Le fait du jour:
Sûrement le match le plus important du groupe: le vainqueur aillant le droit de finir second derrière l’Espagne et d’aller en quarts de finale. Ce fut un match somme toute sans surprise, alternant de bonnes séquences footballistiques et cinématographiques, les deux équipes étant régulièrement nominées dans la catégorie simulation de blessures. A la mi-temps, on a bien cru que l’Italie avait repris ses standards d’efficacité tout en étant sobre en menant suite à une merveille de coup-franc de Pirlo. Mais la Squadra Azzura a pris la fâcheuse manie de se faire rejoindre en ce mois de juin. Suite à une erreur de marquage sur un énième centre croate, c’est Mandzukic qui trompa Buffon « tout en finesse » avec l’aide du poteau. L’attaquant croate s’accroche toujours à son rêve, qui n’est pas d’être meilleur buteur de l’Euro mais tout simplement de quitter Wolfsburg. Un point qui arrange surtout les transalpins qu’on sent capables de battre l’équipe de rugby de Trappatoni. Pendant ce temps-là, les croates sont invités mardi à une corrida géante.
L’homme du jour : Shay Given
Du haut de ses 36 ans, le brave Shay s’est construit une honorable carrière en Premier League. Le point culminant de sa carrière restera son long passage à Newcastle. Seulement voilà, quand on est irlandais, les participations à un Euro ou à une coupe du monde se comptent comme les frappes des attaquants du TFC pendant toute une saison : sur une main. Tout juste, doit-il se réjouir d’être né du bon côté de la frontière d’avec ses voisins du nord pour quelques hectomètres. Huitièmes de finalistes en 2002 à une époque où le fighting spirit n’était pas une notion désuète, le portier irlandais prend cet Euro comme un jubilé. La preuve, sa piètre performance contre les croates à des années lumières de ses années magpies. Au crépuscule de sa carrière, Given a sans doute vécu le match le plus usant, au milieu d'un chant de tir, sauvant les siens d’une déroute encore plus importante pendant que Casillas inspectait la pelouse à la recherche d'une excuse expliquant aux médias pourquoi la roja n'avait pas inscrit une dizaine de buts.Le bonus du jour : Exclusif, les supporters irlandais sont chinois.
Scandale au pays de la Guinness, le récital que vous avez pu apprécier hier après la défaite de l'Irlande était l'oeuvre d'enfants chinois exploités. La preuve en vidéo de cette révélation exclusive Les3points.com. La barbarie du capitalisme n'a donc aucune limite ?
