L1 - Top 10 des déceptions du début de saison
Après avoir attendu tout un été que la L1 reprenne enfin, après avoir vécu au rythme des mises à jour de Footmercato, après avoir rêvé en secret du retour au sommet d'un joueur ou à la descente infernale d'un club, la Ligue 1 a déjà livré son premier verdict. Qui tient en une liste, celle des dix premières déceptions de l'année. En attendant, bien entendu, celle des dix satisfactions à venir.
L1 - OL, that's the way it is...
Trois ans que Lyon ne gagne plus. Trois longues années sans trophées. Trois longues saisons où Jean-Michel Aulas a vu toute sa stratégie d’entreprise remise en cause. Tandis que Paris trouvait son oncle d’Amérique, il devenait donc urgent de resserrer les liens familiaux et de refaire de l’OL ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : une affaire de famille, de gars qui savent ce que signifie être né et vivre entre Rhône et Saône, dans ce Sud qui ne chante pas son nom , dans ce midi moins le quart qui pointe toujours en retard...
Phrase du jour 26/11/2010 - Sid extra !
"Govou est tout sauf un alcoolique. C'est un bon vivant comme moi je le suis. Au niveau du foot, c'est un type extra (...). Si tout le monde pouvait être pro comme lui, ce serait bien."
Phrase du jour 20/11/2010 - La tirade du Sid
"Vous croyez que je bois de l’alcool tout seul chez moi dès que j’ai une minute ? Non ! Je suis comme je suis, excessif de temps en temps, mais toujours présent sur le terrain."
Vincent Duluc (L’Equipe) – « Ecrire devient moins important dans la presse sportive »
Le clairon résonne une nouvelle fois. Signal pour la foule rassemblée au terme d’une journée de grève qu’elle peut s’en aller remuer le passé avec Lioubov, Trofimov et tous les autres autour de leur Cerisaie. Au dernier coup de clairon, alors que les derniers spectateurs pressent le pas pour assister à la représentation, Vincent Duluc nous rejoint à l’étage du Théâtre de l’Odéon : « Je suis en retard… On dirait un joueur ! » Derrière lui, ne reste que deux statues, Corneille à gauche et Racine à droite. Une dizaine de jours avant d’honorer un autre haut-lieu du théâtre, à Avignon, le temps d’une scène de clash avec Jean-Michel Aulas, on lui a donné rendez-vous là, un peu par hasard et pas mécontents de cette improvisation de dernière minute, pour parler d’histoires d’écriture et du style qui va avec, une des idées à l’origine de la série d’entretien Foot Critics : « Le style, je suis mal placé pour en parler. D’ailleurs, quand on se met à vous en parler, ça vous fait vieillir d’un coup ! » Il en sera pourtant question au cours des deux heures qui suivront. Que ce soit dans les pages d’un journal à qui il arrive d’alimenter la critique acide – la nôtre parmi tant d’autres – ou dans la presse régionale, là où ses tout premiers papiers furent troussés. A l’ombre aussi d’un club, l’OL, dont il a accompagné l’irrésistible ascension, et de certains de ses acteurs qu’il a ensuite suivis jusqu’en Equipe de France. Deux heures à faire défiler sur scène une bonne partie de l’histoire du foot français de ces vingt dernières années, c’est bien ce qu’il fallait pour qu’on comprenne pourquoi « les journalistes doivent traiter aujourd’hui le foot comme des critiques de théâtre. »
