Interview – Laurent Blanc : « Je n’ai jamais quitté le monde amateur »

Écrit par Emmanuel Raide & Yazid Khalef
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Samedi 10 décembre à Clairefontaine, le Crédit Agricole, partenaire historique du football français, demande à Laurent Blanc de sélectionner une "Equipe de tous les footballs" de 22 joueurs amateurs. L'occasion de rencontrer le sélectionneur pour parler de ce football de masse, du métier d'entraîneur et d'Alou Diarra. Interview exclusive. Ou presque... 


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« Alors, c’est vous les blogueurs ? Est-ce que vous aimez le foot ? » Samedi 10 décembre, on est à Clairefontaine et celui qui nous envoie du « blogueurs » sans qu’on sache vraiment ce que ça signifie pour lui est Laurent Blanc. Pour tout dire, on ne se savait pas blogueurs nous-mêmes. Nous voilà au moins fixés là-dessus. C’est d’ailleurs ce qui nous vaut d’être là en cette fin d’après-midi – bien avant d’aller voir de plus près la suite Bernard Diomède, le billard David Ginola et la salle cardio Steve Savidan côté château. Deux semaines plus tôt, le Crédit Agricole nous avait contactés pour rencontrer le sélectionneur dans le cadre d’une opération de promotion du football amateur, « L’Equipe de Tous les Footballs ». L’idée ? Demander à Laurent Blanc de monter une équipe d’amateurs venus de 89 districts, des U17 jusqu’aux vétérans, filles comme garçons, pour disputer un levée de rideau face aux vainqueurs du Challenge Mozaïc, autre compétition organisée par le Crédit Agricole.

Deux jours auparavant, lorsqu’on nous avait présenté le projet, on avait senti une drôle de fébrilité de la part des organisateurs. « En fait, ils ne savaient pas trop comment s’adresser à des blogueurs… » A mesure que le projet défilait sous nos yeux, entre petits PowerPoint ratés - « Euh… Là, normalement, faut imaginer la musique d’Oasis… » –, et chiffres livrés en bataille (89 joueurs venus de tous les districts, 17 sélectionnés par Laurent Blanc le 10 décembre, 5 autres par vidéo sur Facebook d’ici le 10 janvier), on découvrait deux choses : 1. on serait tout seuls (ou presque) avec Laurent Blanc pendant une vingtaine de minutes ; 2. il allait falloir ne parler que du seul foot amateur (ou presque).

Plutôt que de refuser au nom des sacro-saints principes qui, après tout, ne nous concernent pas tant que ça – puisqu’on n'est jamais que des blogueurs, hein… –, on s’est dit que de deux contraintes, on pourrait peut-être tenir d’autres paroles de la part du sélectionneur que celles livrées à coups de conférences en salle de presse à la Fédé. On n’est pas sûr d’y être arrivés. Mais on a au moins essayé. C’est peut-être ça finalement être blogueurs...  

Dans vos différentes interventions médiatiques, on a toujours senti une pudeur à l’idée d’évoquer vos origines. Or, dans la préparation de cette opération, il semble avoir été pas mal question de ce monde amateur d’où vous venez.

Comme tout footballeur professionnel, j’ai forcément fait mes débuts dans ce football de masse, le football amateur. Je pourrais dire que j’y ai même été plongé dès ma naissance avec un père qui s’est occupé pendant 50 ans d’un club amateur. J’ai donc baigné dans cet esprit-là au début de mon parcours, et je baigne même dedans aujourd’hui encore en suivant, en aidant, en m’occupant quand je le peux du club en question, celui de mon village (ndr : l’AS Rousson, dans le Gard).

"Les problèmes que l’on peut rencontrer dans le football professionnel, on les rencontre aussi dans le football amateur. En pire."

Qu’avez-vous gardé de cette période pour la suite de votre parcours ?

