Gardien
Damien Gregorini (Nancy) - On l'imaginait jouer les gardiens anonymes quelque part entre L2 et National. En fait, c’est pire que ça : Damien Gregorini est la doublure de Genaro Bracigliano à Nancy. Autant dire qu'il n'avait d'autre choix que de profiter de sa seule titularisation de la saison pour sortir de cette spirale infernale. C'est chose faite avec ce pénalty qui donne la victoire à l'ASNL. Mais au fait, qui est vraiment Damien Gregorini ? Un écorché vif si l'on s'en rapporte aux informations que nous livre le blog damien-gregorini.sky’ : « Ce qui le révolte le plus, c'est la famine en Afrique, les guerres et les gens qui n'ont pas de toit. Si Damien n'était pas devenu footballeur professionnel, il aurait aimé être pâtissier et pratiquer de la Formule 1 en tant que professionnel. La personne qu'il admire le plus est l'Abbé Pierre pour ce qu'il réalise pour les plus démunis. D'après lui, son plus gros défaut est d'être trop gentil... » C’est sûr, c'est pas Bracigliano qui aurait pu dire des trucs pareils...
Défenseurs
Adrian Gunino (Toulouse) - (Par Kévin, notre stagiaire de l’été) Le 23 mai 2009, tout le monde pense assister au dernier match en Ligue 1 de Gunino. Ce soir-là, il se retire en inscrivant son 100ème but sous le maillot lyonnais, avant que tout le stade Gerland ne reprenne le Chant de Guni : « Gunino, lalalalalala ! » Quelques jours plus tard, il signe avec le club d'Al Gharrafa Doha au Qatar où il prévoit de terminer sa carrière. Mais, c’était mal connaître Gunino, compétiteur de tous les instants. En novembre 2009, face aux caméras d’OL TV, les larmes aux yeux, il fait part de son envie de revenir jouer à Lyon. La réponse que lui envoie Jean-Michel Aulas ne lui laisse aucun espoir : « Dans la tête de Gunino, le haut niveau a de telles exigences qu’il serait difficile pour lui de retrouver l’élite. » En juin dernier, il est approché par les recruteurs toulousains qui sentent la bonne affaire. Après le départ d’Ebondo pour Saint-Etienne, Alain Casanova lui propose de prendre le poste d’arrière droit. Guni relève le challenge et réussit pour sa première apparition au Stadium une prestation de qualité, avec des montées engagées qui apportent un vrai plus dans le 8-1-1 toulousain. En attendant de le revoir faire des étincelles sur coups de pied arrêtés...
Renato Civelli (Nice) - Mi-temps de Nice-VA, Civelli et Baldé prennent un carton jaune dans les vestiaires pour une embrouille qui ne vole pas plus haut que trois insultes. Une affaire qui en serait restée là si le défenseur niçois n’avait décidé de monter au créneau après coup : « L'arbitre de la rencontre a cru à un commencement de bagarre dans le couloir. Mais je n'ai absolument rien fait. Les images le démontreront. Il y a des caméras partout maintenant. J'espère que le club s'appuiera sur ces vidéos pour plaider l'annulation de ce carton jaune. » Il ne serait pas en train de réclamer l’instauration de l’arbitrage-vidéo rien que pour sa pomme, Renato ?
Mapou Yanga-Mbiwa (Montpellier) - D’accord, les Girondins ne sont certainement pas au mieux avec leur attaque. En attendant, Yanga-Mbiwa est aussi un sacré défenseur. Un type capable de rappeler le jeune Thuram pour sa polyvalence et sa sérénité, l’Abidal des années lyonnaises par sa vitesse de course, l’éternel Sagna pour ses choix capillaires douteux. La preuve par trois que le Montpelliérain pourrait bien incarner l’avenir de l'Equipe de France côté défense.
Gaël Germany (Arles-Avignon) - Le foot est un jeu qui se joue à onze contre onze et normalement, à la fin, c’est toujours Trémoulinas qui finit latéral gauche dans les 11 types. Sauf quand on tient un joueur comme Germany qui présente dès la première journée toutes les qualités requises pour y figurer. Soit un nom rigolo qui lui ouvre déjà en grand les portes de la Bundesliga et ce qu’il faut de génie pour être capable de transformer un centre en passe décisive pour Franck Dja Djédjé.
