
Pour sa deuxième saison depuis la remontée – statistiquement la plus compliquée à gérer –, Lens arborera un des pires maillots de son histoire, pourtant très riche dans ce domaine. Un oubli évident dans notre Top 10 maillots des maillots dégueulasses , un non sens esthétique qui a déjà effrayé tous les mordus de Jour de Foot dès le deuxième match de la saison. Qu'importe, ce ne sera rien comparé à l'agression que va ressentir l'ingé-son imprudent qui viendra à Bollaert sans son filtre anti-vuvuzela.
Côté sportif – parce que, oui, c'est quand même important, hein… –, pas de changements dans l'effectif un poil poussif de la saison dernière. Gervais Martel a renouvelé sa confiance à Jean-Guy Wallemme, secondé – et c'est de là que viendra la seule raison de s'intéresser à Lens cette saison – par… Mon Dieu ! Jacques Santini ! Oui, Jacquot les longs tuyaux qui quitte sa place de consultant Canal pour devenir numéro deux d'un coach sans aucun palmarès. C'est de loin l'info mercato la plus renversante de l'été.
Autant dire qu’à partir d’octobre-novembre, on pourra se laisser aller à quelques coups de déprimes en regrettant ces longs samedis après-midis où, même à coup de cafés-red-bull trile doses, on finissait par s’endormir devant les analyses de Santini à la mi-temps de Hull City-Everton. A ce sujet, on est très inquiets pour Jean-Charles Sabatier qui a dû subir ça en vrai pendant toute une saison. Au point de disparaître de la grille Canal à la rentrée, y compris pour les rediffs de NHL. Des rumeurs laissent même entendre qu’il passerait le plus clair de son temps dans une clinique de repos, quelque part en Forêt Noire.
Du coup, si personne ne doute du talent de l'effectif lensois pour éviter la relégation sèche, on sera curieux de savoir comment Jacques Santini, une fois numéro un – car personne n'est dupe, Wallemme sera viré avant la fin de l'été – va faire passer son message. Car des entraîneurs qui n’ont pas fait leurs classes à la Gaillette, il n’y en a pas eu beaucoup à Lens (Courbis, Roux, Papin), mais ils ont eu des problèmes... (Un gros big up à Chevallier et Nicolas Laspales)
Point fort, point faible – Le public
C'est un cliché, mais que serait le RC Lens sans son public ? Vu le niveau de jeu pratiqué depuis au moins cinq ans, on aurait tendance à dire au même niveau que Nantes et Strasbourg, c'est-à-dire au fond du fond. En plus des trompettes et de la fanfare de Noeux-les-Mines, il y a la magie des "Corons", le "You'll never walk alone" local, repris par le seul kop latéral de France et Louisette, son kapo . Un stade toujours plein malgré la crise, un poil moins joyeux qu'à ses plus belles années, mais toujours présent pour laisser encore une place à la spécialité locale : la grosse pression des quinze dernières minutes. Ca ne veut peut-être rien dire pour vous, mais ça représente quand même beaucoup. Du moins, ce qu’il faut de matchs nuls pour sauver une saison in extremis.
Evidemment, comme son cousin stéphanois, le RC Lens connaît depuis quelques années une radicalisation de son public. Ceux qui étaient enfants lorsque Mikael Debève et Eric Sikora ont ramené le titre de champion à deux mois de la Coupe du Monde 98 sont aujourd’hui des adultes plus exigeants et plus méchants qu'en ce temps béni où tout le monde louait le « public le plus sympa de tous les championnats francophones. » Aujourd’hui, on se met à siffler beaucoup plus tôt dans la saison, on fait grève en tribunes. On commence même à lancer des trucs et à insulter des joueurs. Déjà que c'est pas marrant de venir jouer et habiter dans le bassin minier. Si en plus c’est pour se faire insulter...
Le(s) type(s) à suivre – Pollet et Maoulida
On l'avait désigné comme un des 11 types de la 2ème journée, David Pollet est apparu le temps d'un but à Arles-Avignon comme la réincarnation de Tony Vairelles. Mirage ou vrai phénomène paranormal, on suivra le jeune Belge avec attention pour savoir, si oui ou non, on en tenait une sévère lors du Jour de Foot du 14 août dernier.
Enfin, on scrutera comme chaque année toutes les bandelettes-SMS de Maoulida. Même s'il part une nouvelle fois remplaçant, Touafilou finira comme d'habitude meilleur buteur de son club avec seulement dix entrées en jeu.
Le point prono – 16ème
En progrès grâce aux causeries de Jacques « The Great Hypnotysor » Santini à la mi-temps. Ou pas...
L’équipe-presque-type
Runje - Hermach, Yahia, Chelle, Ramos - Kovacevic, Roudet, Demont - Eduardo, Monnet-Paquet, Jemaa
Crédits photos: Lensois.com
