Gardien
Fabien Audard (Lorient)
Alain S. (de Paris), fidèle lecteur de Les3points.com, a tenu à saluer la performance de Fabien Audard, gardien avec qui il a cru déceler un peu plus qu'une seule ressemblance physique... "Quand on a un minimum de logos, on ne peut que saluer la performance du gaulois Fabien Audard, gardien lorientais à l'esprit chevaleresque. En faisant chuter Montpellier, il y avait le risque de passer pour l'idiot utile de l'Empire - le PSG, équipe bâtie à 50% avec les pétrodollars Qatar qui fait le tapin pour la communauté organisée et pour le reste avec les fonds de l'axe talmudo-américano-sioniste de Colony Capital. Il n'en fut rien. Face aux Giroud, Belhanda et Cie, Audard a dit non à la lâcheté, au mensonge et à la soumission contrairement aux bobos lopettes de L1 habituelles. Plus qu'un bon gardien, un vrai homme."
Défenseurs
Stéphane Grichting (Auxerre)
On a eu une larme pour Stéphane Grichting dimanche soir. Ouais, on avait oublié qu'il était capitaine. C'est à la fois une belle histoire humaine, du genre à la Victor Hugo, et une plombante consternation sur l'état d'encadrement du vestiaire - Hengbart, Sorin, si vous n'y êtes pas, où êtes-vous ? En attendant, Grichting continue de trimballer avec le même bonheur son extraordinaire gueule d'acteur belge talentueux et alcoolique. Dix ans qu'il est dans la boutique. A remplir les rayons, sortir les poubelles, passer le balai à 19h30 pétantes dans sa blouse d'apprenti épicier. Un ambitieux lucide qui sait qu'un jour il va reprendre le magasin. Ça a lui pris neuf ans, mais le capitanat est enfin arrivé. D'accord, il est toujours aussi limité en tant que footbaleur. Ne connaît pas la notion de vitesse de course, de sprint, essaie péniblement de défendre debout, au point de donner l'impression de regarder Bambi en train d'apprendre à marcher à chaque fois qu'il se lance dans un contre un. Tout ça sans compter les ulcères d'anxiété qui menacent à chaque fois qu'il s'essaie au duel à l'épaule. Reste que le type a un mental inoxydable. Parce que, on l'aura compris, ce n'est pas avec ses pieds et son jeu de tête qu'il pouvait fédérer ses collègues. A coup sûr, un exemple pour tous les mecs qui partent de rien et n'arrivent à pas grand chose.
Arnaud Le Lan (Lorient)
Une saison de 11 types avec plein de Pastore, Hazard, Belhanda ou Lisandro, mais sans Arnaud Le Lan, c’est un peu comme vouloir revoir Titanic pour ses effets spéciaux en se foutant bien de ce moment crucial où Kate Winslet s'abandonne dans la bagnole et rattrape in extremis le déséquilibre grelottant de son corps transis de jouissance. D’où cette question : pourquoi aime-t-on autant Arnaud Le Lan ? Peut-être parce qu’il faut un certain génie pour défier avec autant de constance l’idée qu’on se fait du talent et réussir pour son retour à sauver les meubles de son équipe le temps d’un centre déjà décisif pour la suite, permettant aux Merlus de passer de la 18ème à la 13ème place du classement. Mais aussi et surtout pour cette attitude, celle du type pas très concerné par la manière dont doit se bâtir aujourd'hui une carrière de joueur professionnel. Du coup, avec ses histoires d'étudiant en STAPS qui fait la tournée des campings bretons pour y disputer des tournois de caps avec ses potes avant d'être rattrapé par Gourcuff père qui le cherche désespérément, ou celles de l’AX K-Way qui passe tous les jours les grilles du centre d’entraînement, des soldes qu’on va faire chez Celio, on se dit qu’il existe au moins un pro qui pratique le foot comme nous on ferait du journalisme foot : en s’en foutant.
Georges Mandjeck (Auxerre)
On était resté sur ce moment d'ultra-violence lors de la dernière journée de championnat. Un genre de performance qui avait valu à Franck Sauzé - pas réputé pour donner dans la sensiblerie - de pousser les mêmes cris d'effroi que ceux qu'on entend à chaque fois que Djibril Cissé se plie un tibia. A sa manière, Mandjeck nous avait gratifié du numéro des jambes qui partent dans tous les sens. Et plutôt que les siennes, ce sont les chevilles qui en furent les premières victimes. Du coup, dimanche soir, le duel avec Momo Sissoko au milieu du terrain promettait de virer au carnage. Le Parisien étant suspendu, les Auxerrois, fair-play, ont décidé de remettre les hostilités à une date ultérieure en envoyant le Camerounais sur le côté droit de leur défense lorsqu'il fallut remplacer Dudka. Un poste où, contre toute attente, l'ancien Rennais s’est même révélé. Ce qui pourrait fort ressembler à un espoir d'une sortie de crise d'adolescence...