Milieux
Benoît Pedretti (AJ Auxerre) - Ce ne sont pas 23 joueurs que Laurent Blanc a décidé de punir pour le match contre la Norvège, mais bien 24. Il faut en effet rajouter Benoît Pedretti qui a dû commettre une erreur aussi peu avouable qu’une mutinerie sud-africaine pour être maintenu de la sorte à l’écart de la sélection. D'autant qu'en plus de jouer les régulateurs du milieu de terrain, le capitaine ajaïste a remplacé au pied-levé Daniel Niculae dans le rôle du passeur préféré de Jelen. A défaut de permettre au Polonais d’échapper d’entrée de championnat à un destin tragique façon Elmander-Gignac, Ben a maintenu son équipe la tête au-dessus de l’eau, à lui seul ou presque, avec but et une passe décisive.
Stéphane Sessegnon (Paris Saint-Germain) - « Stéphane nous doit une revanche par rapport à la saison dernière » a martelé Antoine Kombouaré. Pas de problème pour le milieu parisien qui a signé le plus beau but de la soirée avec un ciseaux-triple loots piqué suivi d’un double axel d'un genre plutôt spectaculaire. Du coup, il tient sa revanche et ne doit déjà plus rien au PSG. Si Kombouaré s'en tient à ce qu'il a exigé de son joueur, on devrait pouvoir affirmer que Sessegnon a gagné le droit samedi soir de signer son contrat avec plein de zéros dedans en Premier League...
Julien Féret (Nancy) - Quand en fin de saison dernière, Pablo Correa a promis qu’il monterait cette année son équipe autour de Julien Féret, on doit avouer qu’on a souri. Imaginer une bande de hockeyeurs lâcher les patins et les moufles pour se mettre au service d’un joueur aussi classieux que l’ancien Rémois, faut avouer que ça a quelque chose de surréaliste. Un match d’ouverture plus tard, on peut remballer les sourires narquois. Grâce à cette promesse que Correa a bien voulu respecter, il se pourrait bien que la Ligue 1 tienne enfin un esthète estimé à sa juste valeur par son coach… Premier effet de la jurisprudence Pagis ?
Attaquants
Daniel Braaten (Toulouse) - Deux saisons, c'est ce qu'il a fallu à l'autobus norvégien pour enfin décrocher son premier Oscar Midi Olympique récompensant l'homme du match à Toulouse. Une longue attente pour ce trois-quart aile au physique hors-norme (1,96 m, 125 kg), grand artisan de la victoire des siens face au Stade Brestois. A la 36ème minute d'abord, où il vient conclure une belle percée de Gignac parti à hauteur des vingt-deux. Puis en toute fin de match, lorsqu'il obtient une pénalité transformée par Machado.Une entame prometteuse qui ne doit toutefois pas faire oublier à Braaten la nécessité d'être plus régulier dans ses performances et d'améliorer son jeu au pied...
Youssef El-Arabi (Caen) - Du dribble à revendre et un joli show sur le second but de son équipe (petit pont-passe-tête-but). Pas de doute, après Feghouli (2008-2009) et Aït-Fana (2009-2010), Youssef El-Arabi se pose d'entrée comme un sérieux prétendant au titre de Ben Arfa (R.I.P) du futur 2010-2011.
Mamadou Samassa (Olympique de Marseille) - Le PSG, champion d’été de la première journée de Ligue 1. Mamadou Samassa, meilleur buteur marseillais de la saison en cours. C’est officiel, Didier Deschamps est retombé en dépression hier soir : « Il y a une ambiance qui est un peu pesante et qui n’est pas propice à la performance (...) Ce n’est pas facile, j’imagine bien ce que ressentent les joueurs. (…) A l’heure actuelle, avoir des ambitions ça demande des moyens et les moyens au jour d’aujourd’hui ils ne sont pas là. »
