1. Un bilan (presque) parfait.
100 buts marqués toutes compétitions confondues. Meilleure attaque de L1 (72 buts). Plus grosse différence de buts. Plus grande série de victoires consécutives. Meilleure équipe à domicile. Pas de doute, le bilan offensif du Losc est irréprochable. Et pourtant, la bande à Garcia ne finit malgré ça qu'à la quatrième place du championnat, compliquant au passage considérablement ses chances de garder intact son bel effectif. La première réponse est bien entendu à chercher du côté d'une défense qu'on a vu en souffrance en tout début de saison.
On ne rappellera pas l'intersaison chaotique qu'a connue la capitale des Flandres. On se contentera juste de constater que si à l'époque l'armada offensive n'avait pas encore réglé la mire, c'est Butelle et sa défense qui ont pris littéralement l'eau. Plus tard, avec le retour étonnant de Landreau, la situation ne s'arrangea qu'aux trois quart. S'il y a eu pas mal de "blank sheet", il faut aussi rappeler cette défaite à Sochaux, celles face à Auxerre, les trois buts encaissés face à un OL à la dérive et le calvaire de Rami face à Fernando Torres.
La raison ? Un simple déficit numérique dans le secteur qui a dû contraindre, par exemple, Béria, incroyable toute cette saison, à être aligné sur tous les postes de la défense. On ne parle pas de Debuchy contraint de donner son corps aux Dogues pour jouer presque les 55 matchs en intégralité histoire, surtout, de compenser la faiblesse d'Emerson à gauche, les cartons rouges du joker Ricardo Costa, et les hauts et les bas d'un Rami ayant légèrement pris le melon.
Un chantier assez important s'annonce donc dans ce domaine défensif. Déjà annoncé pour 2009 par nombre d'observateurs, il n'a jamais été mis en pratique. Faut-il voir là la principale faiblesse du management Garcia ? Peut-être... D'autant que ce chantier, à entendre Michel Seydoux, risque de saigner le club le plus stable du championnat derrière l’Olympique Lyonnais : "À la différence de beaucoup d’autres clubs, nous avons un projet palpable et un rendez-vous avec notre futur stade. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas prétendre vouloir être attrayants en 2012-2013 pour notre entrée dans le Grand Stade Lille Métropole sans un certain nombre d’investissements. Le LOSC doit maintenant pouvoir se montrer attractif sportivement chaque saison." Reste maintenant à savoir si un mercato ambitieux est compatible avec l'Europa League...
2. Quel mercato 2010 ?
- Côté départs, on repart avec les mêmes qu'en 2009. A savoir : Cabaye, en demande d'un nouvel horizon depuis trop de temps, Rami qui ne veut pas manquer Marseille une seconde fois et Obraniak, n'importe où tant qu'il n'y pas un Hazard qui le barre. On citera aussi Bob Vittek, pas sûr du tout de vouloir un retour de prêt - même si ca attriste certains fans -, Fauvergue-la-mascotte dont on ne souhaite pas, hélas, le retour. Butelle est définitivement barré comme numéro 1 et on entend ici et là que Pierre Alain Frau, malgré son excellente saison, serait sur le départ. En grande partie, ces transferts semblent acquis ou presque. Ce qui veut dire que la cellule recrutement est déjà à la recherche d'un milieu relayeur, d'un défenseur central et d'un buteur - poste à pourvoir chaque saison.
Reste l'énigme Hazard que la presse belge a annoncé comme la priorité du Barça avec une offre à hauteur de 30 millions d'euros. Refusée dans la foulée. De son côté, le prodige belge ne s'est exprimé que pour envoyer un léger fuck à Jean-Michel Aulas, pour le plus grand plaisir de ses fans. Reste une porte à moitié ouverte par Seydoux qui a fixé son prix à 40 millions d'euros non négociables... Même s'il se murmure avec de plus en plus d'insistance qu'une offre à 30 millions accompagnée d'une année de prêt au LOSC ferait réfléchir le service compta à Luchin.... Affaire à suivre et ongles qui se rongent.
- Côté arrivées, c'est quasiment fait pour Moussa Sow. Son profil d'attaquant puissant et ultra-résistant aux tacles le place comme un remplacant idéal pour Gervinho et Hazard. Une sorte de Larsen Touré ou Aubameyang, mais en doué. Ou un Obraniak moins technique et plus bourrin. Ca ira bien comme ça. Et après ? Il y a les habituelles rumeurs qu'on peut toujours lister, histoire de se marrer.
