Douze ans que le foot est devenu une affaire sérieuse en France. Et presque autant de temps que les Cahiers du football le tournent en dérision. Cette présence ancienne, qui dure en dépit des sales coups (fin du magazine, procès perdu contre Balbir en appel, fragilité économique…), confère aux Cahiers une place à part dans le paysage médiatique. Celle d’une expérience qui a ouvert la voie à toute une flopée de sites qui ont pu reprendre leur ton décalé pour parler foot comme ils l’entendaient. Un espace critique sans concession à l’égard de la presse sportive en général. Une aventure éditoriale qui s’est aussi retrouvée en première ligne avec So Foot pour incarner dans les médias plus traditionnels cette façon alternative de traiter le foot en France. Un rôle à jouer parmi ceux qu’on a repéré comme les Foot Critics, ces chroniqueurs d’un nouveau genre, parfois en marge, qui se sont mis à écrire comme personne sur le foot. Fin juillet, lorsque le rendez-vous est pris avec Jérôme Latta, membre fondateur et rédacteur en chef des Cahiers, on sait qu’il sera aussi question de l’air du temps, de cette ambiance fin du monde qui accompagne l’après-Knysna. Après le café-clopes qu’on prend plaisir à faire durer au-delà de la bonne heure d’échanges, mauvaise nouvelle : douze ans après l’An 0 du foot français, rien n’aurait vraiment changé. Les frustrations de lecteurs de presse sportive qui animaient les Cahiers à leur fondation sont plus que jamais présentes. Bonne nouvelle : tout reste à faire.

Publié dans Foot Critics
Dimanche, 06 Juin 2010 10:30

Les Bleus - Pourquoi faut-il y croire ?

La vindicte populaire contre notre garant suprême du Joga Cradito vire depuis quelques temps à la naumachie. L'exégète de la médiocrité réussit même à noyer dans la haine, l'amour propre des plus profonds patriotes. C'est vrai que la raison peut s'écarter rapidement quand le sentiment d'être humilié nous envahit - comprenons les spectateurs mais ne les cautionnons pas.  Ce n'est certes pas toujours évident de rester calme lorsqu'on voit des plots, grassement payés, essayer péniblement de se mouvoir sur le gazon... C'est vrai. Mais doit-on brûler sa maison alors qu'elle n'est pas encore terminée ? Même si le promoteur véreux se dort la farfale aux Maldives, tout n'est pas perdu... Les3points tente de remobiliser la France. Nous non plus on n'y croit pas, mais on aimerait que... Enfin, suffisait juste de trouver les cinq bonnes raisons pour se remettre à y croire. 

Publié dans Equipe de France
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