Gardien
Pierrick Cros (Sochaux)
(Par Marvin, notre nouveau stagiaire de la crise de novembre) Décidément, à Sochaux, le rap et le foot font bon ménage ! Après avoir confié à KLX le soin de lui composer un hymne, le club doubiste a ni plus ni moins fait appel à une pointure du rap US, j’ai nommé Rick Cros. Lassé des polémiques avec 50 Cent, le rappeur américain a décidé d’abandonner la Floride pour venir en aide à son club de toujours, le FC Sochaux-Montbéliard. Pour le déplacement des Lionceaux en terre lyonnaise, Francis Gillot lui a confié les cages de l’équipe. Un pari en apparence osé. Sauf que Rick Cros a déjà une solide expérience dans le domaine derrière lui. En effet, peu de gens savent qu’avant de côtoyer les plus grands comme Lil Wayne, Kanye West ou Bambi Cruz, Rick Cros a évolué dans les meilleures équipes de foot des universités de Floride, avant d’aller parfaire sa technique au poste de gardien dans les prisons américaines. Pour sa première apparition sur les terrains de Ligue 1, Rick Cros a certes pris deux buts. Mais il a pu faire valoir un bon sens de l'anticipation dans ses sorties aériennes. Reste à savoir maintenant s’il trouvera aussi l’inspiration pour composer à son tour un hymne à la marque au lion comme il a pu le faire pour son autre marque fétiche, Aston Martin.
Défenseurs
Yohan Demont (Lens)
La main de Dieu, un but pour l’éternité. La main de Demont, une ITT de cinq semaines. Il y a peut-être un bout d’éternité là-dedans aussi…
Alaeddine Yahia (Lens)

Sylvain Armand (Paris)
Le 31 octobre pour Sylvain Armand, c’est le dernier jour avant novembre. Autrement dit, le dernier jour avant liquidation et fermeture définitive de la saison. Du coup, on a voulu rendre un dernier hommage à celui qui aura été le grand bonhomme de la défense parisienne pendant ce mois d’octobre. Un type dont le plus gros défaut est la gourmandise. La preuve ?« Chez lui, il y a toujours des friandises à portée de main » comme le révèle son site officiel. Pour nous, son plus grand défaut serait plutôt Jean-Jacques Goldman qui tourne en boucle sur la page d’accueil. Côté goûts, il est question de couleurs puisque Sylvain aime, dans l’ordre, « le bleu, le blanc, le rouge ». Ou bien Sylvain est fan de la trilogie signée Krzysztof Kieślowski ou bien il n’a rien contre un dîner sur l'herbe avec Marine et Jean-Marie. Sinon, parmi les trucs qu’il n’aime vraiment pas, quelque part entre l’hypocrisie, la discrimination et l'injustice, il est question de coton et de papier aluminium. Assurément, la marque des très grands.
Paul Baysse (Brest)
Sous sa coupe de métalleux à la Puyol et derrière sa drôle de barbe duveteuse qui lui donne par moments des airs de George en Brest, on en oublierait que se cache un jeune cadre dynamique d’une défense qui ne prend plus un but. On peut bien nous rappeler toutes les 90 minutes que Steeve Elana tient le record d’invincibilité du moment. S’il en est là, c’est aussi grâce à la ligne de quatre de devant avec, dans le rôle du polyvalent bourré de talent, la pousse Baysse. Qui appelle quelques titres auxquels il sera difficile d’échapper : « Baysse qui monte » (Lequipe.fr), « Baysse-moi ! » (sofoot.com), « Dream in Baysse » (Les Inrockuptibles), « Baysse of the Brest » (Libération), « Mon Baysse sur la ville » (Positif), « Baysse en ville » (GQ), « Ca va bien là, Baysse ? » (Tajine Magazine), « Baysse, de la mobilisation ! » (Valeurs Actuelles), « Pirate Baysse » (Hadopi Magazine), « Baysse m'écœure ! »(Cardio Plus ), « Nous aussi, on Baysse... » (Les3points.com)
Milieux
Delvin Ndinga (Auxerre)
Chacun cherche son Bison. Et à ce petit jeu, les Auxerrois ont pris quelques longueurs d’avance. Surtout depuis qu’à Lyon, Makoun semble s’être fait à son costume d’imposture qu’on lui a collé et que Mbia joue les intermittents de service en défense centrale. Du coup, Ndinga peut en profiter pour se faire un nom en plus d’avoir un prénom qui donne envie de retrouver ses vieilles chemises à carreaux et de monter un groupe qui ne joue qu’en trois accords – The Delvins, yeah ! Depuis qu’il s’amuse à jouer de la roulette au milieu de terrain et à percuter plutôt que de faire une passe latérale à Pedretti, le collectif auxerrois a retrouvé des couleurs. Au point de se remettre à rêver de la qualif’ à laquelle on croit toujours pour les huitièmes de Ligue des Champions.
Julien Féret (Nancy)
Plus qu’un type comme les autres pour les 11-types, Julien Féret est en train de s’imposer comme un joueur-type des 11-types. Pour ça, il faut évoluer dans un des clubs les plus passionnants de L1, de ceux qui a priori s’ennuient avec leur Joga Mochito et leurs maillots suffisamment barrés pour qu’on les retrouve un jour dans la Ligue Magnus. Il faut aussi être monté comme Jérôme Leroy, rappeler quelque chose de Toulalan dans la dépouille qui se vit en Célio et attendre à la façon de Pagis que la trentaine rapplique pour avoir droit à un peu plus qu’un simple succès d’estime dans la chronique de L1. Ne reste alors plus qu’à sortir deux petits récitals modèles, avec défense qu’on élimine et une passe de bout de course bien dosée qui sent le coup d'oeil Carrière, et vous voilà déjà plus très loin du titre de type-top pour 11-types.
