
Les raisons de la réussite valenciennoise sont d'abord à chercher du côté du coach, Phillippe Montanier, jeune puceau de la L1 mais avec un palmarès impressionnant de trois montées en trois ans avec Boulogne-sur-Mer. Du coaching d’ancien gardien qui n’a besoin que d’une relance et de trois touches de balle pour faire but. Un style forcément plus offensif que celui de son prédécesseur qui a fini par exploser aux yeux des fanas de Jour de Foot le temps d'une dizaine de matchs à l'automne 2009. Moment précis de la saison où Pujol, Samassa et Audel deviennent les terreurs du championnat, chez les prétendants au titre surtout, enfilant les contres supersoniques et les highligths comme on en voit en NBA.
Cette ligne d’attaque qui avait pourtant fait sourire lors de sa présentation d’avant-saison a donc fini par faire taire pas mal de monde. Oui, Samassa pouvait être un excellent finisseur. Oui, Pujol pouvait être un artiste. Oui, Ben Kalfallah, un numéro 10 de rêve. Si l'on rajoute à ça une défense costaude qui sait monter et marquer (Ducourtioux, Bisevac, Bong) et une expérience en Ligue 1 qui finit par se faire sentir au bout de quatre ans, on ne voit pas comment VA pourrait rejoindre Boulogne-Sur Mer en L2 et faire baisser à un niveau plus décent le nombre de clubs nordistes dans l'élite.
Pour peu que l'effectif reste identique ou presque jusqu’au 30 août prochain et que Montanier fasse comme tous les coachs rookies, à savoir améliorer ses stats la seconde année, on n’est pas loin d’annoncer que Valenciennes devrait même grapiller quelques places au milieu du classement et viser pourquoi pas les play-offs. Et cela avec toujours autant de blank sheets pour les leaders du moment à Nungesser.
Point fort, point faible - Le transfert de Samassa
Pour les supporters valenciennois, on imagine ce que ça a pu faire d'avoir un joueur prêté par l'OM. Du jour au lendemain, il a fallu enterrer Glassman, Bernès and Co. dans le jardin des mauvais souvenirs et se dire qu'un Marseillais qui venait se relancer dans le Nord, même après avoir été renvoyé sur le banc par Brandao, ça pouvait être une bonne affaire. Et effectivement, Mamadou a retrouvé sa dignité de buteur à Nungesser. Sauf que la plupart du temps, Samassa est resté Samassa, foutant en l’air des tonnes d’occasion. Pas grave, VA s'en procurait assez dans un match pour que ça ne se voit trop. Retourné à l'OM, Samassa plante pour le match d'ouverture. Et semble de nouveau poussé vers la porte, par Luis Fabiano cette fois, ce qui est déjà un peu plus glorieux. Du coup, on parle de son retour à VA...
Ce serait bien d'ailleurs que Marseille se décide vite pour son fameux "grand attaquant". Parce que c'est bien beau tout ça, ça occupe Courbis pendant des heures, mais dans le Nord on s'en fout parce qu'on capte pas RMC. Avec la vente d'Audel et avec un Samassa entre deux eaux à cause de MESSIEURS les Marseillais, c'est toute une attaque qu'il faut encore redessiner. Mon Dieu... Un mercato bloqué à cause de Mamoudou Samassa, c'est là qu'on se dit qu'un seul être vous manque et qu'il s'appellera toujours Steve Savidan. Avec la crise, on voit d'ailleurs mal ce que pourrait bien recruter VA à part un Luigi Pieroni-bis à -60%. Alors, Mamadou, reviendra ou reviendra pas ? Et si, comme LeBron James, le trade de Samassa conditionnait à lui tout seul le marché des transferts en L1 ?
Le type à suivre - David Sommeil
Non, on déconne… Juste pour dire qu'il est toujours annoncé dans l'effectif sur le site web du club. Allez, un retour gagnant et y aurait bataille pour la plus belle histoire lacrymale avec Charlie Davies à Sochaux.
Le point prono - Autour de la 12ème place
Mine de rien, Valenciennes est maintenant bien implanté dans le ventre mou de l'élite et rien n'indique que ça changera cette année. Pour viser plus haut, le troisième club du Nord devra s'appuyer sur d'autres arguments que le jeu, avec dans l'ombre deux membres du gouvernement : Jean-Louis Borloo (aka le "Berlusconi" local) et Valérie Lietard. Ca a déjà commencé avec l'inauguration du centre de formation en 2009, avant que Nungesser II - dont le chantier était bloqué depuis un an - ne sorte de terre en 2011. Mais depuis que le président Decourrière a pris la tête des rebelles contre le côté obscur de la répartition des droits télé, VAFC s'est fait un ennemi de taille en la personne de l'Empereur himself : Jean-Michel Aulas. Suicidaire ?
L'équipe-presque- type
On remettrait presque l’équipe-type de 2009-2010 si Audel ne s’était pas cassé à Stuttgart viser l'Equipe de France (sic)… Quelqu’un lui a dit pour Matthieu Delpierre ?
Penneteau – Ducourtioux, Bisevac, Rafael, Bong – Gomis, Cohade, Khadir – Danic, Pujol, Ben Kalfallah
