Gardien
Stephane Ruffier (Monaco)

D’habitude, la cellule psychologique du Stadium s’occupe des spectateurs "tou-lou-sains !" obligés d’endurer quelques beaux morceaux d’horreur footballistique. En ce dimanche ensoleillé, c’est le gardien de la Principauté qui en avait gros sur la patate. Pendant toute une mi-temps, il a multiplié les arrêts improbables, même contre ses propres coéquipiers, pour finalement retourner dans la quiétude princière avec une grosse déprime. C’est après le deuxième but de Sissokho que le Bayonnais a craqué. Tout d’abord en passant ses nerfs sur Federico Santander, jusque-là en pleine sieste, ce qui ne manqua pas de s’attirer les huées du Stadium. Avant de venir étaler ses états d’âme, toutes larmes ravalées devant les micros. Allez Steph, plus que six mois et c’est la quille !
Défenseurs
Benoît Trémoulinas (Bordeaux)
En début de saison, on avait réservé la place de latéral gauche dans les 11 types de cette saison à Benoît Trémoulinas pour les fois où Arnaud Le Lan et Gaëtan Bong n’auraient pas sorti de passe déc’. Autrement dit pour à peu près trente journées minimum de championnat. Il a fallu pourtant attendre la 22ème pour revoir l'ex-Lizarazu du futur assurer une prestation de calibre international avec montées inspirées et sauvetages à point nommé. A défaut d’envisager une nouvelle sélection en Equipe de France, le retour du Réunionnais peut lui permettre de rêver à nouveau d’un transfert quelque part entre le FC Séville, le Bayern et le Téfécé. En attendant de savoir si son talent est soluble dans le 4-6-0 casanoviste, la performance pourrait avoir valeur de grande nouvelle pour les Girondins dont Trémoulinas est un peu le baromètre ultime. Au point de nous faire dire que cette équipe a encore un avenir cette saison en Ligue 1.
Nemanja Pejčinović (Nice)
Que sont les Yougos devenus ? Ces grands enfants malades qui pouvaient foirer une carrière prometteuse entre Le Havre et Bastia pour le seul plaisir de jouer les solistes esthètes en diable au milieu et en attaque exclusivement. Aujourd’hui, on s’arrache les grands Serbes pour faire pleuvoir des coups durs depuis les défenses. Du coup, Nice-Sochaux, sommet de tension à l’atmosphère étouffante, a fait deux victimes , l’arbitre et le FC Sochaux. Il a surtout sacré un roi, Nemanja Pejčinović, grande gigue défonceuse à percussion, auteur d’un but qui ravive quelques illusions chez les Aiglons.
Stéphane Grichting (Auxerre)
Cette fois plus que les autres, on ne donnait pas cher de l’Helvète perforé de l’urètre face à l’armada offensive lilloise. Et pourtant, une fois de plus, l’homme-tronc est parvenu à arrêter tous les assauts de Gervinho à chaque fois qu’il s’amusait à rejouer la ballade sauvage au milieu de la défense ajaïste. Une performance aussi inexplicable que bluffante.
Matthieu Debuchy (LOSC)
Bacary Sagna ? Lol
Milieux
Bruno Grougi (Brest)
Bruno Carotti, Bruno Martini, Bruno Bellone, Bruno Rodriguez, Bruno Cheyrou, Bruno Metsu, Bruno Baronchelli, Bruno Germain, Bruno N’Gotty… Autant dire qu’à moins de se faire appeler Bryan ou Kévin, Grougi avait toutes les chances de rejoindre lui aussi cette liste aussi incomplète qu'éloquente des Bruno du foot français, sorte de société secrète des grands maudits du monde pro. Coup de chance pour l’homme à tout faire du milieu brestois – encore une passe décisive et un coup-franc de toute beauté -, la malédiction ne semble avoir pour l’instant atteint que son seul système capillaire. A savoir trois dreads posées sur le crâne de Laurent Fabius.
Sissokho (Toulouse)

Ce n’est un secret pour personne, le TFC joue à 10 depuis le transfert de Gignac à Marseille. Depuis, Alain Casanova place un leurre en pointe et l’équipe adverse doit deviner qui peut être dangereux parmi les Violets. Une tactique comme une autre. Après les intérims de Braaten en fin d’été, de Machado au début de l’automne, sans oublier le doublé de Daniel Congré, c’est au tour de Moussa Sissokho de se glisser dans la peau de l’attaquant fictif du Téf'. Un but du gauche, un but du droit, les deux fois en renard des surfaces. Et le doublé de Pantxi Sirieix, c’est pour quand?
