Gardien
Hugo Lloris (Lyon)
Le sosie de Francis Heaulmes est l’exception qui confirme la règle, celle qui veut qu’un excellent gardien rende sa défense plus sereine. A moins que les défenseurs lyonnais veuillent tester les limites de ce théorème. Le départ en colonie d'équipe de France arrive à point nommé.
Défenseurs
Cesar Azpilicueta (Marseille)
Quand le meilleur défenseur de votre équipe est un type qui revient à peine d’une grave blessure, il y a de quoi se poser des questions. A se demander si ses touches longues, si peu académiques, ne sont pas le seul renfort offensif du mercato marseillais.
Paulao (Saint-Etienne)
La routine chez les Verts : un défenseur central expulsé à chaque déplacement. Après Mignot à Marseille, c’est la nouvelle recrue brésilienne qui a donné cette fois dans la sortie anticipée. A ce rythme, c’est plus seulement en attaque qu’il faudra recruter dans le Forez...
Jonathan Zebina (Brest)
En signant sous le crachin brestois, on pensait que l’ancien pensionnaire de Serie A allait se rouiller définitivement. Mais pour sa première apparition en Ligue 1 depuis treize ans, celui qui compte autant de sélections que Jurietti - ce qui vous classe un homme - n’a visiblement pas laissé ses qualités de l'autre côté des Alpes. Miossec peut se remettre à boire tranquille.
Cheikh M’Bengué (Toulouse)
Il revenait de blessure. On va dire que ça s’est vu. D’habitude plutôt vif dans son couloir, le néo-Sénégalais courait aussi vite qu’un Gignac de retour de cure. Pas celle de Merano. Plutôt celle que pratiquait Dédé du côté de Castelnaudary pendant le Festival du cassoulet. S’il commence à donner raison à Casanova qui reconvertit tous ses ailiers en latéraux, les spectateurs du TFC n'ont pas fini d'attendre avec impatience le début de la Coupe du Monde de rugby. Double peine, comme on dit dans le milieu...
Milieux
Mathieu Valbuena (Marseille)
Une séance chez le psy ne sera pas du luxe pour le lutin marseillais aux caleçons à motifs aussi psychédéliques qu'une descente d'acide chez Syd Barrett. Marquer un doublé chez le champion de France en titre et se faire remplacer dans la foulée par une caravane sur la route du retour des vacances (Gignac), pas de doute, l'amour-propre auquel carburent bien des joueurs doit en prendre un coup.
Alain Traoré (Auxerre)
Et deux buts de plus pour le couteau suisse bourguignon, repositionné cette fois-ci en meneur de jeu. Bourgoin a envoyé un fax à Leonardo pour lui annoncer que le prix de l’international burkinabé, c'est Pastore et un supplément de dix millions, now !
Steed Malbranque (Saint-Etienne)
Décidément, la vie à Sochaux doit ressembler à celle d’un bidonville africain. Après Maïga qui souhaite quitter cet enfer, c’est Malbranque qui nous fait une déprime juste avant un déplacement à Peugeotland. Pourtant, il n'était question que d'y rester 24 heures. A moins que la dépression de l'ancien Lyonnais soit plus profonde et tienne à son passage délicat de la ferveur de la Premier League aux joutes ignorées de la Ligue 1.
Javier Pastore (Paris Saint-Germain)
Quatrième journée. Le Pastorethon continue. L'Argentin a monté son capital à passes décisives à trois. On en est donc à 14 millions la passe décisive. Il y a encore de la marge pour rejoindre Sammaritano au classement, recruté pour zéro par Ajaccio et qui tourne à deux buts. Bref, à moins qu'El Flaco ne tourne à 72 buts pour 118 passes décisives d'ici fin décembre, il est hors de question de nous pâmer devant ses prestations. Même avec ses pseudos-contrôles du dos. Preuve que nous ne sommes pas non plus complètement bornés...
Attaquants
Park Chu-young (LOSC ?)
Vendredi, Park Chu-young a quitté Monaco sous le soleil. Quelques heures plus tard, le voilà qui s'installe dans l'Etap' Hôtel de Ronchin. Sous la pluie. Ouais, comme dans Bienvenue chez les cht'is ! Même pour un Coréen élevé à la dure, qui a peut-être même mangé du rat dans ses rouleaux de printemps, ça le fait pas. Déjà que ce président à la dégaine de DRH sorti d'un séminaire de la COGIP qui insiste depuis de semaines pour qu'il signe à Lille, il trouvait ça louche. Alors, quand il voit ce chien en bronze à l'entrée du Domaine de Luchin, il finit par se dire "그런데 젠장, 어디 여기있는 거죠* ?" Et puis d'un seul coup, l'idée de génie : relancer Wenger en se faisant passer pour le Park de Manchester United. Le vieux n'y verra que du feu. Après tout, comme l'a si bien dit Thierry Roland, les Coréens se ressemblent tous. Et par chance, les deux partagent le même deuxième et troisième prénom. Park n'a plus qu'à sauter par la fenêtre, quitte à se péter une jambe, mais au moins, il échappe au pire. Petit conseil à la cellule recrutement du LOSC, la prochaine fois que vous visez un joueur, n'oubliez pas la seringue hypodermique et des fenêtres avec des barreaux.
*"Mais merde, je suis où là ?", traduction assurée par nos soins
Lisandro Lopez (Lyon)
Son sens du but, son implication défensive, sa contribution à la construction des phases offensives, sa science tactique, sa motivation sans limite : de toute évidence, Lisandro ressemble à l'attaquant idéal. Jusqu’à tout ruiner à force d’empiler toute la malchance du monde, en touchant plus souvent les poteaux que les filets. En se blessant surtout. Jamais trop gravement pour envisager un remplacement de haut standing à long terme, mais suffisamment longtemps pour compromettre une bonne dynamique de l'OL à chaque fois. Et si la Licha-dépendance était la vraie limite au retour des Lyonnais en mode domination ?
Note à l'attention de nos lecteurs
Suite à mouvement de grève de notre graphiste fan du LOSC en réponse à l'affaire Park, les 11 types de la 4ème journée ont failli ne pas sortir cette semaine ou sinon sous la forme d'une palette réalisée sous Paint par Kevin notre stagaire. Merci à Moussa Sow de lui avoir remonté le moral en express.