Il faut savoir que les problèmes que l’on peut rencontrer dans le football professionnel, on les rencontre aussi dans le football amateur. En pire, pour peu que l’on connaisse les difficultés de certains clubs pour simplement continuer à vivre. Il faut trouver des éducateurs, des bénévoles – et on en trouve de moins en moins ! Elle est là, la souffrance des clubs amateurs.

Justement, cette souffrance apparaissait dans un reportage paru dans So Foot (novembre 2011). Il y était aussi beaucoup question du lien que le foot d’en bas entretient avec l’équipe de France en tant que vitrine. Est que tout ça n’exige pas un engagement disons plus militant de la part de la sélection ?

Vous savez, c’est un long débat qui existait bien avant que vous naissiez et qui existera bien après quand nous ne serons plus là. On a tous entendu ce discours et ces quelques différends entre monde professionnel et monde amateur. Reste qu’on est tous unanimes tant côté amateur que professionnel pour dire qu’on a besoin l’un de l’autre. Ne serait-ce que parce que le monde amateur est un passage obligé pour tout professionnel. Après, le débat se pose autour de la question de la redistribution. On n’a pas le temps de rentrer dans les détails aujourd’hui, mais n’oublions pas pour autant que le football professionnel, même s’il doit ou peut faire encore plus, fait déjà énormément pour le football amateur. Quand vous avez les chiffres sous les yeux, vous voyez que ce n'est pas anodin. Après, c’est vrai qu’il faut que ça arrive à des clubs qui en ont besoin. Pour moi, toute la difficulté est là.

Cette opposition entre monde amateur et monde professionnel, il en est surtout question lors des tours de Coupe de France…

C’est normal et c’est même ce qui fait son charme ! Je me demande d’ailleurs pourquoi on fait toujours cette opposition…

On n’y croit pas justement…

Disons que c’est le même football. Il y en a un qui, par définition, doit rester du loisir, et l’autre qui est un métier. Ça peut paraître simple, mais ce n’est pas tout à fait la même chose. Après, on peut toujours dire qu’on joue sur un même terrain, à onze contre onze, en respectant les règles, mais ce n’est plus la même approche.

"On est tous unanimes tant côté amateur que professionnel pour dire qu’on a besoin l’un de l’autre."

Ce qui n’empêche pas certains joueurs aux parcours atypiques, venus du monde amateur de devenir professionnels, voire internationaux…

Mais on est tous issus du monde amateur !

Le cas qu’on voulait évoquer, c’est celui de types sortis du système de formation, qui croyaient avoir perdu toute chance de passer au professionnalisme et pour lesquels le foot amateur a fait office de planche de salut.

Oui, si voulez…

Certains sont même en Equipe de France aujourd’hui...

Oui, mais il y en a de moins en moins. Pourquoi ? Parce que la formation est de plus en plus resserrée. Dans les centres de formation, l’observation prend une place de plus en plus importante. C’est vrai qu’il y a quelques joueurs qui passent entre les mailles du filet, et qui n’ont pas forcément suivi le parcours linéaire d’un centre de pré-formation ou de formation. Mais je vous le répète, il y en a de moins en moins. Pour le reste, ces quelques exceptions, je trouve que ça donne encore de l’espoir.

Ça veut dire qu’on a encore le droit de continuer à voir le foot amateur comme un tremplin vers le haut niveau ?

Tout dépend de l’âge. Mais vous avez raison, vous avez des joueurs qui n’ont pas réussi dans ce parcours linéaire, pour diverses raisons, et qui, pour ensuite retrouver la voie vers le monde professionnel, passent par une équipe amateur. Ca peut encore le faire.

Ces parcours existent plus généralement dans d’autres pays. On pense à l’Allemagne par exemple où le monde amateur est considéré comme le vivier du professionnalisme...

Pour nous aussi ! Dans tous les pays de football devrais-je dire ! Pour arriver au monde professionnel, vous êtes obligé de passer par le monde amateur. Vous ne pouvez pas faire autrement. Quand on est gamins, on joue tous dans des petits clubs. C’est là que tout commence. C’est après, vers 13-14 ans d’abord, puis 15-17 ans, que les destinées finissent par se jouer.