Yoann Gourcuff (Lyon)
Une semaine de grève, ça coûte cher chez Les3points.com aussi. Du coup, pour rembourser tous nos fournisseurs, on en est réduit à alimenter la rumeur pour se faire un peu de buzz. Après la rumeur de Gourcuff amoureux du gardien remplaçant d’Evian-Thonon-Gaillard, on vous en livre cinq nouvelles où il est question d'amours interdites et qui devraient vous amener à venir cliquer encore plus nombreux dans le coin – à commencer par nos confrères belges.
Lisandro Lopez serait lui aussi amoureux d’un gardien de but, peut-être pas remplaçant.
Miss France 2010 aimerait beaucoup les gardiens de but, mais en Ligue 2.
Ce n’est pas le whisky qu’aimerait Sidney Govou, mais le coca.
Pierre Ménès aurait écrit sur son blog : « Ce soir, Thierry Henry n’a pas été très bon. »
Alors que des joueurs de l'Equipe de France auraient pris l'habitude d'envoyer des SMS à la femme de l'ancien sélectionneur, Panxi Sirieix lui aurait reçu des SMS de l'actuel sélectionneur : « Je crois que bon je compte sur toi. »
Mario Lička (Brest)
En plus de s’inventer un destin en tête de la Ligue 1, le Stade Brestois a mis au point une invention encore plus improbable : la filière tchèque. Depuis le passage erratique de Marek Heinz chez les Verts, les pointes à 200 km/h de Milan Barros sur les autoroutes de l’Ain ou la pré-retraite de Kohler qui s'étire sur la Côte d’Azur, plus personne n’avait envie de retenter l’aventure de ce côté de l’Est. Jusqu’à ce que le club le plus à l’Ouest s’en aille dénicher deux avatars de Beckham qu’on aurait juré avoir croisé sur les routes du Dauphiné Libéré sous la direction de Roger Legeay. Onze journées plus tard, Lička est un type plus décisif qu’on ne le pensait – au moins plus que Larsen Touré – et Brest se retrouve leader. Pour une fois, Miossec aura deux bonnes raisons de s’en mettre une bonne.
Attaquants
Alexandre Lacazette (Lyon)
Pour ceux qui ne l’auraient pas compris, le problème de Claude Puel ne se situe pas du côté de Jean-Michel Aulas qui, tant bien que mal, a décidé de le maintenir à son poste. Ni côté des supporters qui, depuis mercredi dernier, ont pris des cours de droit du travail, remplaçant leur « Puel démission ! » par un « Licenciement ! Licenciement ! Licenciement ! » Non, le vrai problème du coach lyonnais est à chercher chez ses joueurs. Lorsqu’ils ne sont pas convaincus d’avoir à fournir une prestation d’intensité européenne – que ce soit en Ligue des Champions ou face à une équipe jouant le titre en L1 –, les Lyonnais en arrivent à se faire bouger contre le tout-venant du ventre mou de L1. Du coup, plutôt que de s’en remettre à des titulaires pas capables de faire valoir leur classe contre Arles-Avignon ou Sochaux, Puel s’est dit qu’il valait mieux compter sur la jeunesse so-nique-tout venue de la CFA. Après Gonalons, Grenier et Pied, c’était au tour d’Alexandre Lacazette d'y aller de son bon de sortie de banc. Un peu de Rémy pour les dreads, un peu de Govou pour l’engagement limite brouillon, un peu de Benzema toute première période pour la capacité à éliminer en un geste un adversaire-mais-pas-deux. Et un but décisif, construit tout seul dans son coin, qui sort l’OL de son cauchemar éveillé en L1. Pour cette fois.
Kévin Gameiro (Lorient)
Une certitude concernant le futur Kévin d'Or 2010 ? Le successeur de Kévin Gameiro sera français. Ou belge. En effet, à l’exception de Kévin Mirallas, seuls des joueurs français squattent la liste des huit joueurs nommés que nous vous dévoilons dans les 11 types de cette 11ème journée. L'heureux élu recevra la prestigieuse récompense le 10 janvier prochain. Favori à succession, Gameiro s’est rappelé au bon souvenir du jury du Kévin d’Or le temps d’une prestation particulièrement convaincante samedi soir (un but, une passe décisive), face à cette même équipe d’Arles-Avignon qui avait manqué la semaine dernière de faire exploser l’OL. Un réveil d’autant plus opportun que, dans le même temps, ses deux principaux concurrents n’ont pas joué : Kévin Anin purgeait un match de suspension et Kévin Théopile-Catherine n’a pu profiter de l’exposition d’un déplacement attendu de Rennes au Vélodrome pour cause de report.
La liste complète des nominés au Kévin d'Or : Kévin Olimpa (Girondins de Bordeaux, 22 ans, gardien), Kévin Anin (FC Sochaux-Montbéliard, 24 ans, milieu), Kévin Monnet-Paquet (FC Lorient, 22 ans, attaquant), Kévin Théophile-Catherine (Stade Rennais, 20 ans, défenseur), Kévin Lejeune (FC Tours, 25 ans, milieu), Kévin Mirallas (Olimpiakos Le Pirée, 23 ans, attaquant), Kévin Diaz (FC Metz, 22 ans, milieu), Kévin Malcuit (AS Monaco, 19 ans, attaquant)
Un Kévin d’honneur sera remis au cours de la cérémonie à Kévin Jacqumot (Gap HAFC, 26 ans, milieu) pour l’ensemble de sa carrière.