Ca commence fort, avec Gignac. Le plus drôle dans l'histoire, c'est que l'info est signée Luis Attaque. On a entendu parler d'Elmander également, info qui concerne environ dix clubs de L1 depuis au moins trois ans. Plus quelques freaks comme on les aime, de Sessegnon (Lol) pour le moins dégueulasse à Samba Sow (Lens...) en passant par Koscielny (comme tous les clubs de L1).
On oublie pas les pistes vaguement activées la saison passée à la même période et qui pourraient bénéficier d'un retour de flamme. Les nomminés sont Morel (mais impossible suite à la 38ème journée), Fanchone (il n'y plus que ceux qui n'ont jamais vu un match sur MaChaîneSport pour s'y interesser encore...), une improbable brochette Pedretti-Ziani-N'gog (pour le fun). Manque plus que les traditionnels serpents de mer Savidan ou Julio Baptista et on aura été complet.
Pour cette fois, on évitera d'évoquer un éventuel licenciement de Rudi Garcia. On a beau savoir depuis l'année dernière que le club lillois a fait un pas décisif dans la "n'imp' attitude", comme s'il voulait rattraper en accéléré l'OM et le PSG, la répétition du mélosc-drame de l'été dernier paraît trop absurde pour devenir réalité.
3. Les conseils à Jean-Luc Buisine
Comme d'habitude, on ne peut s'empêcher de donner trois conseils à la cellule recrutement du LOSC pour remplacer respectivement Pierre-Alain Frau, Yohan Cabaye et Adil Rami, en plus de garnir à nouveau un secteur défensif qu'on sent en chantier.
Kévin Gameiro
Oh, on sait qu'il est convoité par les autres club du Big Six de la L1, à commencer par Marseille. On sait aussi qu'il n'y a quasiment aucune chance, mais on ne veut pas oublier non plus qu'il fut à deux doigts de signer au LOSC avant de choisir Lorient. La preuve avec cette vidéo mythique. On sait surtout qu'il n'y a aucun joueur en France ressemblant autant à Frau tout en étant bien meilleur. Les pleins pouvoirs à Buisine, Deschamps qui refuse de se séparer de Morientes et Kévin sera au Losc.
Matthieu Coutadeur
Le profil du parfait remplaçant pour Cabaye. Au Mans, il était bon défensivement, inspiré dans ses passes, en plus d'être prometteur dans ses frappes de loin et ses coups de pied arrêtés. A Monaco, il a été clairement bridé par Moustache Lacombe et sûrement déboussolé par le stupre et la luxure qui règnent en maîtres à Monte-Carle. Pourtant, quelque chose nous dit qu'il peut retrouver sa courbe de progression en retrouvant Rudi Garcia - son ex-mentor - et en accédant pour la première fois à la propriété dans un F4 à Marcq-en-Baroeul.
Un défenseur central venu de l'Est
Il est temps pour Buisine de prendre exemple sur Auxerre et de réactiver la filière de l'Est. Le LOSC est en manque de gars sont à la fois disciplinés et crève-la-dalle. Suffit à certains d'avoir de la viande à chaque repas pour devenir des cadors du championnat. L'atout principal de ce marché pour le LOSC, c'est cette concurrence presque inexistante. Après une saison où Rami a clairement passé plus de temps à pimper qu'à défendre efficacement, il serait bon de revenir à la formule qui a permis de faire d'Adil l'un des meilleurs techniciens de surface du championnat : un Smic, un toit sur la tête et un CDD de plus de trois mois.
Les autres pistes Lone Lille Planet
Le Danemark (Ah ... Friis Hansen !), la Serbie (un nouveau Acimovic), la Belgique (what else ?), la Suède (Ah... Kenneth Anderson !), la Côte d'Ivoire (Ah ... Dagui Bakari !) et la Bulgarie (Ah ... Vladmir Manchev !). Oubliez le dernier paragraphe...
Bonus
Deux vidéos cultes datées de 2008 du regretté Canette Anderson au sujet de la non-moins mythique cellule de recrutement du LOSC. The Romanian Deal...
... et Le Carnet Tchèque