"Une des qualités et des compétences d’un entraîneur ou d’un sélectionneur se trouve dans la gestion des différences de cultures."

Aujourd’hui, vous allez monter une équipe avec des amateurs aux profils et aux pratiques très différents. Est-ce que cette expérience de la diversité ne raconte pas quelque chose du métier d’entraîneur ?

C’est ce que rencontrent les entraîneurs, ni plus ni moins. Que ce soit les entraîneurs de jeunes ou d'adultes. Comme vous le savez, le football est un sport universel où l’on rencontre plein de différences, notamment culturelles. Cette donnée fait de plus en plus partie de ce métier. Une des qualités et des compétences d’un entraîneur ou d’un sélectionneur se trouve dans cette gestion de ces différences de cultures. Où les choses ne sont pas toujours aussi faciles que l’on croit… Ce problème de base, c’est celui de la gestion d’un joueur, d’une personnalité, d’un caractère. Et croyez-moi, on le rencontre aussi bien dans le monde amateur que professionnel !  

Mais ce n’est pas devenu surtout ça, le métier d’entraîneur ?

Ce n’est pas que ça. C’est devenu très important. Ne serait-ce que parce qu’il n’y a pas deux êtres humains qui se ressemblent – et je ne parle pas que de différences culturelles. Ça, on va dire que ça vaut pour la gestion du sport en général, pas seulement du football. C’est d’ailleurs une question qu’on retrouve à une autre échelle dans notre société… Cet après-midi, il y a quand même un aspect ludique. Effectivement, il y a des gens de différentes générations, des U17, des U19, des joueurs qui ont 20 ans, d’autres qui ont 32 ans, des garçons, des filles… On va essayer de faire les choses le plus professionnellement possible, mais dans un esprit qui reste ludique. C’est pour ça que je leur ai surtout dit de profiter de cette journée pour prendre énormément de plaisir.

Vous avez dit aux joueurs de ne pas se sentir observés…

Ils passent la journée avec nous, à jouer au football.

Est-ce pour autant si facile que ça d’évoluer comme si de rien n’était sous les yeux du sélectionneur ?

J’espère qu’ils en feront abstraction le plus possible.

Et lorsque vous supervisez les joueurs de l’Equipe de France et qu’ils savent que vous êtes dans les tribunes, est-ce qu’ils se sentent observés ?

Obligatoirement, oui. Si j’ose dire, tous les joueurs se sentent observés. Quand on va voir un match, on jette un œil et une observation sur le joueur qui nous intéresse, mais on regarde aussi les joueurs sélectionnables, leur performance. Et si elle est bonne, elle fera office de première petite marque dans mon esprit.

"Dans le monde professionnel, il faut mélanger la notion de plaisir avec le fait qu’on exerce aussi un métier. Car c’est bien un métier."

Quand vous étiez dans la position de l’observé, du joueur, est-ce que vous arriviez à occulter ça ?

Non. Je savais que le sélectionneur était là, mais j’avais quand même d’autres éléments sur lesquels me concentrer. Si tu ne te concentres que là-dessus, c’est le meilleur moyen de passer à travers. C’est pour ça que je disais aux joueurs présents aujourd’hui d’essayer autant que possible de faire abstraction de mon observation.

Le danger dans ce genre de situation, c’est de surjouer…

Comme toujours. Que tu sois professionnel ou amateur, c’est le principal danger. Et bien souvent dans ce cas, le résultat est souvent le même : négatif.

« C’est ça le football ! » est le mot d’ordre de cette journée. Nous, on est des bloggueurs, pas des joueurs : on ne sait pas ce que c’est le football. Vous avez une image, quelque chose de concret pour bien nous faire comprendre ce qu’est ce football ?

