
Gardien
David Ospina (OGC Nice)
D’accord, le dragster offensif lillois n’a toujours pas retrouvé le mojo de la saison dernière. mais cette fois, le gardien niçois a une bonne part dans le nul décroché par ses potes d'Azur au Stadium Nord, le quatrième en autant de journées pour les Nordistes. Ce début de saison confirme que les Aiglons ont appris à voyager. Le jeune Colombien (21 ans), considéré comme un gardien de grand avenir, commence à prendre du galon et rassure sa défense en voie de recomposition. C’est bon Lionel, tu peux la prendre ta retraite maintenant.
Défenseurs
Vincent Muratori (AS Monaco)
Le trident offensif monégasque (Park- Niculae- Mbokani) a fière allure. Mais pour la victoire du club cher à Son Altesse Bébert II contre les tombeurs du Zénith Saint-Petersbourg, on a surtout vu le jeune latéral formé à la Turbie. Intenable sur son côté gauche, il a même réussi à inscrire son nom sur la liste des passeurs décisifs de la journée. Pas mal pour un joueur qui se voit proposer un concurrent au poste à chaque entraîneur en place sur le rocher (Jérémy Berthod dans les valises de Ricardo, Djimi Traoré dans celles de Guy Lacombe).
Jérémy Toulalan & Dejan Lovren (Olympique Lyonnais)

La défaite est souvent collective. Un hommage au duo de Régis qui compose la charnière centrale du septuple champion de France des années 00. Un revers main gauche pour le premier qui offre le penalty synonyme de premier but lorientais. Et 10 millions d’euros de transfert pour le second coupable d'errances à tous les postes de la défense où il a pu être aligné, sans jamais avoir réussi à être convaincant une seule fois. Pendant ce temps-là, Boumsong le matheux vérifie la poussée d’Archimède sur les plages grecques…
Christophe Jallet (Paris Saint-Germain)
Qui aurait cru qu’un arrière latéral passé par Niort deviendrait le baromètre du club de la capitale ? Quand Paris est plus mergitur que fluctuat, c’est généralement que l’ancien Lorientais passe au travers, entraînant dans sa chute une paire de défenseurs centraux un peu chancelante. Finir la mi-temps avec un déficit de trois buts, vaudrait mieux éviter que ça se reproduise pour les artères de Leproux comme pour les poubelles qui pourraient se trouver sur le chemin d’Antoine Kombouaré.
Milieux
Edouard Cissé (Olympique de Marseille)
Tout se passait bien pour les Phocéens en déplacement dans la sinistrose girondine. Un but tôt dans la partie, le doute chez les Marines, l’OM qui lance sa saison pour de bon. Et puis, c’est le drame. Que serait un match de football arbitré par Tony Chapron sans un carton rouge - comme le laisse suggérer le jeu de mot collé aux basques de son patronyme ? Le mauvais œil du Collina du pauvre s’est abattu cette fois sur le milieu récupérateur du Vieux-Port. Réduits à dix pendant une heure, les Marseillais ont fini par plier.
Etienne Capoue (Toulouse FC)
Le bulldozer de la Garonne, joueur le plus cartonné de la Ligue 1 la saison dernière, est le symbole d’un Téfécé correct mais viril. Son but à Nancy a mis en évidence une autre facette : celle d’un milieu de terrain capable de se projeter vers l’avant. Impressionnant dans le registre physique, le frère d’Aurélien le Nantais cultive la schizophrénie footballistique : faucheuse tentaculaire à la récupération, finesse technique en contre-attaque. Moins considéré que son coéquipier Moussa Sissoko en France, son potentiel a tout de même trouvé un écho de l’autre côté des Pyrénées et plus particulièrement en Catalogne où les Socios du Barça l’ont mis en première position d’un sondage ciblant le remplaçant de Yaya Touré. Depuis quand ils 'intéressent au rugby à Barcelone ?
Franck Tabanou (Toulouse FC)
En alignant quatre victoires en autant de matchs, la rédac’ peut se permettre de caler un deuxième toulousain parmi les 11 types. Après un intérim au poste d’arrière gauche, le natif du Val-de-Marne est revenu à ses premières amours au poste d'ailier gauche. Un vrai bonheur... Son déboulé plein centre dans une défense nancéenne résignée lui a permis d'ouvrir son compteur but. Véritable couteau suisse dans le système révolutionnaire d’Alain Casanova, Tabanou a joué à tous les postes qui pourraient se situer à gauche d’une ligne imaginaire coupant le terrain en deux.
Nicolas Maurice-Belay (FC Sochaux-Montbéliard)
A l’image de son équipe capable d’être médiocre les trois-quarts de la saison et de coller trois buts en une mi-temps au PSG, Maurice-Belay est un bon joueur qui manque souvent d’efficacité. Probablement a-t-il eu vent du fonctionnement de la cellule de recrutement du Camp des Loges qui recrute frénétiquement les joueurs qui ont joué le match de leur vie contre les Parisiens. Toujours est-il que l’ancien Monégasque n’a pas manqué l’occasion de faire parler de lui, et en bien. Un but, une passe décisive, un Jallet qui rend hommage à Sammy Traoré : on connaît désormais le nom du remplaçant de Stéphane Sessegnon.
Attaquants
Lynel Kitambala (FC Lorient)
Jean Fernandez s’en mord peut-être déjà les doigts. Abonné à la CFA auxerroise pendant deux ans, puis prêté à Dijon où il a réalisé une excellente saison, le Franco-Congolais a réussi un début en fanfare dans son nouveau club morbihannais. Recruté tardivement pour pallier un probable départ de Gameiro dans les prochaines heures, Kitambala a apporté ce coup de fouet offensif qui manquait aux Merlus pour lancer enfin leur saison.
Dimitri Payet (AS Saint-Etienne)

Quand Dimitri Payet rappelle quel genre de joueur surdoué il peut être, on se dit que l’Equipe de France a quand même de la chance de ne pas être tombée sur la sélection réunionnaise dans son groupe de qualif’ pour l’Euro 2012...
Gardien : Willy Grondin (PSG)
Défense : Jérémy Morel (Lorient) - Eric Assati (SS Excelsior) - Jackson Richardson (Chambéry) - Benoît Trémoulinas (Bordeaux)
Milieu : Laurent Courtois (GF 38) - Fabrice Abriel (OM)
Attaque : Daniel Narcisse (Kiel) - Guillaume Hoareau (PSG) - Florent Simana-Pongolle (Saragosse) - Dimitri Payet (ASSE)
Coach : Manu Payet
