype et chic qui leur manquait, les footeux coupables de quelques passages en trop au kebab du coin ont la conscience un peu plus tranquille depuis qu’ils ont vu jouer « Magic » Bougherra. Le défenseur algérien a en effet prouvé qu’il n’y avait rien de mieux que 95 kilos de barbaque pour boucher la vue d’attaquants du calibre de Rooney dans la surface. Ou de son propre gardien quand celui-ci voit son rôle réduit au rang de quantité négligeable pendant 90 minutes grâce au travail de sape de sa tour de contrôle. Résultat, si l'Algérie quitte la Coupe du Monde avec le titre d'attaque la plus consternante du tournoi, elle a au moins gagné une défense taille XXL.
Le genre de joueur idéal pour… Lens. Le médecin du club n’a pas l'air très regardant question hygiène de vie. La preuve, il n'est pas encore parvenu à imposer de régime détox’ à Gervais Martel. Le club sang et or a donc tout de la destination de rêve pour qui comme Madjid a besoin de s’enfiler un américain sauce samouraï à la mi-temps s'il veut tenir le coup en seconde période.
Claudio Morel (Paraguay) - Rien que pour son patronyme déjà, qui fait se rencontrer la pampa latine et la lande bretonne. Pour sa grinta ensuite qui confirme l’idée qu’on se fait d’un latéral sud-américain. Soit un type capable de renvoyer Cyril Rool au pensionnat de Chavagnes ou de mettre sous l’éteignoir le feu qui couve du côté de Keisuke Honda à coups de triques un rien limite. Avec lui, on est donc loin de ces latéraux auriverdisant dont a besoin toute équipe qui prétend pratiquer une des variantes du foot total. Mais ça, Morel s'en fout : il sait qu'il lui suffit de jouer parmi les quatre de la défense albiroja, la meilleure du moment, pour devenir un garçon dans le vent au Paraguay.
Le genre de joueur idéal pour... Lorient. Sitôt la trêve hivernale passée, l’équipe jeune et inspirée de Gourcuff Père manque d'une bonne dose de hargne et de mauvais coups pour aller accrocher l’Europa League. Autre atout, pour l'intendant d’un des plus petits budgets de Ligue 1 cette fois, les maillots floqués Morel existent déjà. Il n’y aura jamais qu’un numéro à changer.
Milieux
Tiago (Portugal) - Le Portugais errant n’en finit plus de regretter le temps où il donnait le vertige à tout Gerland. Après un passage manqué à la Juve, il a été envoyé finir sa saison chez les Colchoneros de l’Atletico, sans pouvoir participer au grand triomphe en Europa League - à cause d'apparitions en Ligue des Champions avec la Vieille Dame. Résultat, n’ayant nulle part où faire valoir sa technique délicate et sa science du placement, Tiago a dû s’en remettre à une poignée d’apparitions en Seleçao pour redevenir le joueur brillant qu’il n’a sans doute jamais cessé d’être.
Le genre de joueur idéal pour… l’AS Monaco. Après la sélection nationale, le Rocher est le point de chute idéal pour ceux qui ne parviennent plus à s’imposer dans une grande maison digne de leur talent.
Yasuhito Endo (Japon) -
Milos Krasic (Serbie) -
Jozy Altidore (Etats-Unis) -
Lukas Podolski (Allemagne) -
Jong Tae-Sae (Corée du Nord) -