Sébastien Puygrenier (Nancy)
Un temps endormi, le XI au Chardon confirme match après match qu'il peut exister un rival sérieux au 4-6-0 toulousain. En effet, depuis plus d’un mois, les joueurs de Jean Fernandez prennent un malin plaisir à empiler les points sans que leurs attaquants ne parviennent à planter le moindre but. Preuve s'il en fallait que, plus que jamais, la révolution casanoviste est en marche.
Milieux
Blaise Matuidi (Paris Saint-Germain)
Dans la léthargie parisienne de dimanche soir, Matuidi n'a eu aucun mal à sortir du lot. A côté de Ménez, pourtant très remuant contre l'OM, on aurait cru que Blaise Matuidi s'était fait des intraveineuses à base de Redbull. Courant partout, ratissant tous les ballons et soignant ses relances - fait suffisamment inhabituel pour le souligner -, le titulaire d'un soir a rendu une copie parfaite. Sissoko devant son écran se demande encore comment le sosie officiel de Don Cheadle parvient à terminer les matchs sans être averti. C'est vrai aussi que quand on a Doudou Cissé dans sa zone, pas besoin non plus de mettre la semelle pour prendre un ballon...
Thomas Kahlenberg (Evian TG)
En revoyant Kahlenberg envoyer le jeu depuis le milieu avec la classe de ses années ajaïstes, une idée est venue nous frapper : et si la Ligue 1 était le meilleur championnat du monde pour jouer à Foot Manager version vintage, au moins pour les années 1999-2005 ? La preuve en 11 types : Landreau (LOSC) – Zébina (SB29) – Armand (PSG) –Bréchet (Sochaux) – Daf (SB29) – Poulsen (ETG) – Kahlenberg (ETG) – Kapo (AJA) – Le Tallec (AJA) – Aliadière (Lorient) – Frau (Caen). Pas terrible pour voir au-delà de la 10ème place cette saison. Mais une équipe d’All Stars assurément taillée pour disputer après coup la domination de l’OL sur la première moitié des années 2000…
Rio Mavuba (Lille)
A ceux qui se demandaient comment le LOSC ferait sans les envolées barrées de Gervinho, le sens du but de Sow et le capital sympathie d'Adil Rami, Rio Mavuba a apporté un début de réponse : tout faire en même temps l'espace d'une percée tiganesque qui amène le premier but des Dogues. De quoi le replacer enfin dans la course à la liste des 23 ? Manque quand même un détail : ce qui doit être le plus beau de ses quatre buts inscrits en professionel depuis 2003 n'est pas un but de Mavuba. Mais un contre-son-camp qui offre à Poulard une place dans la postérité. Chienne de vie, tiens...
Attaquants
Kévin Bérigaud (Evian TG)
Un petit pas de danse au milieu de la défense valenciennoise et un but dans la foulée auront suffi à Kévin Bérigaud pour se faire une place dans la liste des nominés au désormais très convoité Kévin d’Or-les3points.com 2012. En effet, contre toute attente, Kévin Gameiro n’est plus le seul candidat à sa propre succession. Au point de voir les sondages s’affoler et les courbes s’inverser à quelques mois de l’attribution du trophée. On rappelle le principe, la rédaction de les3points.com demande à tous les Kévin du foot de voter pour un des leurs sélectionnés par nos soins. Cette année, nous avons décidé pour la première fois d’ouvrir la compétition à des Kévin hors du monde francophone. De quoi densifier davantage la compétition et entrevoir de belles joutes à distance entre tous vos Kévin préférés. Verdict le 3 juin, jour de la Saint Kévin.
La liste des nominés pour le Kévin d’Or-les3points.com 2012 : Kévin Anin (OGC Nice, 25 ans, milieu), Kévin Bérigaud (Evian TG, 23 ans, attaquant), Kevin-Prince Boateng (AC Milan, 25 ans, milieu), Kévin Constant (Genoa, 24 ans, milieu), Kévin Gameiro (Paris Saint-Germain, 24 ans, attaquant), Kévin Mirallas (Olympiakos Le Pirée, 24 ans, attaquant), Kévin Monnet-Paquet (FC Lorient, 23 ans, attaquant), Kévin Théophile-Catherine (Stade Rennais, 21 ans, défenseur).
Omar Kossoko (Auxerre)

Max-Alain Gradel (Saint-Etienne)