Vous êtes d’accord avec moi, c’est un jeu.

Pour l’instant, on est d’accord. Mais ça ne nous dit pas ce qu’est le football, votre football…

Le football est tellement général… Et il est tellement différent selon l’âge auquel vous le pratiquez. Quand on est gamin, qu’on a 6-7 ans, le football représente autre chose que quand vous avez 16-17 ans…

Partons de ces souvenirs d’enfance. Qu’en avez-vous gardé ?

Le football de l’enfance, pour moi, c’est le football de rue. Il existe de moins en moins malheureusement. Ou heureusement, je n’en sais rien… Je dis « malheureusement » parce que c’est surtout là que j’ai pris le plus de plaisir à jouer. Il n’y avait que le jeu, pas de questions d’infrastructures et pour seules règles, les nôtres. C’est là, avec mes potes, que je me suis le plus éclaté parce qu’il n’y avait que le plaisir. Dans le football amateur, ça devrait être principalement ça… Après, dans le monde professionnel, il faut mélanger cette notion de plaisir avec le fait qu’on exerce aussi un métier. Car c’est bien un métier. On a tendance à l’oublier. Certains pensent même que c’est un métier facile. Si c’était si facile, tout le monde serait bien content de le faire, en partie parce le football a la chance de bénéficier d’une reconnaissance dans les médias qui génère beaucoup d’argent. Mais ce n’est pas du tout le cas. Il faut avoir des capacités à la fois footballistiques et humaines. Il faut être complet.

Est-ce que cette difficulté a quelque chose à voir avec ce qu’on vous a déjà entendu dire, à savoir que vous ne vous vouliez pas forcément rester éternellement coach…

Même pour moi, ce n’est pas facile du tout. Vous tous, vous jouez les coachs sur vos blogs ou dans les médias. Vous m’expliquez ce que doit être mon équipe et quels joueurs je devrais sélectionner. Si en plus vous tombez sur un supporter de Lille, il ne va vouloir que des joueurs de Lille. Si vous tombez sur un supporter de Marseille… Ça aussi, c’est une difficulté du métier de sélectionneur.

"Je connais très peu de joueurs professionnels qui n’ont pas de rapport avec le football amateur."

Est-ce qu’une sorte de retour aux sources au monde amateur serait envisageable pour retrouver cette notion de plaisir plus direct dont vous parliez précédemment ?

Je n’ai jamais quitté le monde amateur. De par mon père, j’ai toujours été en contact avec ce football. Actuellement, avec le club de mes débuts, l’AS Rousson, j’essaye de participer autant que je peux. Du moins, je me tiens au courant et je reste un minimum actif. Je ne me suis jamais coupé du football amateur. Ne croyez pas qu’une fois arrivés du côté du professionnalisme, on se dit : « Je n’ai plus rien à faire du football amateur ! » Je connais très peu de joueurs professionnels qui n’ont pas de rapport avec le football amateur. Tous, que ce soit par le club de leurs débuts, par leurs enfants ensuite, par les liens que l’on conserve avec un éducateur – parce que vous avez toujours deux ou trois personnes qui vous marquent dans votre formation, que ce soit au niveau footballistique ou humain. Tous ces gens, ils ont fait leur carrière et ils feront leur carrière dans le football amateur. J’ai toujours autant de plaisir à les retrouver.

Et vous, vous faites partie de ceux qui vont voir jouer leurs enfants ?

Oui, toujours. Quand je peux. Là aussi, je suis en permanence en contact avec le football amateur, le mercredi ou le samedi. Ca ne me gêne pas du tout d’être là.

C’est important d’être au bord du terrain ?

Oui, mais comme je le dis, ça me fait plaisir d’être là. Sans doute parce qu’en plus de venir voir des matchs de football, je viens voir mes enfants jouer.