Morgan Amalfitano (Lorient)
Samedi soir, Franck Dumas avait un super plan pour faire déjouer l’une des pires équipes à l’extérieur de Ligue 1 : punir Kévin Gameiro en s’occupant tout spécialement de ses deux pourvoyeurs en ballons, Arnold Mvuemba et Morgan Amalfitano. Résultat, il n’a suffit que d’un coup d’épaule du premier sur Nivet, Seube et Hamouma, et de remises en une touche ou d’une passe lobée au second pour prouver ce qu’on savait tous : plutôt que de balancer des punchlines comme autant d’hommages à Jackie Sardou, Franck Dumas ferait mieux de potasser sérieusement les œuvres complètes d’Alain Casanova* s’il compte vraiment épargner une nouvelle descente aux Malherbistes.
*Le 8-1-1 expliqué à ma fille et 365 idées de 4-6-0 bons et pas chers (Editions Olivier Sadran)
Franck Tabanou (Toulouse)
Franck Tabanou ne fait pas partie des plans de Laurent Blanc. Pourquoi ? Nous pensons que beaucoup de personnes se posent la même question. Le jeune joueur toulousain a lui-même envie de jouer en Equipe de France pour faire éclater tout son talent plutôt que de rester le secret bien gardé du président Sadran, chose logique.
Depuis deux matchs, Franck Tabanou est en effet aux portes de l'Equipe de France et on est en train de se priver d'un joueur qui amènerait technique et vivacité au collectif de l'équipe nationale. Il suffit de regarder son match face à l'AS Monaco pour constater combien il apporte aujourd'hui question rapidité et technique.
Pour essayer de faire changer d'avis le sélectionneur de l'Equipe de France de football, rejoignez-nous et faites signer cette pétition à un maximum de personnes !
Merci par avance.
Appel soutenu par (sous confirmation) : Stéphane Hessel, Jean-Marc Thibault, Olivia Ruiz, Nagui, Agnès Soral, Olivier Besancenot, Victor Lanoux, René des Musclés, Manuel Valls, Tatayet, Hermine de Clermont-Tonnerre, Luc Ferry, Ovidie, la Famille Hausmann, Véronique Genest, Alain Badiou, Pascale Clark, Michel Piccoli, Grand Corps Malade, Zaz', André Bercoff, Laure Adler, Yolande Moreau, André Santini, Lorie, Périco Légasse, Mauranne, Cali, Félicia Balanger, Philippe Stark, Loïc Le Meur, Yann Arthus-Bertrand, Josée Dayan, Smaïn, Michel-Edouard Leclerc, Tryo, Bryan Joubert, David Douillet, Matthieu Chedid, Michou, Julien Lepers, Carole Rousseau, Sylvain Bourmeau, Philippe Katerine, Viktor Lazlo.
Attaquants
Emmanuel Rivière (Saint-Etienne)
Un doublé d’attaquant puncher, ça vaut forcément les plus beaux titres de la journée. On a choisi les meilleurs pour vous : « Et au milieu cool est Rivière » (Le Chasseur français) « Toi, Rivière ! » (Ti Punch Magazine) « Le bond de Rivière, quoi ! » (René Château Vidéomag), « Rivière bouge » (Rouge) « Mystique Rivière » (Pèlerin Magazine) « MVP of the day in french Ligue 1 is Brahimi… euh… Rivière » (@jtimberlake sur twitter), « Quand baille Rivière le baby lent » (Sommeil de France), « Rivière sans retouche » (La lettre de la Fondation Margarita Louis-Dreyfus pour la chirurgie esthétique)
André-Pierre Gignac (Marseille)
Et dire qu'on a pu croire un instant qu’il suffisait à Gignac d’habiter un peu plus près de la Commanderie et un peu plus loin surtout des bistrots pour enfin se mettre à marquer. Avant de se demander si son replacement à gauche n'y serait pas pour quelque chose. Cette fois, il faut se rendre à l’évidence, il faut que l’OM se mette à jouer et à gagner comme un bon Téfécé casanoviste pour que le Gitan-le Gitant retrouve sa patate de forain.
