CM 2014 - Eliminatoires Amsud (1ère journée)
Alors que l’Europe s’intéresse mollement à la fin des éliminatoires pour le prochain Euro, devinant sans doute déjà la future défaite des nouveaux romantiques allemands face aux insupportables Espagnols, la zone Amsud prépare déjà la Coupe du Monde de 2014. Rien que ça. Un tableau de qualifications sans le Brésil donc, mais avec seize matches minimums à jouer, pour une compétition à laquelle toute l’Amérique du Sud rêve de participer, quarante-six ans après la dernière visite de la Coupe Jules Rimet dans cette chouette partie du monde.
Coupe du monde 2010 (1/2 finale) – Uruguay, surprise Celeste
Main de Dieu ou pas, les Uruguayens vont devoir jouer pour la première fois depuis le début du tournoi dans la cour des grands. Autant dire qu'après le passage in extremis de l'autre côté des quarts face au Ghana, on ne donne plus cher de la peau des Uruguayens. A moins de déjouer tous les pronostics et de confirmer la dernière théorie en cours concernant l'issue de cette Coupe du Monde qui leur est complètement favorable. Explication en trois points.
Le bilan de Uruguay - France en quelques lignes...
Les3points reviennent brièvement sur la rencontre tant attendue : Uruguay - France. Chez nous, pas de compte rendu. Juste quelques observations générales sur un match relativement terne au niveau du jeu et pauvre en occasion. Et comme la France n'a pas réussie à muscler son jeu, nous ne voyons pas pourquoi nous musclerions nos articles... C'est du perdant-perdant tout simplement.
Coupe du Monde 2010 - Le guide du groupe A
Le groupe A, c’est sans doute le groupe qu'on attend tous. D'abord, parce que c'est la poule de l’Afrique du Sud, le pays hôte qui va jouer à onze + l'esprit de Mandela + 50 000 vuvuzelas. Parce que l’Uruguay a une sacrée gueule de surprise et une attaque de malades. Parce que le Mexique finira bien un jour par passer le cap des huitièmes. En résumé, un groupe plein de jeunesse, d’ambition et d’équipes affamées. Et, accessoirement, c'est aussi le groupe de l’équipe à Raymond. Ce qui veut dire qu'on va bien se marrer…
Coupe du Monde 1930 - A travers les océans avec les Bleus
Tout au long de sa route vers l’Afrique du Sud, le public français accompagne à distance l’équipe de France, de Tignes au Pezula Hotel, en passant par Lens, Sousse ou la Réunion. Un véritable road trip, rendu possible par la qualité et la rapidité de nos moyens de transports actuels, à des années lumières des premières expéditions nécessaires à une participation à la Coupe du Monde. Une occasion inédite de prendre place aux côtés des Bleus d’une autre époque, embarqués en direction de l’Uruguay, il y a de cela 80 ans.
Après des années d’intenses tractations, la Coupe du Monde voit le jour. Jusqu’ici, seuls les Jeux Olympiques permettent aux équipes nationales de s’illustrer. Une compétition dans laquelle les Uruguayens étalent toute leur classe, avec deux titres en 1924 et 1928. Pour la FIFA, il est donc tout naturel de se tourner vers Montevideo et ses provinces afin d’accueillir la première édition d’un évènement appelé à compter dans le futur. Et ce sont donc treize nations qui convergent vers ce petit pays, coincé entre le Brésil et l’Argentine, qui se joignent bien évidement à l’évènement. Tout comme le Chili, la Bolivie, le Pérou, le Paraguay, le Mexique et les Etats-Unis. Le continent américain présentant un contingent d’importance, il est difficile d’imaginer comment la victoire pourrait lui échapper. D’autant plus que seules quatre nations européennes font le déplacement : la Belgique, la Yougoslavie, la Roumanie et la France, embarqués, au sens propre comme au figuré, dans une véritable expédition.
Cap sur l’Amérique.