Et qu’est-ce que ça vous fait ? Sans rentrer dans les détails, hein…

(Rires) J’adore voir jouer les jeunes, parce que la base est vraiment là. Il y a de l’innocence, de l’insouciance. Pas de calcul, rien. C’est spontané, et ça j’adore. Après, j’ai un garçon de 17 ans, dans l’adolescence. Là, ça devient différent. Mais c’est toujours un plaisir quand vous voyez votre fils jouer.

"Lorsque vous accordez la confiance à quelqu’un, ce n’est pas une entame de saison difficile qui doit vous faire changer d’avis sur le joueur et la personne."

Puisqu’on parle de foot amateur, on voulait savoir si la sélection d’Alou Diarra était une forme d’hommage au football d’en bas ?

Pourquoi tu me demandes ça ? D’après ce que je sais, Alou a connu un début de parcours classique, plus atypique ensuite, essentiellement parce qu’il a connu de nombreux clubs au cours de sa formation…

C’était une question-vanne, rapport à son début de saison pas franchement raccord à son prétendu niveau…

Sauf qu’on l’entend beaucoup moins dire depuis que Marseille fait des résultats… (sourire)

En attendant, vous avez toujours continué à l’appeler malgré ses prestations des trois premiers mois…

Oui, parce que c’est quelqu’un que je connais bien. Je le connais surtout mieux que d’autres. C’est vrai que j’ai eu la chance de le faire venir à Bordeaux et l’avoir dans mon équipe pendant trois ans. Je sais que c’est un garçon sur lequel je peux compter, qui a la tête sur les épaules. Alors oui, il a eu un début de saison difficile. Mais c'était avant de s’apercevoir que son retour en forme s’accompagne de bons résultats pour Marseille. Pour le reste, je pars du principe que lorsque vous accordez la confiance à quelqu’un, ce n’est pas une entame de saison difficile qui doit vous faire changer d’avis sur le joueur et la personne. Pour ça, je reste assez fidèle à ce principe.

Ça veut dire que les qualités humaines sont donc très importantes pour vous ?

C’est même fondamental.

Autant que les performances ?

Non, je n’irai pas jusque-là. Ou alors, à ce moment-là, on fait une équipe de copains, on rigole tous et on ne gagne pas un match ! (rires) Mais l’état d’esprit, le mental, ça rentre en compte et on le voit tout de suite dans un groupe ou sur un terrain. Même parmi des gens que vous ne connaissez pas, vous allez en voir certains prendre les choses en main, parler quand d’autres ne diront pas un mot. Cela fait partie de leur caractère. On y revient : on reste tous différents.  

 

Propos recueillis par Emmanuel Raide et Yazid Khalef  

 

Tous nos remerciements aux équipes du Crédit Agricole pour leur disponibilité, leur attention et leur engagement sincère et sans chichi aux côtés du football amateur.

Dernière modification le Mercredi, 14 Décembre 2011 15:19
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3 Commentaires

  • Lien vers le commentaire Magnum Vendredi, 02 Mars 2012 11:39 Posté par Magnum

    Salut Steph

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  • Lien vers le commentaire Salles de Gym Toulouse Vendredi, 23 Décembre 2011 11:41 Posté par Salles de Gym Toulouse

    Cela fait vraiment plaisir de voir Laurent Blanc parler du monde amateur...
    Cela a vraiment du être enrichissant de discuter avec lui...
    Il m'a l'air d'être ouvert et vraiment accessible non?

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  • Lien vers le commentaire steph 32 Jeudi, 15 Décembre 2011 17:24 Posté par steph 32

    En lisant ce papier, je n'ai pas pu m'empêcher de repenser à nos premiers articles, tout fouillis mais plein de bonne volonté, de l'Ecosse aux Onze Titres, en passant par la D2 roumaine. Et quand je vois le genre de coup que vous arrivez à faire, j'en retire une certaine fierté.
    Interview sympa, venant d'un mec qui a encore la tête sur les épaules, même si les réponses sont quelque peu bateau. Un joli coup les gars, bravo à vous.
    Steph

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