L1 - Les 3 flops de la saison des Girondins

Écrit par Olivier Moreau
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Avec le recul, le titre de champion de France en 2009 aura été la pire chose qui pouvait arriver aux Girondins. Augmentation générale, prolongation des contrats et tournée du patron. Avec une masse salariale plombée et un actionnaire qui a besoin de liquidités pour financer "Les Cht'is à Ibiza", les derniers mercatos de Bordeaux se sont révélés aussi réussis qu'une soirée tartes avec Bertrand Cantat. A commencer par le dernier en date. Heureusement, il reste quelques similis cadres invendables pour perpétuer l'esprit ouinneurs des Girondins 2008-2009.

 


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Nicolas Maurice-Belay

Au moins les tongs, ça annonce la couleur...

Les raisons d'un flop

Francis Gillot aurait pu tenter lors de son arrivée en Gironde de rapatrier Martin, Boudebouz ou encore Kévin Anin. Enfin pour ça, il aurait fallu que De Tavernost ouvre des bourses, bien serrées depuis quelques temps. Evidemment, réaliser un mercato à zéro euro, c'est un défi de taille. Maurice-Belay étant le seul joueur en fin de contrat à Sochaux, c'est lui qui débarque sur le côté droit de l'attaque girondine. Au fait, c'est qui Maurice-Belay ? Pour faire simple, une sorte de Jean-Eudes Maurice a qui on aurait laissé sa chance en Ligue 1. Un peu trop longtemps.

Le naufrage de sa saison

Difficile de parler de naufrage pour un joueur qui n'aurait jamais appris à nager. Monsieur 4/10 aligne les prestations médiocres, voire passables. De temps en temps, un but du genou, une passe décisive les yeux rivés sur le ballon. La concurrence étant tellement féroce, il  réussira toutefois à aligner au final ses 30 matchs à la fin de la saison.

Que va-t-il devenir ?

Bordeaux étant un club plutôt sympathique, Maurice-Belay sera prolongé et augmenté. Une reconversion au club en tant que recruteur lui sera même proposé. Ainsi, plein de mini Jean-Eudes Maurice-Belay pourront gambader au Haillan. Comme le disait Richard Bohringer : "Putain, c'est beau le foot, la nuit..."

 

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Michaël Ciani

Les raisons d'un flop

Il y a tout juste deux ans, Ciani était un des tous meilleurs défenseurs centraux de Ligue 1. A l'image de son équipe, il survolait l'entame du championnat et était appelé, à juste titre, en équipe de France. Et depuis ? Disons qu'une belle augmentation de salaire a eu raison de ses performances, le ramenant à un niveau de jeu sammytraoresque. Aussi rassurant dans ses interventions défensives que Ribéry qui s'embarque dans une conjugaison au subjonctif, il ne doit ses titularisations qu'à l'absence de concurrence à son poste. On sait d'expérience que ce genre d'imposture n'est pas non plus éternelle.

Le naufrage de sa saison

Décembre 2011, Bordeaux est 15ème de L1, avec la 18ème défense. Gillot pète un énième boulon dans Sud Ouest. Le duo déprime Ciani-Planus est renvoyé en CFA refaire ses gammes et c'est la doublette Savic-Henrique qui est titularisée pour la suite. Copie parfaite du Golgoth brésilien et du classieux serbe. Ciani ne décolle plus du banc.

Que va-t-il devenir ?

Voulant se relancer dans un championnat à sa mesure, Ciani est libéré de sa dernière année de contrat par le président Triaud et part s'engager à Bolton. Dès la première journée de championnat, il sort sa spéciale : contrôle approximatif, but contre son camp et interview dans l'Equipe du Dimanche où il rappelle à Laurent Blanc qu'il se sent "prêt comme jamais pour l'équipe de France".

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Yoan Gouffran

Les raisons d'un flop

Gouffran c'est un peu le Evra de l'équipe de France, mais à Bordeaux. Trois ans qu'il est sous contrat avec les Girondins et pas un seul match digne de son talent à ce jour. Comme Jean-Louis Triaud est une bonne pâte, il lui a offert une prolongation de contrat jusqu'en 2013. Faut dire ce qui y est, c'est cool Bordeaux : on y palpe pas mal, le pinard est pas dégueu et les dirigeants laissent tout leur temps aux joueurs pour trouver leur place sur le terrain ou en tribune. Alors, attaquant ? Milieu ? A vrai dire, on ne sait toujours pas. Ce qu'on a fini par comprendre en revanche, c'est à quel point le garçon était finalement taillé pour la Ligue 2.

Le naufrage de sa saison

Pris de malaise au cours d'un palpitant 0-0, Gouffran est transporté aux urgences. Le verdict tombe. Yoan est déclaré inapte à la pratique du football. Enfin sur une pelouse "normale". Les supporters girondins sabrent le gros rouge.

Que va-t-il devenir ?

En raison de son allergie chronique à la fraîche, Gouffran est transféré à Lorient où il peut goûter aux joies du synthétique. Là, miracle de la science, il réapprend à jouer au foot. Et bien en plus ! Seule contrainte, on ne le voit évoluer qu'à l'occasion des matchs à domicile et lors du désormais mythique synthético face à l'AS Nancy Lorraine, à Marcel-Picot. Comme son syndrôme des pieds carrés le reprend à chaque rencontre sur pelouse naturelle... Du coup, il peut alors embrasser cette carrière de génie totalement underground, incapable de ravir un autre public que celui du Moustoir à la manière d'un Bergkamp du pauvre qui, en plus de ne pouvoir prendre l'avion, aurait eu une trouille folle des trajets en bagnole.

Dernière modification le Lundi, 12 Septembre 2011 09:00

2 Commentaires

  • Lien vers le commentaire maurice belay Lundi, 23 Avril 2012 17:24 Posté par maurice belay

    c pa mael maurice belay lui c un noob

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  • Lien vers le commentaire Maël Lundi, 12 Septembre 2011 12:33 Posté par Maël

    Salut

    J'ai eu l'honneur de voir Bordeaux à Lorient au mois d'Août. C'est franchement pas terrible...

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