A l’époque, les liaisons aériennes entre l’Europe et l’Amérique du Sud n’en sont qu’à leurs balbutiements. La voie maritime s’impose donc à l’ensemble des délégations européennes. Un choix forcé qui impose un trajet extrêmement long, puisque le voyage durera environ quinze jours ! De quoi renforcer les liens entre chacun des éléments des équipes nationales. Pour les Yougoslaves, la traversée s’effectuera en solo, à bord du Florida, avec un embarquement effectué le 19 juin 1930, depuis Marseille. Pour les autres équipes, il s’agira de prendre place sur le Conte Verde. Un superbe paquebot de la Blue Star Line, aux mensurations impressionnantes : 170 mètres de long, 22 mètres de large, avec toutes les commodités pour que la traversée soit la plus agréable possible. Il ne fait aucun doute que ce voyage sera gravé au fond de chacun des joueurs français, belges, roumains et autres accompagnateurs.
Parmi les accompagnateurs de luxe, on retrouve notamment un certain Jules Rimet, alors président de la FIFA. Parmi ses bagages, on découvre un certain trophée, flambant neuf, qui deviendra au fil du temps l’un des objets les plus convoités du monde sportif. D’autres personnalités de l’époque, comme Marthe Nespoules, soprano à l’Opéra de Paris ou Fédor Chaliapine, chanteur d’opéra russe, se mêlent aux délégations. Tout comme de nombreux journalistes, envoyés pour couvrir ce tout nouvel évènement. Pour les français, le voyage commence le 21 juin. Le Conte Verde, en provenance de Gênes, avec à son bord l’équipe roumaine, accompagnée du roi Carol, mouille l’ancre à Villefranche sur Mer. Puis une dernière escale est réalisée à Barcelone le lendemain, afin de récupérer l’équipe belge, et voici tout ce petit monde en route vers l’Uruguay, pour un long voyage…
Tous sur le pont !
Bien entendu, à bord, pas question de négliger la préparation. La Coupe du Monde attendant les européens, il s’agit d’abord de se dégourdir les jambes, mais aussi d’affiner sa préparation physique. Bien entendu, il s’agit de faire preuve d’inventivité et de malice, car un paquebot n’a rien d’un terrain de jeu idéal pour des footballeurs. Qu’à cela ne tienne : la piscine est occupée, avec des activités physiques telles que le water polo, de la gym traditionnelle est pratiquée, ainsi que du sauté de chaise à pieds joints, ou de la marche sur les mains… Tous les moyens sont bons pour s’entretenir. Bien entendu, les moments de détentes sont légions, avec siestes sur le pont, écoute des bonnes histoires de « Monsieur Raphael », alias Panosetti, le masseur de l’équipe, chansons des vedettes de l’époque, Maurice Chevalier ou Charles Trénet. Le pont se voit ainsi rebaptisé Montmartre, histoire de ne pas couper le lien avec le pays…
Après onze jours de mer, une première escale est prévue à Rio. Il s’agit ici d’embarquer une nouvelle formation, et non la moindre, puisqu’il s’agit du Brésil. Les Auriverde prennent la place des français, sous les vivas des supporters, qui en profitent pour chambrer les français, en leur montrant ostensiblement leurs dix doigts. Comme le nombre de buts qu’ils iront chercher au fond de leurs propres filets... Pour les européens, autant profiter un minimum du pays. Les plus téméraires en profitent pour aller découvrir le stade du Fluminense et ses 81 projecteurs, de faire des provisions de bananes et d’ananas, ainsi que découvrir la saveur et la force du café brésilien. Une dernière et courte étape à Santos est réalisée, avant l’arrivée à Montevideo.
Accueillis par une foule nombreuse et chaleureuse, les européens sont touchés par l’hospitalité de leurs hôtes. Mais il s’agit maintenant de rentrer de plein pied dans la compétition. Pour les Français, le Mexique se présente comme le premier adversaire. Alex Thépot, Marcel Langillier, Lucien Laurent et leurs amis sont prêts. Prêts à hisser l’étendard de la Mère Patrie, après quinze jours de mer…
